26/04/2011
Taiwo, Taiwo,Taiwo, ferme ta….répondit l’écho !
Un peu de triste histoire pour ceux qui ne suivent pas les rebonds du ballon rond.
A l’issue de la rencontre de la coupe de la ligue entre l’O.M et Montpellier - dont le président Mr Nicollin brille par sa légendaire vulgarité - Taye Taiwo, joueur du club Olympien a sans doute cru bon montrer, après la victoire de son équipe sur le terrain de jeu, qu’il était capable de l’emporter sur celui du langage ordurier.
Il s’est alors saisi du micro pour entonner, avec certains supporters marseillais "(...) Les Marseillais montent à Paris pour enc... le PSG !"
Nous pouvons sans peine imaginer que ce genre de déclaration, pour médiocre qu’elle soit, fait partie du lot quotidien de nombre de vestiaires et de bancs de supporters, sans que d’ailleurs, certains éducateurs, que je préfère nommer « entraineurs », ne s’émeuvent de cette vulgarité. Le terme d’entraîneur, du reste, illustre bien l’état d’esprit de ceux qui excellent à faire de leurs joueurs des « gagneuses » bien plus lucratives que les meilleures marcheuses de nos bois parisiens.
"Il n'avait pas l'intention de blesser des gens, surtout pas lui. Quand vous le connaissez... C'était un contexte, c'est une manière de chambrer les deux clubs. Lui, c'est vraiment le contraire de quelqu'un de méchant. Et ses excuses sont vraiment sincères." Didier Deschamps
« Je m'excuse auprès de tous les Parisiens et de tous ceux que mes paroles ont pu choquer. J'ai beaucoup de respect pour les Parisiens. J'étais content, on venait de gagner la Coupe, les supporters chantaient et je me suis mis à chanter avec eux. L'ambiance après la victoire, c'était comme au Vélodrome, les supporters étaient très contents et j'ai chanté avec eux » Taiwo
Passé ce constat et ces excuses, il n’est pas inutile de se préoccuper des suites à donner à cette déclamation publique afin qu’elle ne tombe pas dans les « annales » de faits divers oubliés*.
Le problème qui se pose à nous, en cet instant précis, est bien de trouver la sanction en rapport avec l’infraction et je ne peux m’empêcher de me remémorer les mots des uns et des autres sur la nécessaire exemplarité des élites, qu’elles soient footballistiques ou autres.
C’est alors que me reviennent à l’esprit les déclarations, plus vulgaires encore, de certains de nos élus et de nos ministres dont les propos, certes moins fleuris, n’en a pas moins eu, une odeur au moins aussi fécale... Ce qu’en réalité je vous invite à considérer, c’est l’état général qui caractérise une société qui banalise à loisirs les propos les plus inadmissibles.
Quand la xénophobie devient une simple « façon de parler » des personnalités les plus en vues de notre Nation, et ce dans tous ses domaines d’activités, quand ses travers les plus condamnables s’affichent en vertus, il est urgent de réagir avant que l’irréparable ne se produise.
Le bien vivre ensemble est un édifice qui ne peut se concevoir sans fondations et sans piliers et le respect de nos semblables est sans nul doute, à l’égard de cette construction humaine, sa pierre angulaire.
Ce respect que, comme la tolérance, tous prônent sans jamais se l’appliquer, est tombé dans l’escarcelle des superstitions (au sens strict de ce qui se survit à soit même) autrement dit de ce dont on ne conserve que l’enveloppe ou l’image.
Cette faconde à tuer l’esprit au profit de la lettre fait de « l’exemplarité » exigée par tous même plus une intention, mais un alibi. Il suffit à certains de prononcer le mot pour qu’ils s’illusionnent de sa vie.
Le vivant ne nait pas dans les bouches mais dans les cœurs et son expression, pour silencieuse qu’elle soit, n’en organise pas moins le monde.
Taye Tawio est un excellent baromètre des états d’esprits des clubs modernes, un excellent reflet, devrais-je dire, de la société moderne en général où l’on considère « l’autre » comme une menace dont il faut se défaire par tous les moyens, la sodomie étant pour notre rhéteur le plus approprié.
Plus sérieusement, la sanction quelle qu’elle soit, qui ramènerait notre « pointeur » à une réalité plus douloureuse encore que les affres de sa sodomie, ne résoudra pas les causes de sa déviance et sans une volonté de faire de l’éducation, la base de nos sociétés, il est probable que les dérapages incontrôlés de cette nature provoqueront de plus en plus d’accidents de langages, d’attitudes et plus grave encore, de pensées.
Mr Deschamps, qui comme votre homologue madrilène semblez privilégier le but sur le moyen de l’obtenir, je vous invite à réfléchir an sens de l’objectif que vous prétendez vouloir atteindre. Le But est ce qu’il y a de plus noble quand il demeure l’aboutissement d’une quête au service d’une cause plus grande que ceux qui la servent, en revanche quand ce but se limite à une estrade destinée à élever la seule dimension de notre ego, il porte le nom d’illusion, de corruption, de chute.
Le football est un des derniers jardins d’Eden que les plus malins tentent de polluer par l’avidité et la cupidité. Nos terrains se « synthétiquent » comme la pensée de leurs corrupteurs et si nous n’y prenons garde, ils finiront par nous faire oublier jusqu’aux senteurs paradisiaques de la pelouse et la couleur originelle du gazon éternel.
Taiwo,Taiwo,Taiwo… Ouvre ton cœur, répondit l’écho !
*La LFP a ouvert une enquête et transmettra le dossier au Conseil National de l'Ethique qui pourrait priver le Nigérian d'un, voire plusieurs matches de Ligue 1
20:27 Publié dans Après la coupe du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : taiwo, taye, deschamps, om, psg, insultes, vulgarité, football, matches, sanction, écho, marseillais, parisiens |
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23/04/2011
Barça... Le nouveau monde !
