01/10/2010
Danone Nations Cup 2010 en Afrique du sud

La Danone Nations Cup fête ses 11 ans ! 11 ans de rêve, d’échange et de sport partagés par plus de 18 millions d’enfants. Du 30 Septembre au 3 octobre 2010, après 6 mois de qualifications nationales dans 40 pays, la finale mondiale de la Danone Nations Cup enflamme l’Afrique du Sud avec des moments hauts en couleurs et riches en aventures humaines. Zinedine Zidane, parrain fidèle, sera au rendez-vous pour lancer la 1ère finale hors de l’hexagone de la plus grande compétition de football mondiale destinée aux enfants.
Au-delà des frontières du sport, cet événement, voué désormais à voyager aux quatre coins de la planète, s’engagera aussi localement en faveur de l’enfance et de la santé par la mise en place d’actions durables.
Aux finalistes de l’édition 2010, se sont joints exceptionnellement l’ensemble des équipes qualifiées pour la Finale Mondiale de la Danone Nations Cup 2009 que Danone avait choisi de reporter en raison des risques liés à la pandémie de grippe H1N1. Ainsi, ce sont plus de 1000 enfants réunis en Afrique du Sud pour prendre part à une édition de tous les records.
Pour cette Danone Nations Cup 2010 en Afrique du sud, 3 nouvelles équipes connues et beaucoup d’autres à venir : Sinenzuzo Primary School (Afrique du Sud), Millenium Team (Portugal) and Whitgift Independent School (Angleterre) se sont qualifiés pour la Finale Mondiale de la Danone Nations Cup 2010.
De plus une équipe d'Haïti sera invitée à la Finale Mondiale de la Danone Nations Cup 2010 en Afrique du Sud en Octobre.
"La Danone Nations Cup est une véritable Coupe du Monde pour les enfants. J'aurais aimé avoir la possibilité de vivre une telle aventure à cet âge. Pour les enfants du monde entier, c'est une chance dans la vie de participer à un tel grand événement ! Pour moi, il est un engagement très naturel. Lorsque j'étais enfant, j'ai eu tout ce que j'ai besoin, une enfance heureuse, et comme un adulte, en retour, je tiens à apporter le plus que je peux pour les enfants" Zinédine Zidane http://blog.danonenationscup.com/zidane_ambassador/
Pour terminer quelques chiffres :
Danone Nations Cup 2010 en chiffres
11e édition - 40 pays
5 nouveaux pays en 2010 : Haïti, Lybie, Mozambique, Nouvelle Zélande, USA
2 500 000 d’enfants âgés de 10 à 12 ans
Plus de 25 000 écoles et 20 000 clubs impliqués à travers le monde en 2009
1120 joueurs en Afrique du Sud durant 4 jours (édition 2009 & 2010)
700 000 spectateurs dans le monde et 27 000 spectateurs à Paris en 2008
250 journalistes accrédités lors de la Finale Mondiale en 2008
Plus de 200 heures de diffusions TV dans le monde en 2008
2400 articles dans le monde en 2008
AFRIQUE DU SUD
Ici il fait 30° à l'ombre, l'Afrique du Sud vibre aux accents de la joie de ces milliers d'enfants venus du monde entier pour jouer leur première coupe du monde...
Dès demain, un résumé du JOUR 1 de la Coupe du monde des enfants à l'Université de Prétoria... En voiture, c'est parti !!!
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12/07/2010
C’est le football qui a gagné !!!
Toute la soirée et une partie de la nuit, j’ai cherché à vous offrir des mots à la hauteur de l’événement que nous venons de vivre.
A force de buter sur l’implacable silence imposé parfois par le gardien du verbe, j’ai imploré la providence pour qu’une aide me soit accordée. Elle est arrivée de la bouche même de celui qui, hier soir à la 115ème minute d’une rencontre héroïque, m’a fait aimer la vie pour ses rebonds et sa dramaturgie.
« C’est le football qui a gagné !!! » s’est écrié Andres Iniesta
Oui, c’est le football qui a gagné, sur le trop, sur le laid, sur le faux…
C’est le football qui a gagné sur la violence, la cupidité, la notoriété, la stupidité, la quantité, la médiocrité, et tant de mots encore gravés au fronton de nos sociétés civilisées…
C’est le football qui a gagné, le football partage, le football courage celui de la dignité, celui qui répond aux coups avec noblesse et magnanimité…
C‘est le football qui a gagné, celui de l’unité retrouvée, des égos maitrisés, le football de l’annonce du retour des hommes de bonne volonté…
C’est le football qui a gagné, celui qui, de sa danse, fait communier l’Humanité.
Merci donc, merci Monsieur Iniesta, pour la énième fois, d’avoir su voir l’appel dans l’espace et de m’avoir offert un de ces caviars dont vous et vos partenaires de la Roja avez le secret…
Merci pour ce « C’est le football qui a gagné !!! », merci pour ces quelques mots qui m’ont permis, moi aussi, d’offrir à celles et ceux qui ont pris le temps de me lire, des une deux, des transversales, des contrôle orientés, des reprises de volée, des sombreros et autres passes de mots, pour dire mon amour du football pour un football d’amour et de Paix.
