29/04/2011
"Tayeb, on nous demande de "blanchir les équipes"".
Une enquête Médiapart fait à juste titre scandale : "Moins de noirs et moins d'arabes sur les terrains de foot ! Plusieurs dirigeants de la Direction technique nationale de la Fédération française de football, dont le sélectionneur des Bleus, Laurent Blanc, ont approuvé dans le plus grand secret, fin 2010, le principe de quotas discriminatoires officieux dans les centres de formation et les écoles de foot du pays. Objectif: limiter le nombre de joueurs français de type africains et nord-africains."
Chantal Jouanno, ministre des sports n'a pas tardé à réagir : "Je prends acte du démenti de la Fédération Française de football quant à l'existence d'une telle politique et je l'invite à faire très rapidement toute la lumière sur les allégations de l'article. Le Ministère des Sports promeut les valeurs d'égalité, de solidarité, d'intégrité et d'intégration sociale au travers de la pratique sportive. Je garantis que cette égalité des chances dans le sport sera préservée : la discrimination n'a pas sa place dans le sport, que ce soit dans les tribunes, comme dans les centres de formations."
C'est alors que la connexion se fait dans ma tête avec un événement qui s'est déroulé il y quelques mois, alors que j'étais en immersion dans un club "Terrain de la Paix". Suite à l'atelier consacré - entre autres sujets comme l'éthique, le jeu et l'enjeu - à la restauration de l'Autorité, un éducateur visiblement gêné, révolté mais conforté par ma vision des choses, m'a demandé toute ma discrétion et m'a confié "Tayeb, on nous demande de blanchir l'équipe...! Moins de noirs et moins d'arabes..."
Lorsque l'information m'a été communiquée par cet éducateur (lui-même d'origine maghrébine !!!), j'avoue avoir eu quelques peines à l'entendre... Tiraillé entre le refus d'y croire, pour conjurer cette insupportable vision et l'acceptation de cette pathétique orientation, j'ai fini par devoir m'incliner devant la réalité de cette volonté obscure, non sans avoir auparavant informé, dans mon compte-rendu d'immersion, les autorités, dites de tutelle, de cette rumeur persistante...
Le foot français n'est plus assez blanc au goût de sa gouvernance et ce sentiment ne lui est pas exclusif. En effet, cette volonté de restaurer la "francitude" des équipes de foot n'est plus une discrétion de comptoir mais une volonté affichée, confortée par l'attitude décomplexée des partisans de la préférence nationale...
Trop de noirs, trop d'arabes...! Je ne suis pas surpris, en son temps, j'ai recueilli, du propre aveu de certains des plus hauts dirigeants de la FFF, que trop de juifs présidaient aux destinées économiques de la dite honorable fédération.
Le témoignage que j'apporte ici n'est pas le fruit d'une quelconque rancoeur à l'égard d'une fédération, que j'estime par ailleurs en tant que fonction, mais celui d'un homme qui depuis plus de trente ans a pu "apprécier" et continue à le faire, l'absence d'éthique de nombreux cadres de cette institution.
Cette arrière-pensée ne doit plus rester cachée car elle n'est en réalité que le reflet ou l'écho d'une fange de la population arcboutée par la peur de l'étranger et la perte d'une identité, que par ailleurs elle est incapable de définir.
Oui, on demande de blanchir les équipes, oui, certains dirigeants, que je me refuse à appeler français, selon l'idée que l'on se fait de la France, ont cette démarche détestable, mais il ne faudrait pas s'arrêter sur l'arbre qui cache une bien sombre forêt.
Les clubs de foot français échappent, par leur nature juridique, à tout contrôle en matière d'éducation et aucune compétence ni moralité particulière n'est exigée pour un président de club qui doit pourtant gérer des groupes de parfois plus de 500 jeunes.
Pire, nous savons quel rôle la plupart des élus entendent faire jouer au club de foot de la commune : Ramener la paix dans les quartiers. Rares sont ceux qui, au-delà des voeux pieux et des dossiers bien remplis pour juguler les statistiques, se consacrent à faire du club un élément essentiellement éducatif.
Vivier de voix, le club de foot reste une sorte de levier politique dont on oriente la manoeuvre au gré des besoins locaux, régionaux et même nationaux.