Le football est un langage universel dont l’expression symbolique offre, à qui prend la peine de s’y arrêter, les clés de lecture d’une époque.L’antagonisme originel Caïn/Abel a pris le nom de Real/Barça... Comparaison n’est pas raison, s’empresseront de rétorquer nos philosophes. J’oserais en retour les inviter à s’affranchir des barrières de ce dogme pour qu’ils se libèrent des limites de sa prison et, à l’instar du poète, je leur dirai que le cœur a ses raisons que la Raison ignore…
Il n’est pas inutile de se pencher d’un peu plus près sur la représentation de nos deux équipes et, au-delà, sur ce qu’elles véhiculent et cristallisent :
Le Real Madrid, loin d’être le collectif qu’il a été, se réduit de nos jours à un état d’esprit et une mentalité incarnés par deux hommes qui, d’une certaine manière, n’en font qu’un: Mourinho José-Fiorentino Pérez.
Cette entité bicéphale n’a d’autre objectif que le Pouvoir pour assouvir l’insatiable appétit d’un ego atrophié. Dominer, dominer, dominer… Les moyens importent peu, pourvu que le tableau du score affiche, à l’issue des rencontres, un but de plus que celui que l’on considère toujours comme « l’adversaire ».
Cette volonté farouche d’éliminer celui que l’on pourrait nous préférer est aussi vieille que le monde et si les noms changent, les fonctions restent. De nos jours, le Real est au Barça ce que Caïn fut à Abel et ce qu’ils représentent est immuable : le couple des contraires.
Depuis 2006 et le fameux coup de boule de Zinedine face à un Materrazzi très Mourinhesque, le trophée porté par l’équipe Italienne était entaché du péché. La révolte de l’ange, bien que vécue comme un drame, demeurait plus noble que la victoire du démon. La coupe levée par la Squadra Azzura, loin de contenir le breuvage d’immortalité que confère le Saint Graal, s’était remplie de la bile de Judas.
J’entend déjà les voix qui s’élèvent, en défenseurs des petits scribes calculateurs, clones des Mourinho/Pérez ou Materrazzi, pour nous expliquer que l'objectif du foot étant d’inscrire un but de plus que son « adversaire », la fin justifie les moyens, voire tous les moyens y compris les moins nobles et c’est bien de cela d’ailleurs dont il s’agit, c’est bien de cela que je souhaite vous entretenir.
Cette vision agonale d’un monde avide transpire de tous les pores des joueurs madrilènes. Non que leurs natures les inclinent à ce penchant Mourinhesque mais les salaires, que leur statut de « pom pom boys du Président » impose, fait d’eux des pantins gladiateurs au service d’empereurs du vide.
Le monde depuis toujours oscille selon les époques entre Caïn et Abel, entre Real et Barça et ce qui importe ici n’est pas tant les noms, que les fonctions respectives incarnées par ces entités au gré des époques et des cycles de leur manifestation.
Notre époque est indiscutablement Real, violente, cupide, avide, arrogante, provocante, polémique…
Pourtant, depuis le dernier mundial, la face Barça sort de l’ombre.
Pepe Guardiola, l’anti Murinho, et son équipe pointent le nez du nouveau monde, celui de l’élégance, de la noblesse, de la Victoire au V majuscule ; Non pas celle que l’on pense obtenir sur l’autre pour la gloire éphémère d’une domination sans partage, mais celle que l’on obtient sur soi, grâce à la résistance de l’autre. Cette victoire là se bâtit sans haine, elle se conquiert grâce à l’amour de l’autre et de ce que sa résistance nous offre à dépasser et à découvrir de nous mêmes.
Loin des chimères du pouvoir, la Victoire du monde Barça est une catharsis, une transmutation des contraires en complémentaires. Le monde Barça est un sacrifice permanent, celui de notre ego sur l’autel de la grâce pour que s’unissent, par l’opposition, les deux parties d’un même corps, les deux faces d’un unique ballon éternel.
La récurrence des classicos devrait nous interpeller. Bien au-delà des scores et des déchainements qu’ils vont entrainer, bien au-delà des ambitions Mourinho/Pérez, des polémiques de tous les chroniqueurs qui refont les matchs sans pour autant rien y comprendre, des arrière-pensées politiques, économiques, au-delà des personnes qui vont s’affronter par le jeu de balles qu’ils voudraient parfois plus perforantes que bondissantes, je pense au Nouveau Monde que notre époque porte en son sein.
Un monde qui, par les cris sourds de sa passion, de ses cataclysmes et de ses révoltes, annonce la venue d’une époque de lumière, une époque Barça où le jeu reprend la main sur l’enjeu pour dissiper les hurlements de la bête qui vocifère le long des bancs de touches, aux accents d’un Mourinho, dernier sursaut d’un monde Real qui sent confusément venir sa fin…
01:33 Publié dans Après la coupe du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : coupe, monde, barça, real, madrid, barcelone, caien, abel, pérez, nouveau, football |
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06/10/2010
Danone Nations Cup... C'est fini !!!
Voilà, c'est fini !!!! Nous quittons l'Afrique du Sud, ses couleurs et ses musiques, ses éclats de rire et ses rythmes de vie...
La Danone Nations Cup 2009/2010 est terminée...
Il fut difficile de vous tenir informés comme prévu jour après jour... Internet est capricieux sur "La terre Mère" mais qu'à cela ne tienne, nous voici rentrés avec des milliers d'images, d'émotions, de souvenirs, d'espoirs et de rêves...
Le 2ème jour de la DNC, se sont déroulés les rencontres, pays après pays, sur 8 terrains : 4 pour la DNC 2009 et 4 pour la DNC 2010... Une ambiance d'engagement, de respect et bien sûr de victoires et de résultats.
Il ne s'agit pas d'oublier que pour les Terrains de la Paix, partenaire de cet évènement mondial consacré aux enfants, la victoire n'est pas le résultat... La victoire c'est être allé au bout de soi-même, par et pour l'autre, c'est avoir accueilli, encouragé, partagé avec les autres, c'est le Bangladesh qui rencontre le Canada, Haïti qui partage avec l'Ukraine ou la France à la rencontre du Brésil...
Puis le 3ème jour ce fut Soweto... Une rencontre avec l'Afrique du sud qu'ont si mal honorée nos aînés de l'Equipe de France...