16:18 Publié dans Pendant la coupe du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : espagne, coupe du monde 2010, afrique, pays bas, arbitre, iniesta, finale |
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02/07/2010
Le supporter et les marchands du temple...
Le douxième homme : le supporter, c'est autre chose que le fan affalé sur son fauteuil, la télécommande à la main...
Vouloir dresser le profil type du supporter équivaut à définir celui de l’humanité toute entière.
La magie du football opère bien au delà de tout caractère, de toute classe, de toute condition. Si l’enfant court vers le stade, il est bien souvent précédé ou suivi de son père, son grand père, sa maman, sa mamie, sa cousine, son ami, son frère, le voisin, le chauffeur du bus qui l’a déposé, le patron de son oncle, le ministre qu’il a vu à la télé, le chanteur qui le fait rêver…
Si la nature du joueur se révèle sur le terrain, l’attitude du supporter révèle la nature de l’homme venu assister à la rencontre.
Combien sont-ils ces introvertis qui se sentent pousser les ailes de la gloire, combien sont-ils ces extravertis que les larmes empêchent de prononcer le moindre mot devant un chef d’oeuvre de Zidane ? Combien sont-elles ces femmes, mères, épouses, qui détestent leurs maris vautrés dans le canapé, devenus aveugle et sourds pendant 90 minutes et qui, pour autant, se sont ralliées à la cause du football lors de notre seule et unique victoire de la Coupe du Monde ? Magie, magie, le supporter est partout, potentiellement partout et il suffit d’un événement particulier pour que celui qui décriait alors vingt deux abrutis courant derrière une balle, devienne alors le plus ardent défenseur de la cause du football.
Les supporters vont vers les terrains comme les pèlerins convergent vers leur centre spirituel. Aspirés, attirés, ils vont vers leur intérieur, ils vont vers leur centre. J’aime le supporter. Celui dont la vie est rythmée par la palpitation de son équipe, celui qui pleure des défaites et des victoires. Celui dont le regard s’allume dès qu’il pénètre aux abords du stade. Celui que l’on nomme le douzième homme.
Je sais que la société fait naître des éléments « monstrueux » de notre pollution humaine, comment en serait-il autrement… ! Mais malgré cette déviation inévitable, il n’en demeure pas moins vrai que, là comme ailleurs, pour une poignée d’âmes perdues, venues se défouler et évacuer un mal de vivre, la grande majorité des amoureux des stades apporte une énergie sans laquelle les joueurs de ballons seraient, à coup sûr, orphelins.
Lorsque je jouais, je les voyais se presser autour de la main courante, puis dans les gradins. Certains étaient d’anciens joueurs, d’autres encore, souvent les plus fervents, n’avaient jamais participé à une rencontre. Chaque fois, la même fraîcheur, des sourires, des mains qui se posaient sur moi bénissant mon entrée dans le temple. Que de regards j’ai pu croiser dans lesquels s’étaient endormis les rêves les plus fous ! Parfois je percevais le cri étouffé du désespoir dû au chômage, à la séparation. D’autre fois, l’odeur forte d’une vie d’alcool pour anesthésier des douleurs trop intenses, embaumait une accolade. Mais toujours, toujours, derrière ces masques, je percevais l’innocence de l’enfant.
Je sais que les stades sont devenus aujourd’hui de véritables camps retranchés et j’enrage de voir la ceinture de C.R.S entourer ces « temples » comme ils entourent d’ailleurs certains lieux de culte. L’analogie devrait nous donner à réfléchir. La responsabilité est à rechercher dans les causes, non dans les conséquences.
Combien d’orphelins de la vie viennent chercher un sens à leur devenir, combien, comme des animaux hurlant une douleur que personne ne veut plus entendre, se traînent dans les virages des stades : Dernière clinique offrant encore, fut-ce le temps d’un match, l’illusion d’une vie sans souffrance, ou du moins, une souffrance que l’on peut hurler, sans crainte d’être enfermé entre les quatre murs d’une cellule ou d’un centre psychiatrique.
Les supporters me touchent et la manipulation dont ils sont l’objet à des fins mercantiles devrait alerter davantage les pouvoirs publics. Les quelques « déséquilibrés », au sens strict de ce mot, ne sont pas autre chose que les victimes, ou plutôt le résultat de politiques comptables de l’univers professionnel.
Tout dans notre société moderne se réduit à l’efficacité, la productivité, le résultat. Les exigences du monde du profit à tout prix, se conjuguent mal avec l’esprit du sport. Quelqu’un m’a dit un jour, lorsque l’on veut dîner avec le diable, il faut une longue fourchette. Celles de certaines instances footballistiques sont souvent trop courtes…
Tout dans notre société moderne se réduit à l’efficacité, la productivité, le résultat. Les exigences du monde du profit à tout prix, se conjuguent mal avec l’esprit du sport. Quelqu’un m’a dit un jour, lorsque l’on veut dîner avec le diable, il faut une longue fourchette. Celles de certaines instances footballistiques sont souvent trop courtes…
Ce monde très particulier abrite trop de vendeurs de « chair humaine » dont les velléités s’accordent mal avec mon amour du ballon. Bien que minoritaires, ces commerçants déguisés, associés à quelques « fédératifs » trop bien nourris, ont eut raison de mon envie d’évoluer dans ce que l’on appelle, bien improprement à mon avis, le « football de haut niveau ».