Si j'avais publié les informations recueillies depuis des années en tant que joueur, puis éducateur et maintenant président d'association, peu de personnes auraient accordé le moindre crédit à mes allégations.
Je suis non pas heureux mais soulagé, qu'enfin apparaisse au grand jour, et par le biais d'un média fort, cette invraisemblable facette des dirigeants du sport français et de l'état d'esprit qui règne autour de ce qui pourrait être le meilleur vecteur d'éducation et du bien vivre ensemble qu'est le football.
J'ai publié un ouvrage, il y a plus de cinq ans, dans lequel je démontrais la force de cette activité humaine et l'orientation que l'on pouvait lui donner, je dois reconnaitre que la dépollution du foot comme celle de notre monde ne peux se concevoir que par une volonté politique forte, affranchie de tout calcul électoraliste qui s'accorde mal avec l'idée que l'on se doit, de faire vivre pour l'équilibre de notre nation et du monde qui nous observe.
Il est temps de faire taire une fois pour toutes les appels à la haine et à la division, quelles que soient les formes qu'elles revêtent et les sphères où elles s'expriment.
Bâtissons notre édifice républicain avec les matériaux les plus précieux que nous avons en nous, faute de quoi la maison France, qui en son temps faisait rêver le monde, pourrait bientôt ne ressembler qu'à une ruine dont on ne reconnaitra même plus les traces d'une grandeur passée.
Tayeb Belmihoub
P.S. : Relire l'article "Zinédine Zidane, l'arabe qui a réussi...." ainsi que "La démocratie des petites dictatures" où Tayeb belmihoub prend pour illustration de ce titre la FFF... Puis "Eric, Brice, Marine, françois...et les autres " où on s'aperçoit que l'on est toujours dans le même sujet... et enfin "Sarkozy, l'annonce faite à Marine" pour clore enfin par la meilleure des conclusions "L'Elysée vaut bien une Mosquée..."
10:18 Publié dans La vie du monde | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blanchir, blancs, noirs, arabe, fff, fédération, football, française, racisme, équipe |
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26/04/2011
Taiwo, Taiwo,Taiwo, ferme ta….répondit l’écho !
Un peu de triste histoire pour ceux qui ne suivent pas les rebonds du ballon rond.
A l’issue de la rencontre de la coupe de la ligue entre l’O.M et Montpellier - dont le président Mr Nicollin brille par sa légendaire vulgarité - Taye Taiwo, joueur du club Olympien a sans doute cru bon montrer, après la victoire de son équipe sur le terrain de jeu, qu’il était capable de l’emporter sur celui du langage ordurier.
Il s’est alors saisi du micro pour entonner, avec certains supporters marseillais "(...) Les Marseillais montent à Paris pour enc... le PSG !"
Nous pouvons sans peine imaginer que ce genre de déclaration, pour médiocre qu’elle soit, fait partie du lot quotidien de nombre de vestiaires et de bancs de supporters, sans que d’ailleurs, certains éducateurs, que je préfère nommer « entraineurs », ne s’émeuvent de cette vulgarité. Le terme d’entraîneur, du reste, illustre bien l’état d’esprit de ceux qui excellent à faire de leurs joueurs des « gagneuses » bien plus lucratives que les meilleures marcheuses de nos bois parisiens.
"Il n'avait pas l'intention de blesser des gens, surtout pas lui. Quand vous le connaissez... C'était un contexte, c'est une manière de chambrer les deux clubs. Lui, c'est vraiment le contraire de quelqu'un de méchant. Et ses excuses sont vraiment sincères." Didier Deschamps
« Je m'excuse auprès de tous les Parisiens et de tous ceux que mes paroles ont pu choquer. J'ai beaucoup de respect pour les Parisiens. J'étais content, on venait de gagner la Coupe, les supporters chantaient et je me suis mis à chanter avec eux. L'ambiance après la victoire, c'était comme au Vélodrome, les supporters étaient très contents et j'ai chanté avec eux » Taiwo
Passé ce constat et ces excuses, il n’est pas inutile de se préoccuper des suites à donner à cette déclamation publique afin qu’elle ne tombe pas dans les « annales » de faits divers oubliés*.