Nous savions que les enfants sauraient offrir à l'Afrique leur engagement, leur respect, leur victoire...
Orlando Stadium... Les vuvuzelas, les enfants de toutes les couleurs venus rêver avec les enfants de toutes les nations, la voix de Mandela lors de son discours historique, les équipes qui entrent sur le terrain, des rires et des larmes mais le bonheur certain de vivre un moment inoubliable.
Puis, là au centre, Zinédine Zidane heureux, souriant qui n'a eu de cesse de répéter son souhait que les enfants profite de cette opportunité magnifique qui leur est offerte pour s'amuser, d'abord et avant tout, se faire plaisir, profiter, partager, découvrir...
Nous préparons un livre de ces inoubliables souvenirs que nous partagerons en textes et en photos avec vous dans les prochains jours...
09:30 Publié dans Après la coupe du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : danone, kids, enfants, nations, cup, 2010, afrique du sud, soweto, pretoria, johannesburg |
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25/07/2010
Scandale d'une Coupe du monde en contre-remboursement !!!
Adidas, Suez, Carrefour, le Crédit Agricole, et enfin Toyota, ces cinq principaux sponsors de l’équipe de France ont demandé et obtenu un dédommagement de la F.F.F pour préjudice subi en terme d’image et de notoriété !!!
Adidas, à lui seul, s’est vu octroyé près d’un million et demi d’euros en réparation du déficit d’image provoqué par la déroute des bleus…
Un peu d’étymologie devrait nous aider à mieux comprendre ce qui se passe et, en tout état de cause, ce qui aurait du se passer : Le mot sponsor nous dit Robert est un emprunt à un mot anglais signifiant « parrain ». Gageons que le sens du mot parrain, auquel notre dictionnaire fait allusion, n’a rien à voir avec la saga de Mr Coppola. Sponsor, précise notre dictionnaire s’intensifie même des notions de caution et répondant, d’engagement. Le latin spondere et son dérivé sponsare ont même donné en français le verbe épouser.
Evitons d’évoquer l’union incestueuse de parrains avec leur équipe filleule (assez d’histoires de mœurs !) et restons sur le terrain de la caution solidaire. Comment dès lors peut-on accepter que, ceux là mêmes qui se sont portés garants, soient les premiers à exiger le remboursement de leurs mises ? Si telle action est légitimée, qu’en est-il alors des milliers de supporters qui n’ont eu pour seule consolation que les déclarations offusquées des premiers responsables de ce gâchis ?
Voilà, chers amis sur quelles bases ubuesques se fonde l’étique du sport moderne : L’image, le paraître ayant pris le pouvoir sur l’être, ceux qui habillent sont devenus plus importants que ceux qui portent et ceux qui payent plus essentiels que ceux qui œuvrent.
Assez de faux semblants et admettons enfin ceci : Quand les centres de formation imposent à des gamins de 15 ans de ne porter que la marque qui les fournit sous peine d’exclusion, il ne s’agit plus de sponsoring mais de négoce et quand ceux qui payent deviennent moteur au lieu de carburant, les marées noires se déversent sur le monde pour nous alerter d’un danger imminent.
La beauté du sport et des activités humaines en générale devrait pouvoir se passer des faiseurs de chiffres d’affaires qui s’insinuent dans nos rêves.
Soutenir, comme sponsoriser est un engagement fondé sur une relation de confiance qui ne doit jamais dépendre des seuls résultats. Il est invraisemblable qu’une fédération s’asservisse à ce point aux volontés d’entreprises qui passent du statut de partenaire à celui de créancier.
Qui a demandé des remboursements pour déficit d’image quand des ballons se vendent dix fois le montant du salaire de ceux qui les assemblent ?
Qui a demandé des remboursements pour atteinte à la notoriété quand des employés au bout du rouleau en arrivent à préférer le néant, ou un hypothétique au-delà, plutôt qu’un présent devenu invivable ?
Qui rembourse quoi aux familles entières qui errent le long des fins de mois en quête d’un avenir moins sombre ?
Qui rembourse quoi et à qui de ces promesses d’un monde meilleur faites à longueur d’année par ceux là même qui aujourd’hui condamne ?
Qui a remboursé quoi aux enfants des townships pour prix de leur frustration ?
Adidas ? Carrefour ? Le crédit Agricole ? Suez ? Toyota ?
Peut-être est-il venu le temps d’un autre temps, celui ou l’artisan ne vaut plus tant par le seul prix donné à son œuvre que par les vertus qui lui sont attachées.
« Le jeu est la chose la plus sérieuse au monde » nous disent les enfants et aucun être humain ne pourra jamais en payer le prix sinon celui que l’amant donne à l’aimé et la monnaie de cette échange ne se trouve ni dans les coffres, ni dans les bourses.
Cette monnaie là est ailleurs, et si vous voulez savoir comment l’acquérir, demandez à vos enfants… Et, peut-être que si vous le méritez encore, ils finiront par vous dévoiler, au détour d’un de leur si beau drible, la carte du Trésor…
14:04 Publié dans Après la coupe du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : remboursement, adidas, suez, carrefour, credit agricole, toyota, football, fédération, argent, sponsor |
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23/07/2010
Ribéry/Benzema : Interdits de jeu pour jeux interdits…
Ribéry et Benzema privés d’équipe de France. La sanction est tombée avant même la décision de justice.
Ce réveil soudain d’une conscience éthique au sein de la FFF relève du miracle. Zahia, que l’on peut traduire en Français par « la lumineuse », a donc indirectement favorisé ce prodige ! Cette Marie Madeleine, experte en joueurs de foot se payait ou plutôt se faisait payer par des joueurs de l’équipe de France, le tout dans un café Arabe, et « piment sur la semoule » à la barbe de notre ministre de l’intérieur dont l’opinion sur le danger des regroupements d’Auvergnats un peu trop bronzés est maintenant de notoriété publique….