Le football est une voie initiatique, pas une activité commerciale. Cette voie ne peut se satisfaire de marchands du temple et ceux qui l’empruntent doivent être qualifiés pour le faire.
Combien sont ils ces « grands argentiers » du football à s’abreuver de la sueur de nos jeunes héros ? Combien de parasites se remplissent les poches, vidant les coeurs pour s’abreuver de ce nectar divin ? Publicitaires, médias, hommes politiques de tous poils venus récupérer, à des fins électorales, une victoire, une défaite, un joueur…
Combien de ces vautours planent au dessus de l’enceinte sacrée ? Ils vous objecteront sans doute qu’ils servent la cause du football… Il serait plus juste de dire qu’ils se servent de cette cause et, la plupart du temps, à des fins peu honorables.
Je vais illustrer d’un exemple l’état d’esprit dans lequel s’est emprisonné le monde dirigeant du football actuel. Alors que je passais un diplôme d’éducateur, je me trouvais dans un centre de formation de jeunes joueurs. Comme chaque fin de semaine, les parents venaient chercher leurs progénitures. Quelle n’a pas été alors ma stupéfaction de surprendre l’altercation entre un formateur et un jeune à cause de l’oubli de son sac de sport « à l’effigie de la marque qui fournissait les équipements ». Il lui a été dit haut et fort que la prochaine fois, c’était l’exclusion du centre. J’étais assommé.
Je me revoyais, pieds nus, sur mon terrain vague algérien, disputant une rencontre de quartier pour une bouteille de sélecto, sous les hurlements des supporters locaux venus encourager nos efforts. J’avoue que cet événement m’a profondément marqué. Tellement que j’ai toujours enjoint les parents de jeunes joueurs à n’acheter que les équipements meilleur marché, convaincu que jamais l’équipement n’a fait le joueur.
Le « business supporter » est si juteux que les fumigènes que l’on condamne, sont vendus par ceux la même qui prétendent les interdire. Instaurer dans de telles conditions un code de comportement relève du miracle et je trouve que la délinquance de certains supporters est une délicatesse face à celle de ceux qui l’exploitent.
Malheureusement, ceux qui font commerce de l’humain ont compris, depuis fort longtemps, que la haine génère plus de profit que l’amour.
On a atteint de tels sommets que même les supporters finissent par être contaminés par le syndrome du résultat. Gagnez, sinon on ne vient plus vous voir ! Au lieu de laisser les speakers autour des stades haranguer les foules avec des slogans guerriers, il serait bon d’afficher, au dos des billets, un extrait, par exemple, du texte de Rudyard Kipling « Si… » :
Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,
Tu seras un homme, mon fils.
(Traduction : Paul Eluard)
11:04 Publié dans Pendant la coupe du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : marchand, argent, football, afrique, france, fédération, amateur, démission, supporter |
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24/06/2010
Ma ferme célébrités...Rêvée !
Ce matin, je me suis réveillé heureux et plein de joie.
Ma nuit pourtant a été courte car je peinais à trouver le sommeil, alors, plutôt que de compter des moutons, je me suis amusé à compter des chèvres mais pas n’importe quelles chèvres, des chèvres tricolores qui, pendant cette coupe du Monde, et depuis bientôt quatre ans, ont réussi l’exploit de nous faire croire qu’ils étaient des lions.
Mes petites chèvres allaient bêlantes dans un grand champ et moi, épris d’une soudaine affection pour elles, j’ai été pris de l’envie de leur donner à chacune le nom qui leur correspond :
J’ai d’abord baptisé le groupe des petits boucs avec, à sa tête, le vieux Raymond, l’émissaire puant d’égo, l’air suffisant et puis Jean pierre, la corne molle et le sabot peu reluisant. Il y avait Gérard, le bouc de l’ombre, la barbichette cherchant toujours le sens du vent, enfin Aimé, l’ancien, devenu chef par accident, toujours soumis aux évènements. D’autres petits boucs sans noms, moins imposants, presque transparents, se contentaient d’être présents.
Tout prêt de ces chefs de clan, mes petites biques allaient gaiement avec, à leur tête, la Roseline grasse et hautaine, fière comme Artaban, sans doute la favorite d’un bouc illustre absent du groupe, momentanément. La Rama, autre favorite du bouc absent, boudait dans son coin, mise à l’écart, sûrement pour quelques uns des ses errements, récurrents.
Derrière, autour, à côté de ces bêlantes de haut rang, broutait le gros du troupeau, j’ai continué de nommer, un peu au hasard, comme le fut la création par Adam : Toi, tu seras Franquinette la biquette un peu bébête. Toi tu seras Nicolette, bique rude comme un bouc, la corne raide et l’air méchant. Toi, qui veut bien brouter ici mais jamais là tu seras Florentinette. Toi, pleine d’allant et l’air content tu seras Jérémiette. Toi, tu seras Sydnette un peu perdue, à contre temps et toi Williamette un peu coquette toujours boitant, et toi… et toi… et toi….