Le problème qui se pose à nous, en cet instant précis, est bien de trouver la sanction en rapport avec l’infraction et je ne peux m’empêcher de me remémorer les mots des uns et des autres sur la nécessaire exemplarité des élites, qu’elles soient footballistiques ou autres.
C’est alors que me reviennent à l’esprit les déclarations, plus vulgaires encore, de certains de nos élus et de nos ministres dont les propos, certes moins fleuris, n’en a pas moins eu, une odeur au moins aussi fécale... Ce qu’en réalité je vous invite à considérer, c’est l’état général qui caractérise une société qui banalise à loisirs les propos les plus inadmissibles.
Quand la xénophobie devient une simple « façon de parler » des personnalités les plus en vues de notre Nation, et ce dans tous ses domaines d’activités, quand ses travers les plus condamnables s’affichent en vertus, il est urgent de réagir avant que l’irréparable ne se produise.
Le bien vivre ensemble est un édifice qui ne peut se concevoir sans fondations et sans piliers et le respect de nos semblables est sans nul doute, à l’égard de cette construction humaine, sa pierre angulaire.
Ce respect que, comme la tolérance, tous prônent sans jamais se l’appliquer, est tombé dans l’escarcelle des superstitions (au sens strict de ce qui se survit à soit même) autrement dit de ce dont on ne conserve que l’enveloppe ou l’image.
Cette faconde à tuer l’esprit au profit de la lettre fait de « l’exemplarité » exigée par tous même plus une intention, mais un alibi. Il suffit à certains de prononcer le mot pour qu’ils s’illusionnent de sa vie.
Le vivant ne nait pas dans les bouches mais dans les cœurs et son expression, pour silencieuse qu’elle soit, n’en organise pas moins le monde.
Taye Tawio est un excellent baromètre des états d’esprits des clubs modernes, un excellent reflet, devrais-je dire, de la société moderne en général où l’on considère « l’autre » comme une menace dont il faut se défaire par tous les moyens, la sodomie étant pour notre rhéteur le plus approprié.
Plus sérieusement, la sanction quelle qu’elle soit, qui ramènerait notre « pointeur » à une réalité plus douloureuse encore que les affres de sa sodomie, ne résoudra pas les causes de sa déviance et sans une volonté de faire de l’éducation, la base de nos sociétés, il est probable que les dérapages incontrôlés de cette nature provoqueront de plus en plus d’accidents de langages, d’attitudes et plus grave encore, de pensées.
Mr Deschamps, qui comme votre homologue madrilène semblez privilégier le but sur le moyen de l’obtenir, je vous invite à réfléchir an sens de l’objectif que vous prétendez vouloir atteindre. Le But est ce qu’il y a de plus noble quand il demeure l’aboutissement d’une quête au service d’une cause plus grande que ceux qui la servent, en revanche quand ce but se limite à une estrade destinée à élever la seule dimension de notre ego, il porte le nom d’illusion, de corruption, de chute.
Le football est un des derniers jardins d’Eden que les plus malins tentent de polluer par l’avidité et la cupidité. Nos terrains se « synthétiquent » comme la pensée de leurs corrupteurs et si nous n’y prenons garde, ils finiront par nous faire oublier jusqu’aux senteurs paradisiaques de la pelouse et la couleur originelle du gazon éternel.
Taiwo,Taiwo,Taiwo… Ouvre ton cœur, répondit l’écho !
*La LFP a ouvert une enquête et transmettra le dossier au Conseil National de l'Ethique qui pourrait priver le Nigérian d'un, voire plusieurs matches de Ligue 1
20:27 Publié dans Après la coupe du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : taiwo, taye, deschamps, om, psg, insultes, vulgarité, football, matches, sanction, écho, marseillais, parisiens |
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23/04/2011
Barça... Le nouveau monde !