Le Zaman café ou le café du Temps - sans doute à comprendre comme le café où l’on prend son temps - abritait donc ce petit commerce tantrique. Au-delà de l’anecdote, qui est à peu près aussi importante que les distractions qui égaient les dessous de la ceinture d’une grande partie de la classe politique, ne doutons pas que le problème de la « minorité », à défaut de celui « des minorités », va animer de nouveau les prétoires. Heureusement que le débat sur l’identité a fait long feu sinon l’affaire Zahia aurait provoqué des débats multiples !
Gageons néanmoins que si l’application de la violation de la stricte définition de la minorité l’emporte, à savoir ce qui n’a pas la « majorité légale », et s’il est prouvé que les consommateurs du Zaman Zahia café étaient au courant de l’âge de la gâterie comprise dans ce café gourmand, il ne fait aucun doute, compte tenu des piteux résultats de l’équipe de France, que la justice va « venger » l’affront fait à la Nation !
Dans tous les cas la décision de suspendre les délinquants, prise à la hâte par la direction intérimaire d’une Fédération aux abois, suscitera de légitimes interrogations quand à la pertinence de mettre sur la place publique des ébats dont personnes ne tirent profit à part peut-être ceux qui se nourrissent de scandales ou d’autres qui, comme moi, ont la volonté d’utiliser la force de ces contre-exemples pour inviter à plus de discrétion.
Alors me direz-vous, pourquoi « tant de (c)haînes » pour retransmettre l’ambiance d’invisibles gardes à vue, de mises en examen, de sensationnel ? La réponse est aussi limpide que la question : Pour rien ou presque, je veux dire seulement pour les profits qu’un audimat boosté par le scandale permet de réaliser. L’inutilité qui entoure ce non évènement est aussi consternante que l’a été l’attitude des joueurs d’une équipe nationale sans gouvernance, sans repaires, sans autorité, sans passion, sans grandeur, sans goût, sans odeurs, sans saveurs, transparente…
Le Zaman café, où Zahia brillait, était sans doute celui du temps et des enfants perdus...
Un café où l’on s’évade quelques instants pour se retrouver entre faux amis pour jouir de fausses amours avec des petites filles qui jouent les vraies dames.
Le Zaman café était comme tant et tant d’endroits, un refuge de parvenus au sommet d’une gloire aussi haute que vaine. Le Zaman café était aussi vide de vie que l’âme de l’équipe de France en Afrique du Sud.
La fédération a condamné ses rejetons sans le moindre questionnement sur les causes de leur dérive. Cette propension à la déresponsabilisation semble gagner toutes les strates de notre société. La cécité qui frappe les instances dirigeantes de tous ordres est d’autant plus préoccupante qu’elle s’accompagne d’une inconscience désespérante.
Il me semble que les problèmes de société révélés par le comportement de l’équipe nationale devraient nous alerter sur des questions d’ordre plus général et en particulier sur l’indigence des contenus des moyens éducatifs proposés dans la plupart des structures de formation footballistique.
Il est grand temps d’enseigner que la performance, autrement dit la capacité à se transcender, passe d’abord par l’élévation des niveaux de conscience et que l’intelligence des membres d’un groupe, quel qu’il soit, est l’élément déterminent de la réussite.
Accoler aux sélectionneurs nationaux les meilleurs conseillers en communication ne fera d’eux rien de plus que d’excellents répétiteurs capables même de faire illusion sur les masses médias. Mais est-ce là vraiment que se trouve la clé du succès ? Si le parler bien remplace le parler juste, il est sans doute plus utile de mettre à la tête de nos sélections ceux là mêmes qui réalisent l’exploit depuis des décennies à se faire élire sur des promesses qui de leur propre aveu n’engagent que ceux qui y croient… Pour le reste, il est vraisemblable que la compétence pour gouverner dans quelque domaine que ce soit, se situe, grâce au ciel, ailleurs que dans les seuls bons mots.
Ce que l’on doit enseigner, c’est le développement du langage de l’intelligence du cœur. Ce langage là ne triche pas et se niche non dans la forme mais dans l’esprit la lettre. Son apprentissage se fait à l’abri du tapage et des projecteurs, à l’ombre de ces hommes qui veillent sur les terrains du monde, qu’ils soient de sable, de pavés, de goudrons, d’ici ou ailleurs, à l’école ou en prison, dans les rues d’Alger ou les favelas de Rio.
Ce foot là passe par le partage, le courage, l’oubli de soi pour le bonheur de tous et la victoire qu’il apporte est plus inestimable que ne le fut ou ne le sera jamais le plus retentissant des transferts.
Alors Messieurs les préjuges, je ne sais pas si la lumineuse avait informé vos estimés coupables de sa minorité, que certains disent invisible ou de sa majorité que d’aucun ont cru plausible, je ne sais pas si vous allez condamner touts ceux qui, footballeur ou non, ont bénéficié de ses lumières, je ne sais pas non plus s’il est répréhensible qu’un homme de vingt ans fasse la bête à deux dos avec une jeune fille de dix sept ans, pendant qu’on autorise un homme de soixante à rendre les hommages à une majeure de dix huit ans !
La morale est chose trop fluctuante pour que j’ose émettre un quelconque avis. Ce que je crois en revanche, c’est que les boucs émissaires ne sont jamais de bon augure dans une société, pas plus que la répression récurrente et hâtive.
Ce qui me semble plus salutaire serait de consacrer autant d’énergie et de moyen à instruire, à éduquer, qu’à produire et comptabiliser. L’être humain est d’abord une qualité avant d’être une quantité alors, de grâce messieurs les faiseurs de stars, lâchez vos calculettes et faite de vos tableaux noirs un usage plus utile que celui des seules inscriptions de schémas tactiques qui, vous le voyez bien, ne suffisent plus à faire de nos footballeurs des Hommes dans la stricte et simple beauté que ce mot devrait ne jamais cesser de vous inspirer.
Au travail…!
N.B : J'apprends à l'instant, que les 23 joueurs de l'équipe de France d'Afrique du Sud ne joueront pas le 1er match amical du mois d'Août... Alors, j'écoute, je recueille et on en parle !