Chacune de mes créatures portant enfin son nom, je me suis abandonné dans les bras d’un Morphée tout de miséricorde et de charité. Il m’a offert un rêve que je vais, séant, vous conter :
J’étais au beau milieu d’une contrée dont je savais, comme on sait dans les rêves, qu’elle n’avait pas de frontières, des gens venaient vers moi, m’offrant à boire et à manger. Par la douceur de leurs regards, ils me transmettaient le pouvoir de les comprendre. J’étais invité à la promenade, quand au détour de nos déambulations, nous sommes arrivés sur un terrain vague où des enfants pieds nus partageaient une boule de chiffon ronde comme un ballon. Ils avaient le torse à l’air sous un soleil de plomb et un ciel d’azur. Un public nombreux et passionné encourageait les ébats. Ruisselants de bonheur autant que de sueurs, les enfants se donnaient corps et âme avec une noblesse dont on me disait, comme on nous dit dans les rêves, qu’elle était l’héritière de l’antique règle de la chevalerie :
Pas un coup bas, pas une injure, pas une petitesse, pas un joueur qui ne tomba sans qu’un autre ne le relève et ce, qu’il soit ou non son partenaire.
Pas une contestation envers l’arbitre qui pourtant je le voyais bien, se trompait de temps en temps.
Pas une belle action que tous dans le public n’encourageaient.
Entre les courtes pauses, pas une bouteille d’eau qui circula sans qu’elle ne fut partager, pas un tirage de maillot, pas un tacle dans le dos ni dans les faits, ni dans les mots.
Les entraineurs applaudissaient chaque belle action, quelle que fut l’équipe qui l’exécutait, ils se regardaient complices et fiers de voir éclore tant de talent.
Le non-temps aidant, car les rêves nous affranchissent du contingent, j’étais certain de connaître cet endroit. La clameur s’amplifiait et, la fin de la partie annoncée, je vis s’approcher un vieil homme la barbe blanche et le turban immaculé, portant dans ses longues mains un plateau d’argent sur lequel trônait, comme un trophée, une bouteille de verre. Sur ce trophée d’un autre temps était gravé en lettre d’or un nom : SELECTO.
Soudain, tout se transforma, comme toujours dans les rêves, et je reconnus instantanément le terrain vague de mes sept ans et la bouteille de Sélecto, « coca des pauvres », que l’on se partageait à la fin des mi-temps. J’étais en Algérie, à El Biar, quartier chic des hauteurs d’Alger où, après l’indépendance du pays, ma famille était venue habiter.
Je me voyais courir moi, le petit « roumi » comme on m’appelait, à cause de ma tête de bon français. Je me voyais dribler, passer, marquer dans un but sans filet, fait de deux pierres au sol. Pas de gradins mais du public, les parents, les amis, les voisins et même mon petit chien kiki.
Les scènes se succédaient, comme dans les rêves, sans aucun ordonnancement. A la fin, j’ai revu mes copains m’étreindre et pleurer alors que je leur annonçais que je devais les quitter et rentrer en France, pays de ma mère, pour qu’elle y reçoive des soins très urgents.
A cet instant, sans doute à cause de la violence de ce moment, je me suis réveillé.
Paradoxalement, malgré la nostalgie de mes sept ans, je me suis senti le cœur léger et plein d’espoir pour continuer à avancer. Je me suis souvenu de mes chèvres comptées et j’ai souris à l’idée que de leur défilé soit né un rêve d’une étonnante beauté.
J’ai instantanément compris que peu m’importeraient les déballages et les quatre vérités de quelques joueurs frustrés, de la ministre, de la Fédé, puisque de mon côté, je n’en reconnaitrais qu’une, celle au service de l’harmonie pour l’unité retrouvée de notre humanité.
Je me suis promis de faire silence dans ce tumulte d’insanités et plutôt que de maudire l’obscurité, j’ai décidé d’allumer une bougie pour que notre monde soit mieux éclairé.
00:26 Publié dans Après la coupe du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ribéry, équipe, france, bachelot, rama, henri, sarkozy, crise, fff, ferme, célébrités, afrique |
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16/06/2010
Vuvuzela, l’alarme du monde
Droits de la Photo à voir ICI
Il est toujours intéressant de tenter de voir au-delà des apparences.
Le bourdonnement incessant des « vuvuzelas » doit nous interpeller sur le sens que peut revêtir la manifestation d’une liesse dont la vibration résonne dans le monde.
Le son est la première manifestation de la vie. Nous même sommes soumis à cette loi qui fait que notre existence est la conséquence d’une harmonie vibratoire, sans laquelle nous ne serions qu’une possibilité, une virtualité. Mais voilà, quand l’harmonie accouche du son, elle dessine les contours de nos existences.
Mais alors me direz vous quel rapport avec de vulgaires vuvuzelas ?. Le rapport réside dans le fait que la masse exprime et conserve à son insu des trésors voilés destinés à être reconnus par celles et ceux qui quêtent inlassablement toute trace de l’harmonie primordiale, de l’arche d’alliance contenue dans ce saint des saints qu’est notre Humanité. Ne nous y trompons pas, l’endroit idéal pour préserver un trésor ne sont ni les coffres forts ni les bibliothèques mais le cœur des hommes.
Vuvuzela annonce et alarme le monde comme les trompettes de Jéricho résonnèrent autour de la ville.