Le football est un langage universel dont l’expression symbolique offre, à qui prend la peine de s’y arrêter, les clés de lecture d’une époque.L’antagonisme originel Caïn/Abel a pris le nom de Real/Barça... Comparaison n’est pas raison, s’empresseront de rétorquer nos philosophes. J’oserais en retour les inviter à s’affranchir des barrières de ce dogme pour qu’ils se libèrent des limites de sa prison et, à l’instar du poète, je leur dirai que le cœur a ses raisons que la Raison ignore…
Il n’est pas inutile de se pencher d’un peu plus près sur la représentation de nos deux équipes et, au-delà, sur ce qu’elles véhiculent et cristallisent :
Le Real Madrid, loin d’être le collectif qu’il a été, se réduit de nos jours à un état d’esprit et une mentalité incarnés par deux hommes qui, d’une certaine manière, n’en font qu’un: Mourinho José-Fiorentino Pérez.
Cette entité bicéphale n’a d’autre objectif que le Pouvoir pour assouvir l’insatiable appétit d’un ego atrophié. Dominer, dominer, dominer… Les moyens importent peu, pourvu que le tableau du score affiche, à l’issue des rencontres, un but de plus que celui que l’on considère toujours comme « l’adversaire ».
Cette volonté farouche d’éliminer celui que l’on pourrait nous préférer est aussi vieille que le monde et si les noms changent, les fonctions restent. De nos jours, le Real est au Barça ce que Caïn fut à Abel et ce qu’ils représentent est immuable : le couple des contraires.
Depuis 2006 et le fameux coup de boule de Zinedine face à un Materrazzi très Mourinhesque, le trophée porté par l’équipe Italienne était entaché du péché. La révolte de l’ange, bien que vécue comme un drame, demeurait plus noble que la victoire du démon. La coupe levée par la Squadra Azzura, loin de contenir le breuvage d’immortalité que confère le Saint Graal, s’était remplie de la bile de Judas.
J’entend déjà les voix qui s’élèvent, en défenseurs des petits scribes calculateurs, clones des Mourinho/Pérez ou Materrazzi, pour nous expliquer que l'objectif du foot étant d’inscrire un but de plus que son « adversaire », la fin justifie les moyens, voire tous les moyens y compris les moins nobles et c’est bien de cela d’ailleurs dont il s’agit, c’est bien de cela que je souhaite vous entretenir.
Cette vision agonale d’un monde avide transpire de tous les pores des joueurs madrilènes. Non que leurs natures les inclinent à ce penchant Mourinhesque mais les salaires, que leur statut de « pom pom boys du Président » impose, fait d’eux des pantins gladiateurs au service d’empereurs du vide.
Le monde depuis toujours oscille selon les époques entre Caïn et Abel, entre Real et Barça et ce qui importe ici n’est pas tant les noms, que les fonctions respectives incarnées par ces entités au gré des époques et des cycles de leur manifestation.
Notre époque est indiscutablement Real, violente, cupide, avide, arrogante, provocante, polémique…
Pourtant, depuis le dernier mundial, la face Barça sort de l’ombre.
Pepe Guardiola, l’anti Murinho, et son équipe pointent le nez du nouveau monde, celui de l’élégance, de la noblesse, de la Victoire au V majuscule ; Non pas celle que l’on pense obtenir sur l’autre pour la gloire éphémère d’une domination sans partage, mais celle que l’on obtient sur soi, grâce à la résistance de l’autre. Cette victoire là se bâtit sans haine, elle se conquiert grâce à l’amour de l’autre et de ce que sa résistance nous offre à dépasser et à découvrir de nous mêmes.
Loin des chimères du pouvoir, la Victoire du monde Barça est une catharsis, une transmutation des contraires en complémentaires. Le monde Barça est un sacrifice permanent, celui de notre ego sur l’autel de la grâce pour que s’unissent, par l’opposition, les deux parties d’un même corps, les deux faces d’un unique ballon éternel.
La récurrence des classicos devrait nous interpeller. Bien au-delà des scores et des déchainements qu’ils vont entrainer, bien au-delà des ambitions Mourinho/Pérez, des polémiques de tous les chroniqueurs qui refont les matchs sans pour autant rien y comprendre, des arrière-pensées politiques, économiques, au-delà des personnes qui vont s’affronter par le jeu de balles qu’ils voudraient parfois plus perforantes que bondissantes, je pense au Nouveau Monde que notre époque porte en son sein.