20:22 Publié dans Après la coupe du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ribery, benzema, zahia, football, fédération, equipe de france, zaman, café, politique, sanction |
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20/07/2010
Comment nos gouvernants ont influencé l’Equipe de France !!!
Quand les pouvoirs transgressent, les peuples se soulèvent et la barbarie vole au secours du monde.
Notre futur ex sélectionneur national malmené, nos ministres conspués, notre police agressée, de toutes parts la représentation de l’Etat subit les assauts répétés d’un peuple enragé. Bien entendu, le réflexe des hommes de pouvoir est de sortir les bâtons pour mater les mutins.
C’est bien méconnaitre la nature humaine que de penser qu’une bonne répression suffit à faire taire toute révolte. Quand le pouvoir tolère voire favorise les injustices les plus inadmissibles, il est paradoxalement salutaire pour les peuples que des insurgés se soulèvent.
Loin de valider la pertinence d’une violence des uns pour répondre à une transgression des autres, je rappelle simplement que le monde est ainsi fait qu’un désordre n’est jamais une cause initiale mais la conséquence d’une déviance première.
Il n’est plus un secteur de notre société qui ne soit atteint par la gangrène de l’iniquité et les comportements les plus inacceptables sont devenus le quotidien de ceux là même qui se posent en parangons de vertu.
Quelle naïveté ou quelle inconscience que cette attitude récurrente qui consiste à inviter les peuples à une exemplarité que ceux qui les administrent, violent quotidiennement : Des appartements alloués ça et là au gré de petits arrangements entre amis, des milliers d’euros qui s’envolent en fumée de cigare sur le dos du contribuables, des déclarations xénophobes qui n’empêchent en rien leur auteurs de continuer à « ad- Ministrer » des privilèges votés en toute discrétion, par et pour les députés ou sénateurs, pour s’assurer des retraites dont nombre de leur électeurs n’osent même pas rêver !
Et ce petit monde perché dans les prétoires de la chose publique semble s’étonner de la gronde et de la fronde de celles et ceux qui se font, depuis des années, continuellement spolier.
Ce nouveau dogme d’un pragmatisme coupable, qui voudrait que le chef de l’état et sa cour soit grassement rémunérés, et au moins autant que dans le privé, est d’une affligeante médiocrité et prouve, si besoin était, le but recherché par ceux qui se battent comme des coqs pour accéder au plus haut rang des poulaillers. Leur avidité les aveugles d’autant, qu’ils se permettent encore de condamner le comportement de telle ou telle star d’une équipe nationale dont il est pourtant facile de constater qu’elle n’est que l’écho de leur propre cupidité…
Oui, monsieur le président, oui, mesdames et messieurs les ministres et autres représentants d’une démocratie républicaine dont vous avez fait un paillasson pour vos beaux souliers, oui messieurs de tous bords, souvent d’ailleurs plus rapprochés que vous ne le prétendez, oui messieurs, le pays se révolte à la mesure de la somme des injustices que chaque jour vous perpétrez et ne croyez pas que vous pourrez continuer impunément à opprimer sans jamais être inquiétés.
Ce monde est le votre, qu’il soit du haut ou du bas, qu’il soit de droite ou de gauche, d’ici et d’ailleurs, vous en êtes solidaire et ce qu’il devient ne sera pas autre chose que ce que vous en ferez.
Alors de grâce, ayez la pudeur quand vous voyez les larmes justifiées d’une famille de policier assassiné, les représentations de la nation conspuées ou ravagées, ayez la pudeur de sérieusement vous interroger sur votre propre responsabilité et la part que vous avez dans ce chaos, par vos inconsciences programmé.
La gouvernance ne passe que par la restauration d’une autorité dont vous avez perdu les clés et le pouvoir, que vous incarnez par la force brutale de vos convoitises exacerbées, peut devenir, selon ce que vous en ferez, un onguent pour soigner les plaies d’une bien fragile société ou le shoot désespéré d’une société en errance que le désespoir pourrait amener à ne plus se contrôler.
21:45 Publié dans Après la coupe du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gouvernement, pouvoir, politique, équipe de france, ribéry, répression, état, autorité |
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15/07/2010
Coupe du monde... Que reste t'il de nos amours ?
Que reste-t-il de nos amours, que reste-t-il de ces beaux jours quand l’espoir berçait nos rêves ?
Le temps a passé et les rues de Paris, d’Aix en Provence et d’ailleurs ne gardent plus aucune trace de la ferveur sud africaine. L’écho des vuvuzelas s’est estompé sous les rumeurs ministérielles, le discours présidentiel, le bruit des bottes sur les pavés, l’honneur déclamé aux colonies réconciliées, le tout dans un luxe d’artifice de mille feux déployés.
Que reste-t-il de Jabulani et de ses arabesques, de ses facéties, de ses courses endiablées, de ses étreintes, de ses meurtrissures, de ses doutes, de ses rebonds, de son piédestal ?
Que reste-t-il des clameurs, des exclamations, des polémiques, des paris, des certitudes, des résignations, des remords, des regrets ?
Que reste-t-il de nos amours cachés au creux de la coupe d’un monde déjà passé ? :
· 64 ballons que j’ai collectés auprès de l’école des gardiens de but de Cadenet et que je n’ai pas encore les moyens d’acheminer à Kisangani pour l’Ecole des futurs talents de Luende Basele qui se démène pour ses gamins du Congo.
· Une partie de foot dans le parc du château de St Germain en Laye le dimanche matin, avec des copains, brésiliens, roumains, français, africains, finlandais, algériens, chrétiens, juifs, hollandais, norvégiens, musulmans, athées, hétéros, homo, divers, je ne sais pas, je ne sais plus et après tout, on s’en fout puisque seule compte la balle qui toujours roule pour le bonheur de nous retrouver pour continuer l’histoire d’un monde à venir peint aux couleurs de l’amitié.
Quatre ans sont passés d’un coup et le vide, laissé par les soirées rythmées par les seules 90 ou 120 minutes d’un temps règlementé, ne parvient pas encore à se remplir du temps réalité, celui du repas, de la météo, des infos, de la télé.