Notre monde s’est rempli d’interdits comme Jéricho le fit en son temps. Le viol permanent de la vie, les crimes incessantss contre notre humanité, contre notre Terre Mère sont autant de signes, de marque, d’enfreintes à une harmonie cosmique qui nous a été offerte en partage et confiée en garde.
L’Afrique du Sud, terre de discriminations, nous rappelle le sens même de ce mot qui signifie jugement et le jugement précède toujours la sentence induite par la faute engendrée par une crise.
Cette crise que notre monde traverse est d’une autre portée qu’une simple dégringolade des monnaies et des marchés boursiers. Cette crise est bien plus profonde et les trompes qui annoncent un jugement prochain devraient nous alerter sur le choix qui nous est proposé.
Discriminer, c’est choisir et, de cette faculté offerte par notre libre arbitre, nous ferons de notre stade planétaire, soit un lieu d’échange et de partage pour inviter la Paix, soit le stade de la confusion ultime annonçant l’avènement d’Armageddon.
Quand les trompes se mettent à sonner, il est urgent d’entendre.
21:41 Publié dans Pendant la coupe du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vuvuzela, trompettes, monde, coupe, football, afrique, sud, bruit |
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13/06/2010
Le monde est en fête…Mais le monde est en deuil !
Photo de Sonia "petite fille en pleurs" sur un très beau blog intitulé "les couleurs du dragon. A voir ICI

Le monde est en fête…Mais le monde est en deuil.
Les images de nos stades en liesse, dont le bourdonnement saoule les corps, me renvoie aux images de marée noire et d’oiseaux englués de pétrole.
Le monde est en fête mais le monde est en deuil.
L’ouverture de la cérémonie n’a pu empêcher la fermeture du petit cercueil sur ce petit corps dont les racines encore vivantes symbolisent la lutte et la paix. Mr Mandela, j’ai mal avec vous. Je me demande si de toute les adversités celle-là n’est pas la plus éprouvante. L’apartheid, la prison, l’humiliation, votre pardon, votre panthéon et ce qui devait être votre apothéose se transforme en purgatoire ultime dont le sens appartient au mystère de votre destinée.
J’ai regardé toutes les rencontres de ce début de coupe et la qualité de jeu très embryonnaire ne permet pas encore d’en situer le niveau technique. En revanche, l’état d’esprit semble être emprunt de votre dignité Mr Mandela. Ce que je souhaite, au delà des résultats, des triomphes des uns, des déceptions des autres, ce que je souhaite c’est que chaque entraineur, chaque joueur, chaque supporter soit solidaire de vos affres et que la noblesse des comportements honore la grandeur de votre voie.
J’écoute les analyses et les commentaires avec l’égale indifférence que l’on se doit d’adopter face aux nationalismes primaires qui, pour moi, restent la menace majeure que doivent redouter les amoureux du sport.
Je constate l’engouement irraisonné de partisans prosélytes scandalisés qu’un Français ne soit pas supporter des Bleus ou qu’un Italien ne vibre pas aux seuls mots « Squadra Azura ». La seule union qui vaille pour moi est celle avec le beau jeu, le beau geste, l’engagement dans le respect pour une victoire qui fait grandir tout le monde.
L’accueil de l’Afrique est un cadeau pour le monde, la souffrance de Mr Mandela un rappel à l’essentiel, au miracle de la vie, si précieuse, si fragile, si belle, si, si ,si….
Et si nous mettions à profit cet évènement planétaire pour mieux nous en souvenir, et si le départ de cette petite fille était comme un SOS lancé en braille pour les aveugles que nous sommes. Et si l’envol de cet enfant était le symbole sacrificiel des bambins des townships pour rappeler à l’humanité qu’ils sont aussi notre avenir, un avenir que personne ne prend la peine d’inviter au jeu.
Le rêve, à portée de mains trop tendues, peut devenir cauchemar quand les bras grandissent. Attention messieurs les pourvoyeurs de paradis artificiels, ceux que vous laissez trop loin de votre Eden pourrait bien un jour prochain vous faire connaître l’enfer de leurs misères et de leurs frustrations.
Ecoutez, écoutez encore, cette fête mêlée de larmes sonne peut-être l’alarme pour nous sauver. Il faut prendre le temps d’interpréter les signes, il n’y a de hasard en rien et notre cécité intellectuelle ou notre fermeture de cœur ne sont que des handicaps ou des « blessures » que nous nous devons de soigner afin de ne pas laisser sombrer notre monde dans un mal incurable qu’aucun breuvage d’aucune coupe ne pourra plus soigner.
Merci Mr Mandela de nous offrir ce qui est peut-être votre ultime souffrance pour aider à préserver le monde de sa folie et pour le libérer de l’auto-apartheid dans lequel il s’est plongé depuis maintenant de trop nombreuses années.
19:25 Publié dans Pendant la coupe du monde | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : enfants, afrique, sud, football, coupe, monde, deuil, avenir |
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11/06/2010
Football... Qui est l'entraîneur ?