Un monde qui, par les cris sourds de sa passion, de ses cataclysmes et de ses révoltes, annonce la venue d’une époque de lumière, une époque Barça où le jeu reprend la main sur l’enjeu pour dissiper les hurlements de la bête qui vocifère le long des bancs de touches, aux accents d’un Mourinho, dernier sursaut d’un monde Real qui sent confusément venir sa fin…
01:33 Publié dans Après la coupe du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : coupe, monde, barça, real, madrid, barcelone, caien, abel, pérez, nouveau, football |
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21/04/2011
Peuple de France, le monde Arabe nous parle !
Une révolution peut en freiner une autre... Le monde Arabe se soulève et sa fronde a décuplé la verve des va-t-en-guerre pour le triomphe des libertés.
Notre BHL national, promu à la fois chef des armées et président délégué de notre république héroïque, a pris la gouvernance de nos légions ailées. Jusque là, compte tenu de l'invraisemblable incohérence des orientations politiques intérieures et extérieures de notre chef de l'état, il s'agit presque d'un fait banal et, du reste, personne ne semble s'en émouvoir.
Ce qui me parait en revanche assez incroyable, c'est l'anesthésie qui frappe notre bon peuple, et qui le met dans un état de léthargie absolument consternant au regard d'inacceptables brimades économiques, sociales et politiques qu'on lui fait subir au mépris de la plus élémentaire étique.
Tandis que sont publiés les montants des retraites indécentes de nombreux élus, que nos députés s'octroient des privilèges régaliens, le peuple se soumet avec une résignation et une docilité dont on est en droit de se demander s'il n'y prend pas quelque malin plaisir.
Alors que l'or noir se transmute en or tout court pour le gouvernement et les compagnies pétrolières, notre bon peuple continue de l'abreuver de sa solde s'inclinant devant la dictature de la taxe. Il râle, il bougonne mais se résigne comme si une fatalité l'asservissait à la cause de ses oppresseurs.
Bon peuple de France, jusqu'où faut-il que ta prosternation t'abaisse pour que ton front, trop proche enfin des trottoirs de ta peur, ne ressente l'odeur nauséabonde de la veulerie et qu'enfin tu ne te redresses à l'instar de tes frères Arabes ?
Nul besoin de canons ou de baïonnettes pour refuser l'oppression, la maturité de tes institutions et de cette démocratie que tu prônes, suffit largement à garantir ta révolte paisible dont l'issue n'a nul besoin de sang et encore moins de larmes.
Dire Non, n'est pas une posture, encore moins une injure.
Dire Non, c'est retenir le bras de l'oppresseur pour lui faire entendre raison, sa raison, la nôtre, celle qui nous différencie de l'état animal et de la loi du plus fort ou du plus cupide.
Dire Non, c'est honorer notre Humanité par notre capacité à refuser que nos semblables soient victimes ou bourreaux car en dépit des apparences les deux finissent souvent liés par une souffrance commune, la haine.
L'absence de réaction n'est pas un signe de bonne santé mentale, à moins qu'elle ne soit le signe d'une acceptation absolue et inconditionnelle. Nous savons que seuls les sages et les saints sont capables de tels sentiments. En revanche, quand elle n'est que l'expression d'un renoncement elle devient la phase ultime de l'aliénation.
Peuple de France, le monde Arabe nous parle. Il nous alerte, nous interpelle, nous tire par la manche, par le cœur, il nous éveille, nous réveille.
Cessez de vous croire heureux pour le seul confort matériel que vous confère un quotidien anesthésique. Notre pays est en train de s'endormir du sommeil des injustes et si nous n'y prenons garde, l'inacceptable deviendra admissible, l'intolérable compréhensible et le sérum psychologique destiné à nous engourdir finira par faire de nous de bon petits veaux que les abattoirs géants de nos assemblées corrompues sacrifieront au gré de leurs besoins voire de leurs envies.
(Liberté Egalité Fraternité en callligraphie arabe)
Il ne s'agit plus de s'indigner mais de se révolter dans le sens plein et noble de ce mot qui nous invite à renouer avec l'origine, pour transformer le quotidien invivable d'une société déséquilibrée en Peuple digne aux qualités que l'on est en droit et en devoir de faire vivre pour mériter le nom de Démocratie et les vertus censées lui être attachées: Liberté, Égalité, Fraternité.