Il fait vide en ces soirées caniculaire, il fait vide de communion, d’échanges, de discussions, de rendez vous, de taquineries, d’émotions, il fait un peu vide de vie.
Alors, plutôt que de pester contre aujourd’hui pour un hier qui a du s’arrêter, je me plonge dans la fraicheur d’un présent transcendé.
Je remets la balle au centre et donne le coup d’envoi de la coupe de la solidarité :
Celle qui me fait participer à la coupe du monde des enfants, la fameuse Danone Nations Cup 2010 pour laquelle je vais peut être m’envoler en Afrique du Sud en octobre de cette année
Celle du coup d’envoi en juin 2010 à Vierzon des premières Rencontres Internationales des Terrains de la Paix (Tournoi et Conférences Internationales)
Celle qui me permettrait de trouver les moyens de faire avancer la balle pour la paix, d’aller porter à Luende Basele les ballons collectés, de nettoyer en Afghanistan ou ailleurs des terrains où des mines anti-personnelles ont été volontairement « oubliées », pour en faire un espace de jeu sur lequel les enfants ne perdront plus leurs pieds et pourront à nouveau jouer en toute tranquillité.
Voilà de quoi mon présent sera fait jusqu’à la prochaine coupe du monde à laquelle, je l’espère, la vie me permettra d’assister.
En Attendant, à vos marques, prêts ? Partagez !!!
22:39 Publié dans Après la coupe du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : amour, football, congo, danone, nations, cup, afrique du sud, enfants, coupe du monde, amitié |
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24/06/2010
Ma ferme célébrités...Rêvée !
Ce matin, je me suis réveillé heureux et plein de joie.
Ma nuit pourtant a été courte car je peinais à trouver le sommeil, alors, plutôt que de compter des moutons, je me suis amusé à compter des chèvres mais pas n’importe quelles chèvres, des chèvres tricolores qui, pendant cette coupe du Monde, et depuis bientôt quatre ans, ont réussi l’exploit de nous faire croire qu’ils étaient des lions.
Mes petites chèvres allaient bêlantes dans un grand champ et moi, épris d’une soudaine affection pour elles, j’ai été pris de l’envie de leur donner à chacune le nom qui leur correspond :
J’ai d’abord baptisé le groupe des petits boucs avec, à sa tête, le vieux Raymond, l’émissaire puant d’égo, l’air suffisant et puis Jean pierre, la corne molle et le sabot peu reluisant. Il y avait Gérard, le bouc de l’ombre, la barbichette cherchant toujours le sens du vent, enfin Aimé, l’ancien, devenu chef par accident, toujours soumis aux évènements. D’autres petits boucs sans noms, moins imposants, presque transparents, se contentaient d’être présents.
Tout prêt de ces chefs de clan, mes petites biques allaient gaiement avec, à leur tête, la Roseline grasse et hautaine, fière comme Artaban, sans doute la favorite d’un bouc illustre absent du groupe, momentanément. La Rama, autre favorite du bouc absent, boudait dans son coin, mise à l’écart, sûrement pour quelques uns des ses errements, récurrents.
Derrière, autour, à côté de ces bêlantes de haut rang, broutait le gros du troupeau, j’ai continué de nommer, un peu au hasard, comme le fut la création par Adam : Toi, tu seras Franquinette la biquette un peu bébête. Toi tu seras Nicolette, bique rude comme un bouc, la corne raide et l’air méchant. Toi, qui veut bien brouter ici mais jamais là tu seras Florentinette. Toi, pleine d’allant et l’air content tu seras Jérémiette. Toi, tu seras Sydnette un peu perdue, à contre temps et toi Williamette un peu coquette toujours boitant, et toi… et toi… et toi….
Chacune de mes créatures portant enfin son nom, je me suis abandonné dans les bras d’un Morphée tout de miséricorde et de charité. Il m’a offert un rêve que je vais, séant, vous conter :
J’étais au beau milieu d’une contrée dont je savais, comme on sait dans les rêves, qu’elle n’avait pas de frontières, des gens venaient vers moi, m’offrant à boire et à manger. Par la douceur de leurs regards, ils me transmettaient le pouvoir de les comprendre. J’étais invité à la promenade, quand au détour de nos déambulations, nous sommes arrivés sur un terrain vague où des enfants pieds nus partageaient une boule de chiffon ronde comme un ballon. Ils avaient le torse à l’air sous un soleil de plomb et un ciel d’azur. Un public nombreux et passionné encourageait les ébats. Ruisselants de bonheur autant que de sueurs, les enfants se donnaient corps et âme avec une noblesse dont on me disait, comme on nous dit dans les rêves, qu’elle était l’héritière de l’antique règle de la chevalerie :
Pas un coup bas, pas une injure, pas une petitesse, pas un joueur qui ne tomba sans qu’un autre ne le relève et ce, qu’il soit ou non son partenaire.
Pas une contestation envers l’arbitre qui pourtant je le voyais bien, se trompait de temps en temps.
Pas une belle action que tous dans le public n’encourageaient.
Entre les courtes pauses, pas une bouteille d’eau qui circula sans qu’elle ne fut partager, pas un tirage de maillot, pas un tacle dans le dos ni dans les faits, ni dans les mots.
Les entraineurs applaudissaient chaque belle action, quelle que fut l’équipe qui l’exécutait, ils se regardaient complices et fiers de voir éclore tant de talent.
Le non-temps aidant, car les rêves nous affranchissent du contingent, j’étais certain de connaître cet endroit. La clameur s’amplifiait et, la fin de la partie annoncée, je vis s’approcher un vieil homme la barbe blanche et le turban immaculé, portant dans ses longues mains un plateau d’argent sur lequel trônait, comme un trophée, une bouteille de verre. Sur ce trophée d’un autre temps était gravé en lettre d’or un nom : SELECTO.
Soudain, tout se transforma, comme toujours dans les rêves, et je reconnus instantanément le terrain vague de mes sept ans et la bouteille de Sélecto, « coca des pauvres », que l’on se partageait à la fin des mi-temps. J’étais en Algérie, à El Biar, quartier chic des hauteurs d’Alger où, après l’indépendance du pays, ma famille était venue habiter.