L'entraîneur c'est celui qui sait et celui qui aime... Celui qui demande et celui qui donne... Celui que l'on respecte parce qu'il nous permet de donner le meilleur de nous-même... L'entraîneur est un homme, de ceux qui forcent l'admiration mais ne provoquent jamais la crainte, de ceux qui ont l'exigence des courageux et le courage des connaissant... L'entraineur ne confond jamais victoire et résultat et son goût pour la compétition ne se satisfait pas de la gagner de mauvaise manière... Combien y a t'il d'entraineurs qui satisfont à cette définition, au sein de nos clubs de football ?
Extrait du livre "Une balle pour la Paix - Football, sport sacré ?" de Tayeb Belmihoub - Editions Mélanges
Chapitre 5 page 55 "L'Entraîneur"
« Si le rôle du maître est bien de faire émerger le désir d'apprendre, sa tâche est de "créer l'énigme" ou plus exactement de faire savoir une énigme : en dire ou en montrer suffisamment pour que l'on entrevoie son intérêt et sa richesse et se taire à temps pour susciter l'envie de dévoilement. » Philippe Meirieu « Apprendre ... Oui, mais comment ? »
"J’ai connu le bonheur d’entraîner pendant quelques années des équipes amateurs. Quelques souvenirs impérissables m’ont démontré la valeur de l’épreuve pour élever sa conscience.
J’ai eu à m’occuper de jeunes, qu’une éducation déficiente et souvent douloureuse avait conduits en foyer social. Ni meilleurs ni pires que l’adolescent moyen, ils souffraient néanmoins d’un sentiment d’exclusion, exacerbé par les regards de défiance à la dérobée de la population locale. Ils subissaient même parfois des « biens pensant », une franche hostilité, comme si la détresse dans laquelle ils se trouvaient, les rendait responsables, voire coupables, de je ne sais quel crime ! Paradoxalement, la misère dérange plus ceux qui l’observent que ceux qui la vivent…
Le premier jour d’entraînement a toujours été pour moi, un moment crucial. Premiers regards, premiers mots et plus essentiel encore, premiers gestes. L’entraîneur, le transmetteur du savoir, celui qui prétend donner l’exemple, celui qui initie, celui que l’on doit respecter, croire, celui qui nous engage sur la voie…Celui là
doit être à la hauteur de sa tâche et de ses exigences. Il est d’abord un homme de geste car bien avant que le cri ne manifeste la parole, avant que le verbe ne chute dans le mot, le geste fût l’archétype de l’incarnation du verbe, langage primordial que tous doivent comprendre et entendre avec le coeur. Je ne peux oublier cet instant d’angoisse, où chaque geste, chaque mot, chaque regard doit refléter l’authenticité, la force de mon engagement et de mon serment.
Pour le reste, il serait bon que les éducateurs fassent preuve de plus d’humilité quant à ce qu’ils prétendent apprendre tant il est incontestable que certains joueurs viennent au monde avec un don qu’aucun entraîneur ne saurait jamais transmettre. La capacité à produire du beau vient du parfait, pas de l’homme.
Je disais donc que je donne bien plus que quelques heures de mon temps, je donne ma vie. Je me transforme en jardinier qui tantôt désherbe le mauvais geste, tantôt arrose des graines destinées à devenir les plantes que la vie appelle. Je sème, plante, récolte, déplace, replace, je veille. Je suis un serviteur de l’harmonie. Quand, sous mon regard émerveillé, les virtuoses de la balle offrent une symphonie que l’amour dirige, je sens monter en moi des larmes de bonheur. Je deviens le témoin de l’union, témoin de l’humanité devenue Une et Indivisible, témoin d’un miracle.
Il m’est trop souvent arrivé, avec ces adolescents à la personnalité fragilisée, d’avoir à arbitrer des conflits sur lesquels planait en prédateur, le spectre de la haine, séductrice implacable usant de son arme favorite, la division. Un jeune garçon, déjà plus marqué par la vie que bien des hommes, répondait au nom de Bastien. Son jeu était comme lui, impulsif, généreux, créatif, les hommes sont comme ils jouent. Bastien venait de subir une injustice flagrante, doublée d’un coup qui l’avait mis si hors de lui, qu’un flot ininterrompu d’injures jaillit du fond de sa douleur. Dire que sa réaction était la bonne serait valider la vengeance. Le temps n’était pas à la polémique, il importait pour moi que l’épreuve fasse grandir. Fusse dans une apparente douleur, il fallait que le conflit serve et l’agresseur, et l’agressé. Il est plus facile de se faire un ennemi que de finir par se faire aimer de lui.
Je pris Bastien à part et lui glissais à l’oreille des mots inspirés par l’urgence. Notre échange, je devrais dire à cet instant, notre communion, fut brève mais si intense qu’elle lui donna assez de courage et de confiance pour présenter des excuses à celui là même qui l’avait agressé. Bastien s’est présenté la main offerte et le coeur dedans pour rétablir la paix. Celui qui l’avait agressé fut aussi désarçonné que surpris par cette démarche. Leurs regards se sont croisés, leurs silences se sont parlés, ces deux adolescents ont grandi, et leur conscience s’est éveillée à la force du pardon, bien plus grande que la puissance de la haine.