10:25 Publié dans La vie du monde | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : révolution, arabe, peuple, france, anesthésie, bhl, président, retraite, élus, liberté, égalité, fraternité, démocratie |
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14/04/2011
La démocratie des petites dictatures...
Il est des paradoxes dont notre société s'accommode sans que personne ne s'en émeuve outre mesure. Ainsi, alors que la démocratie est érigée en véritable déesse, ceux la même qui la vénèrent, en trahissent l'esprit chaque jour.
Prenons pour exemple cette multitude de petites dictatures qui gouvernent notre pays et qui nous rendent souvent la vie impossible au mépris de toutes les règles élémentaires du vivre ensemble :
De l'opérateur téléphonique, qui vous impose la froideur de ses serveurs vocaux en passant par le ridicule de ses plateaux téléphoniques où les protocoles proposés sont ânonnés par des opérateurs que souvent l'on ne comprend pas et qui jamais ne nous comprennent, aux administrations plénipotentiaires en passant par les fédérations souveraines, tout dans notre démocratie transpire la dictature des médiocres et des frustrés.
Prenons pour exemple la trop célèbre FFF et son organisation : Penchons nous sur son mode de fonctionnement et nous découvrirons avec effarement qu'elle a plus de pouvoir que l'autorité de tutelle censée la gouverner, à savoir le Ministère de la Jeunesse et des Sports.
Comble de ce paradoxe, cette même fédération, aux déviances retentissantes, chapeaute des ligues et des districts censés lui être subordonnés. Que nenni, en fait ce sont ces petits royaumes qui, par leur inertie, autant que par leur incompétences, finissent par dicter leur propres règles à ceux la même dont ils dépendent.
Ainsi va notre monde, la tête à l'envers où l'élève commande au professeur, l’enfant aux parents, le joueur à l'arbitre, le peuple au souverain, l'économique au politique, le politique au savant et la notoriété à la sagesse.
(Reversible tarot card. Par Wm Jas. CC-By. source Flickr)
Ces juxtapositions de dictatures masquées désorganisent à loisirs notre monde et chacun de s'étonner du chaos qui s'installe dans nos grandes démocraties… L'autorité pervertie s'est elle-même décapitée et son ombre exhale un parfum de nostalgie dont les dernières effluves s'échouent sur la grève de nos souvenirs.
Les journalistes se sont installés aux commandes de l'impertinence érigée en vertu cardinale, les élus se prostituent, à qui mieux mieux, le long des allées des plateaux télé avec, comme seul objectif, un maximum de passes cathodiques pour un orgasme électoral.
Dans les rues de nos capitales et dans les dédales de leurs quartiers, les injures et les agressions, à l'encontre de tout ce qui incarne une fonction étatique, sont devenues si banales que le moindre signe de déférence est perçu comme une obséquiosité.
La politesse, la gentillesse, le respect sont interprétés comme de la faiblesse, dans le meilleur des cas, ou du calcul la plupart du temps.
Bien entendu, le hasard n'a rien à faire dans cet état de déliquescence et si les gouvernances n'avaient pas elles même abdiquées de leurs devoirs, ceux qui les méprisent aujourd'hui, sans même la conscience qu'ils se détruisent eux-mêmes, n'auraient pas cette attitude détestable qui fait de notre quotidien une véritable guerre.
Pourquoi je vous parle de tout ça ? Simplement par ce que je crois qu'il y a urgence à restaurer l'Autorité en tant que fonction et par là toute celles et ceux qui l'incarnent : les parents, les professeurs, les policiers, les juges, les anciens, les éducateurs, les arbitres…
Il y a urgence dans ce domaine autant qu’il y a urgence pour la préservation de la planète car toute chose étant liées, il est certain que le civisme est une composante indispensable à l'équilibre du monde et que les respect de tous ceux qui représentent l’Autorité (je n’ai pas parlé de pouvoir !), quel que soit leur domaine d'élection, est une condition sine qua non à la préservation de l'espèce humaine et de tout ce qui la compose et la fait vivre.