Je me voyais courir moi, le petit « roumi » comme on m’appelait, à cause de ma tête de bon français. Je me voyais dribler, passer, marquer dans un but sans filet, fait de deux pierres au sol. Pas de gradins mais du public, les parents, les amis, les voisins et même mon petit chien kiki.
Les scènes se succédaient, comme dans les rêves, sans aucun ordonnancement. A la fin, j’ai revu mes copains m’étreindre et pleurer alors que je leur annonçais que je devais les quitter et rentrer en France, pays de ma mère, pour qu’elle y reçoive des soins très urgents.
A cet instant, sans doute à cause de la violence de ce moment, je me suis réveillé.
Paradoxalement, malgré la nostalgie de mes sept ans, je me suis senti le cœur léger et plein d’espoir pour continuer à avancer. Je me suis souvenu de mes chèvres comptées et j’ai souris à l’idée que de leur défilé soit né un rêve d’une étonnante beauté.
J’ai instantanément compris que peu m’importeraient les déballages et les quatre vérités de quelques joueurs frustrés, de la ministre, de la Fédé, puisque de mon côté, je n’en reconnaitrais qu’une, celle au service de l’harmonie pour l’unité retrouvée de notre humanité.
Je me suis promis de faire silence dans ce tumulte d’insanités et plutôt que de maudire l’obscurité, j’ai décidé d’allumer une bougie pour que notre monde soit mieux éclairé.
00:26 Publié dans Après la coupe du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ribéry, équipe, france, bachelot, rama, henri, sarkozy, crise, fff, ferme, célébrités, afrique |
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19/06/2010
Coupe du monde 2010 : la fin des équipes nationales !

Le concept de Nation qui a pris son essor au XVI siècle, a connu son apogée avec la révolution Française. L’Autorité spirituelle, qui jusqu’alors unissait des communautés de pensées, au-delà des lieux de naissance ou de résidences, a fait place à l’idéal patriotique.
Loin d’être rassemblés par la conscience d’une cause supérieure à l’individu, les nationalistes ont accouché d’une parodie de principe qui leur a permis de substituer habilement au concept de communauté de consciences, celui de communauté d’intérêts.
Le matérialisme croissant porté par la vague révolutionnaire a fini de recouvrir les derniers vestiges de l’Autorité spirituelle qui jusqu’alors organisait le monde. Fractionnées au gré du pouvoir des plus forts, l’appropriation des terres est devenu le jeu et l’enjeu majeur des ambitions cupides des princes sans couronnes.
Pourquoi cette l’évocation de cette genèse ? Pour nous alerter sur l’urgence à se départir des armes de destructions massives, que sont devenues ces armées en crampons, désignées par le terme d’ « équipes nationales ».
Ces bataillons de mercenaires, loin d’unir les peuples par le partage d’une passion commune, exacerbent les intérêts et les pulsions les plus inférieurs de notre nature humaine. On est en droit de vibrer à la vue d’un athlète qui possède la maîtrise de son art et en devoir d’encourager son œuvre, mais depuis quand ne faudrait-il manifester son admiration, qu’en fonction de la couleur du maillot des virtuoses ?
Qui a érigé en devoir de supporter telle ou telle équipe en fonction du seul critère imposé par la rubrique Nationalité figurant sur nos cartes d’identités ?
Comment, à l’heure où ceux là même qui nous gouvernent posent la question de « l’Identité Nationale », comment nos parangons de morale, scandalisés par le mutisme des joueurs à l’écoute d’hymnes, devenus soudainement sacrés pour l’occasion, comment nos gouvernants de salon sont-ils à ce point frappés de cécité, pour ne pas voir que leur Idéal National est en train d’imploser ?
Comment voudriez vous dans ce contexte de mondialisation, de métissage croissant qui fait évoluer un fils de turc en équipe Nationale Allemande, un fils d’Algérien en équipe de France, un fil de Sénégalais dans celle du Danemark, comment voudriez vous que soit indéfiniment validée cette absurdité ?
Sans vouloir vous importuner des avatars de ma petite vie, je suis contraint de vous livrer un peu de mon histoire personnelle afin de vous démontrer, si besoin était, l’inanité de cette notion obsolète et dévastatrice que constitue cette illusion qu’est la Nation et la folie qu’elle engendre.
Je suis de mère Française et de père Algérien et les seules émotions qu’ont jamais fait naître en moi ces deux cartes d’identités, se limitent à celle qu’a toujours provoqué leur présentation aux polices des mes deux « mère patrie ».
Pour le reste, le seul bonheur de ces appartenances accidentelles réside dans l’humanité que je partage de chaque bord de la Méditerranée avec celle et ceux qui ont su s’affranchir de ces chimères.
Les Nationalismes ne servent qu’à dresser les peuples les uns contre les autres afin de mieux les manipuler.
Oui, je peux pendant une même rencontre de football supporter alternativement l’une ou l’autre des équipes et ce, pour la simple et excellente raison que j’aime le football. J’aime le beau jeu indépendamment de la couleur du maillot, de celle de celui qui le porte ou le pratique. J’aime le football parce qu’il est un principe universel et unificateur. J’aime le football parce que sa nature nous affranchit des frontières sectaires et vulgaires des nationalismes criminels.
Non, je n’ai jamais chanté la Marseillaise* ou Kassaman* et j’en suis fier. Si mon père Algérien a versé son sang pour libérer la France du nazisme puis l’Algérie du colonialisme, ça n’était pas par patriotisme, encore moins pour la gloire des médailles qu’il a toujours refusées, mais pour la seule raison qui ait jamais prévalue à ses yeux, l’amour, la liberté et la dignité de notre humanité.
Ou alors dites moi comment faire communier deux équipes et leurs peuples autours de chants qui les invitent à s’entre tuer ?
KASSAMAN – Hymne national algérien
Texte : Le Poéte et militant nationaliste, Moufdi Zakaria, Le 25 avril 1955
Musique : L'artiste tunisien, Mohamed Tourki, et le compositeur égyptien, Mohamed Fawzi.