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la paix est le fruit d’un âpre et noble combat, pour parvenir à rétablir l’équilibre entre des forces antagonistes qui jettent le trouble et la confusion dans nos coeurs. Cette énergie me met en état d’urgence. Il me faut alors à tout prix réparer, soigner la blessure, la fracture qu’engendre le sentiment de haine.
Cette expérience n’est pas unique, loin s’en faut et nombre d’éducateurs pourraient vous en conter de plus belles encore si l’on passait plus de temps à montrer ce qui unit au lieu de monter en épingle ce qui divise. J’ai eu, dans un registre analogue, la joie intense d’entraîner l’espace d’une demie saison, un club de la banlieue parisienne, des seniors24, où un condensé de personnalités très fortes et au passé déjà très lourd, venait « s’affronter » sur la pelouse. Le rituel de mise en confiance du premier jour était toujours le même : montrer par le geste que je n’étais pas un imposteur. Il s’agissait d’un club de district du Val d’Oise. Les débuts sont souvent difficiles, mais après quelques séances et quelques matchs, j’obtins qu’aucun joueur ne pénétra dans l’enceinte du stade la cigarette à la main, qu’aucun ne profère d’injure sur le terrain et qu’aucun ne soit jamais en situation de mériter un avertissement.
Lors de chaque rencontre, je mettais mon plus beau costume du dimanche pour les honorer comme le ferait l’entraîneur d’un club professionnel. Je considérais qu’ils méritaient encore plus que je fusse digne de l’effort qu’ils allaient produire. Effort physique, mais bien plus encore, combat contre eux-mêmes, pour vaincre des tendances qui les incitaient à des comportements que je jugeais inacceptables sur le rectangle vert.
Nous étions premiers à la mi-saison, sept avaient arrêter de fumer et plus encore, apprenant que la rémunération qui m’était versée ne couvrait pas mes frais de déplacement - je parcourais 300km pour les entraîner -, ils proposèrent de m’abandonner leurs primes de match ! Comment ne pas être bouleversé par tant de noblesse, de générosité et de grandeur ? Sont-ils nombreux, les chefs d’entreprises qui se voient offrir, par leurs employés, leurs salaires pour continuer à diriger leurs entreprises ? A l’inverse, combien de chefs d’entreprises sont prêts à tout donner pour veiller à l’harmonie de leur équipe ? Les lois du marché économique dictent leurs règles. Règles fluctuantes qui déstructurent les bases les plus élémentaires de la vie en communauté. Chacun pour soi sans même Dieu pour tous.
Une équipe de football est comme l’humanité, Une dans son essence, multiple dans son apparence. Veiller les uns sur les autres, être à l’écoute les uns des autres. L’équilibre est à ce prix. Le collectif, n’est pas du « collectivisme », c’est la volonté de mettre chaque note en correspondance avec celle qui la fait résonner le mieux. Vaste entreprise mais si passionnante qu’elle est ma raison de vivre… A l’heure où les sociétés dans lesquelles nous vivons accouchent d’individus continuellement frustrés de leurs rêves, le terrain de football permet à chacun d’évoluer à sa meilleure place : celle où il se sent le mieux.
Combien sont-ils ces avocats qui rêvent d’être potiers, ces médecins d’être comédiens, ces comédiens de devenir charpentiers ? Qui et quand leur a-t-on donné la chance d’évoluer à leur poste, selon leur nature profonde ? Trop rarement, car si tel était le cas, le monde tournerait aussi rond qu’un ballon.
Ce monde est peuplé de gardiens de but, de défenseurs, de milieux, d’attaquants, d’arbitres, de soigneurs. Ce monde est foot !"
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02/06/2010
Quand FIFA rime avec MAFIA…
C’est avec une assertion aussi imagée que s’est exprimé Andrew Jennings dans le documentaire diffusé hier soir sur ARTE.
Photo Roger Corke BBC
Andrew Jennings, journaliste de la très sérieuse BBC a fait de très sérieuses et nombreuses investigations pour réaliser ce documentaire censuré en 2006 « L’information a été révélée par le quotidien "Le Monde" dans son édition du 26 juin. Arte a déprogrammé la diffusion d’une soirée thématique (Théma) "Carton jaune pour la FIFA". En cause, deux documentaires évoquant des pratiques douteuses au sein de l’organisateur de la Coupe du Monde de football. (…) Sous la pression de la FIFA et les conseils du service juridique de la chaîne allemande ZDF, fournisseur du programme, ARTE a fait le choix, au moins dans un premier temps, de déprogrammer les reportages. (…) En 1999, David Yallop dénonce dans son livre " How they stole the game" (comment ils ont volé le jeu) la gestion de l’ancien président Havelange. En 2006, année de coupe du monde, un de ses confrères Andrew Jennings remet ça avec "Play the game" édité en français sous le titre "carton rouge" ouvrage qui cette fois met en cause l’actuel président Sepp Blatter, ses pratiques électorales et ses relations particulières avec la société de marketing sportif ISL. Dans les deux cas la FIFA a essayé en vain de faire interdire la publication de ces livres. »
Voilà pour l’historique d’une soirée qui a enfin eu lieu, le 1er juin et à cet instant nous ne savons pas si nous devons nous en réjouir ou pas : oui, bien sûr, car la vérité est tellement inacceptable qu’il faut la cirier haut et fort et non, bien sûr, car la vérité est tellement inacceptable qu’elle nous fait désespérer un peu plus encore et sur la nature humaine et sur, non pas le football, mais la politique car il s’agit bien là de politique.