Un dernier mot enfin pour vous suggérer l'importance de l'enjeu : Mieux vaut une autorité mal incarnée que sa vacance, car si les individus passent, les fonctions perdurent et sont, par nature, parfaites et destinées à nous servir d'archétype pour les épouser et à les faire vivre pour nous faire grandir.
Chantal Del Sol « L’autorité ne peut pas être une oppression cachée mais un processus de participation à la grandeur entendue comme réalisation d’un idéal. Une société qui bannirait les relations d’autorité deviendrait tout entière médiocre, fade, incolore. » L’autorité, Que sais-je ? 1994.
18:20 Publié dans La vie du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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12/04/2011
Intervention de la France en Lybie : Le masque de la grande ratonnade
A y regarder de plus près, on est en droit de s'interroger sur les motivations profondes qui ont poussé notre gouvernance à s'investir en terre Lybienne…
Bien entendu, les voix s'élèvent de tous les ministères et assemblées pour tenter de nous faire croire que seule le souci du bien être du peuple libyen motive notre intervention.
Malheureusement, nos élus nous ont désappris la confiance. Le désamour du peuple de France pour son président et plus encore pour sa politique a décuplé son pragmatisme et, comme au bon vieux temps des guerres coloniales, l'intervention en terre barbare reste une aubaine pour redorer les blasons ternis par l'échec de politiques intérieures désastreuses.
Approchons nous encore un peu plus de cette gesticulation hâtive et nous y découvrirons une motivation plus insidieuse et plus inquiétante encore, la volonté en réalité de se défouler des frustrations devenues insupportable par un moyen non avoué car inavouable mais subliminal : La ratonnade géante.
Bien entendu, d'aucun vont me rétorquer que le mot est fort, que l'argument est séditieux et le bouchon trop loin de la rive. Malgré ces éventuelles oppositions, qu'au demeurant je respecte, je ne reste pas moins convaincu de cette pensée de dessous la souche de nos locataires élyséens et de leurs chambres : Enfin, on peut se payer à bas prix un dictateur arabe dont on pense que la seule crainte serait justement de ne pas intervenir. Notre politique, autant intérieure qu'extérieure, n'est pas dans le bon tempo et pour une raison simple c'est qu'elle manque de noble intention voire d'intention tout court.
La gouvernance au sondage pour le seul attrait du pouvoir est un échec en soi et le pragmatisme comme seule règle de conduite transpire dans toute notre politique.
Que ce soit l'éducation, l'économie, la sécurité, le social et toutes les autres disciplines en général, le manque de vision et l'absence d'intention nous oriente vers des voies de plus en plus aléatoires.
Certes les électeurs de Marine Le Pen doivent se réjouir de ce relent d'histoire qui nous positionne en Maître dans cette ancienne colonie italienne et nul doute que leur rêve de voir toutes ces anciennes terres indigènes de nouveau sous protectorat démocratique fait partie de leur fantasmes les moins secrets.
Ce monde Arabe, devenu de moins en moins arabe par la grâce des intérêts commerciaux de nos "états/multinationales", a effectivement accouché de petits dictateurs qui ont fait, et font encore pour certains, le bonheur des boursicoteurs.
L'argent n'a pas d'odeur mais la misère en a une dont les relents finiront tôt ou tard par nous atteindre comme les nuages radioactifs.
L'être humain a la mémoire courte et sélective, sa propension à s'affranchir de l'histoire croît avec sa cupidité et sa soif de pouvoir.
Cette guerre, ces révolutions sont bouleversantes et admirables par l'intention des peuples qui les manifeste. Je n'en dirais pas autant de ceux qui exploitent cette souffrance et l'énergie que ces désespoirs génèrent. Gare au retour de bâtons de ceux que l'on manipulent car même les "indigènes" finissent par grandir et leur conscience devient toujours une arme qui se retournent vers ceux qui les ont asservis quels que soient les moyens utilisés pour les dominer, les exploiter et pour tout dire les opprimer.
La France récoltera le fruit de son travail et gageons que, s'il ressemble à l'intention de son président, il risque d'avoir pour nous un goût très amer.
12:24 Publié dans La vie du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : france, lybie, ratonnade, le pen, élus, président, électeurs, histoire |
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