Traduction française
Par les foudres qui anéantissent,
Par les flots de sang pur et sans tache,
Par les drapeaux flottants qui flottent
Sur les hauts djebel orgueilleux et fiers,
Nous jurons nous être révoltés pour vivre ou pour mourir,
Et nous avons juré de mourir pour que vive l'Algérie !
Refrain : Témoignez ! Témoignez ! Témoignez !
Nous sommes des soldats pour la justice, révoltés,
Et pour notre indépendance nous avons engagé le combat,
Nous n'avons obéi à nulle injonction en nous soulevant.
Le bruit de la poudre a été notre mesure
Et le crépitement des mitrailleuses notre chant favori.
Et nous avons juré de mourir pour que vive l'Algérie !
Refrain : Témoignez ! Témoignez ! Témoignez !
Ô France ! le temps des palabres est révolu
Nous l'avons clos comme on ferme un livre
Ô France ! voici venu le jour où il faut rendre des comptes !
Prépare toi ! Voici notre réponse !
Le verdict, notre Révolution le rendra
Et nous avons juré de mourir pour que vive l'Algérie !
Refrain : Témoignez ! Témoignez ! Témoignez !
Sur nos héros nous bâtirons une gloire
Et sur nos corps nous monterons à l'immortalité,
Sur nos âmes, nous construirons une armée
Et de notre espoir nous lèverons l'étendard.
Front de la Libération, nous t'avons prêté serment
Et nous avons juré de mourir pour que vive l'Algérie !
Refrain : Témoignez ! Témoignez ! Témoignez !
Le cri de la patrie monte des champs de bataille.
Écoutez-le et répondez à l'appel.
Écrivez-le dans le sang des martyrs
Et dictez-le aux générations futures.
Nous t'avons donné la main, ô gloire,
Et nous avons juré de mourir pour que vive l'Algérie !
Refrain : Témoignez ! Témoignez ! Témoignez !
LA MARSEILLAISE – Hymne national français
Le texte a subi plusieurs modifications de couplets.
On conte aujourd'hui 12 couplets et un couplet des enfants. La majorité des couplets n'est plus dans la version « officielle », celle que l'on trouve sur le site internet de l'Élysée. Seul le premier couplet est chanté lors des événements.
Deux couplets (les « couplets des enfants ») ont été ajoutés ultérieurement, dont l'un d'eux a depuis été supprimé de la version « officielle ».
Enfin, eu égard à son caractère religieux, le 8e couplet a été supprimé par Joseph Servan, ministre de la Guerre, en 1792. Un autre couplet a été supprimé car il a été jugé trop violent.
Sur la partition originale de Rouget de Lisle, on voit clairement écrit « Marchez, Marchez » au refrain, qui s'accorde avec « Formez vos bataillons », 2e personne du pluriel. La transcription officielle est pourtant « Marchons, marchons », qui tenterait d'établir une rime avec « bataillons » et « sillons ». En réalité, Rouget de Lisle était capitaine. Et en qualité d'officier, il commandait ses hommes. D'où la formule impérative. Néanmoins la Marseillaise est une marche et on peut imaginer que les soldats en manœuvre en reprenaient le refrain, en chantant "marchons" et non "marchez". Cette version se serait imposée par transmission orale.
La version dite « officielle » est la suivante :
1er couplet :
Allons enfants de la Patrie,
Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de la tyrannie,
L'étendard sanglant est levé, (bis)
Entendez-vous dans les campagnes
Mugir ces féroces soldats ?
Ils viennent jusque dans vos bras
Égorger vos fils, vos compagnes !
Refrain :
Aux armes, citoyens
Formez vos bataillons
Marchons, marchons !
Qu'un sang impur
Abreuve nos sillons !
Couplet 2 :
Que veut cette horde d'esclaves,
De traîtres, de rois conjurés ?
Pour qui ces ignobles entraves,
Ces fers dès longtemps préparés ? (bis)
Français, pour nous, ah ! quel outrage
Quels transports il doit exciter !
C'est nous qu'on ose méditer
De rendre à l'antique esclavage !
Refrain
Couplet 3 :
Quoi ! des cohortes étrangères
Feraient la loi dans nos foyers !
Quoi ! ces phalanges mercenaires
Terrasseraient nos fiers guerriers ! (bis)
Grand Dieu ! par des mains enchaînées
Nos fronts sous le joug se ploieraient
De vils despotes deviendraient
Les maîtres de nos destinées !
Refrain
Couplet 4 :
Tremblez, tyrans et vous perfides
L'opprobre de tous les partis,
Tremblez ! vos projets parricides
Vont enfin recevoir leurs prix ! (bis)
Tout est soldat pour vous combattre,
S'ils tombent, nos jeunes héros,
La terre en produit de nouveaux,
Contre vous tout prêts à se battre !
Refrain
Couplet 5 :
Français, en guerriers magnanimes,
Portez ou retenez vos coups !
Épargnez ces tristes victimes,
À regret s'armant contre nous. (bis)
Mais ces despotes sanguinaires,
Mais ces complices de Bouillé,
Tous ces tigres qui, sans pitié,
Déchirent le sein de leur mère !
Refrain
Couplet 6 :
Amour sacré de la Patrie,
Conduis, soutiens nos bras vengeurs
Liberté, Liberté chérie,
Combats avec tes défenseurs ! (bis)
Sous nos drapeaux que la victoire
Accoure à tes mâles accents,
Que tes ennemis expirants
Voient ton triomphe et notre gloire !
Refrain
Couplet 7 (dit couplet des enfants) :
Nous entrerons dans la carrière
Quand nos aînés n'y seront plus,
Nous y trouverons leur poussière
Et la trace de leurs vertus (bis)
Bien moins jaloux de leur survivre
Que de partager leur cercueil,
Nous aurons le sublime orgueil
De les venger ou de les suivre
Refrain
14:03 Publié dans Après la coupe du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : coupe, monde, nationale, équipes, football, nationalité, identité, pays |
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