Tout le monde sait que la Fédération Internationale de Football, compte davantage de pays affiliés que l’ONU ce qui lui donne une puissance incommensurable qui s’ajoute à la dimension planétaire du sport qu’elle est censée représenter et aider : le football.
Autant dire que nous avons été très intéressés par la soirée Thema d’Arte consacré au Foot et au Business…
Cette soirée spéciale a commencé par une enquête sur place de Martina Bosse, La Coupe de Bonne-Espérance, qui s'est intéressée aux réelles retombées de la Coupe du monde pour un pays comme l'Afrique du Sud, où elle a généré un espoir sans précédent. « L'Afrique du Sud est un pays jeune, dont les institutions, la classe politique, les médias, les patrons ne constituent pas des contre-pouvoirs suffisants face à la Fifa, qui lui a imposé des conditions draconiennes, explique Andrew Jennings. Il faudra attendre la fin de l'événement pour faire les comptes, mais on peut déjà affirmer qu'elle n'obtiendra pas le retour sur investissement qu'on lui a promis. »
Le pays a investi environ 6 milliards d’euros pour accueillir la Coupe du Monde mais une étude récente de l’Institut universitaire sud-africain a conclut que la FIFA serait le principal bénéficiaire d’autant que le nombre de visiteurs attendus est passée de 400.000 à 250.000… Il faut dire que dans le contexte économique mondial actuel, même les grosses structures ont revu à la baisse le nombre de personnes qui pourront bénéficier de places dans les espaces « VIP » réservés pour des sommes allant de 1500 à 15.000 euros par personne…
A suivi la rediffusion de Fifa : du foot et du fric, l'enquête brûlot de la BBC qui révéle les nombreux dysfonctionnements et petits arrangements de la Fédération internationale de football.
Un extrait :
« Jennings, lui, s'amuse pour masquer sa colère. Il nous guide dans cette arrière-cour du plus beau sport du monde. Ce qu'il approche est bien plus scandaleux que le coup de tête de Zidane ou les mauvaises manières de Materazzi. Ce sont pourtant ces faux scandales que l'on offre aux foules. Profitons donc de Jennings. Après le film, achetons son livre : « Carton rouge ! Les dessous troublants de la Fifa » (Presses de la Cité). Sepp Blatter a renoncé à le faire interdire. » Claude Askolovitch Nouvel Obs
http://teleobs.nouvelobs.com/tv_programs/2010/6/1/chaine/...
Alors on aimerait reposer nous aussi les mêmes questions mais nous savons déjà que nous n’obtiendrons pas de réponses…Pas plus de la FIFA que de la FFF :
Pas de réponses pour l’Afrique et la somme considérable d’efforts que les bénévoles (oui bénévoles !!!) doivent faire pour leur envoyer ne serait-ce que quelques ballons ou équipements dont ils sont tellement dépourvus que parfois un seul ballon est disponible pour toute une école !!!
« La FIFA dont le siège est à Zurich connaît une situation financière plus que confortable (144 millions de dollars de bénéfices en 2004) grâce à ses différentes sources de revenus : droits TV, publicité, produits dérivés sous licence… »
Pas de réponses pour l’Afrique du Sud et les 70.000 travailleurs de l’ombre qui se sont mis en grève en 2009 pour réclamer une misérable augmentation de 13% sur un misérable salaire de 245 euros/mois pour les plus chanceux et de 40 euros pour les autres… Et ce ne sont pas les 27000 billets offerts aux travailleurs qui changeront la donne… D’ailleurs pourquoi 27000 billets pour 70.000 travailleurs ?
« Les ouvriers demandent des augmentations de salaires afin de compenser la hausse des tarifs d’électricité qui ont fait un bond de plus de 30% en mai. Les prix des produits alimentaires ont également augmenté de 12,3%. Ces hausses de prix pèsent lourd sur les dépenses des plus pauvres dans un pays où 43% de la population vit avec moins de deux dollars par jour. « Quand l’Afrique du Sud s’est vu confier la Coupe du monde, on espérait que les travailleurs de base allaient en récolter les fruits. Mais malheureusement, le Mondial ne va profiter qu’à ceux qui sont déjà riches »,s’indigne le négociateur du syndicat majoritaire » RFI
Pas de réponses pour la France et les associations d’éducation par le sport qui voient cette année leurs subventions fondre comme neige au soleil et donc leurs actions quasi impossibles à mener, alors même que, la plupart du temps, les résultats obtenus par ces associations dépassent de loin ceux des campagnes télévisées coûteuses de la FFF.
« Cette année, à l’occasion de son 56ème congrès, la FIFA a fait de l’éthique l’une de ses priorités. Transparence et meilleure gouvernance sont officiellement devenues des objectifs à atteindre. »
Parlons donc de la transparence et de la gouvernance… Régalez-vous avec « Les 10 commandements de la FIFA et les 10 réponses d’Andrew Jennings » vu sur ARTE le 1er Juin 2010, en intégralité :
15:16 Publié dans En attendant la coupe du monde | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : fifa, football, international, afrique, business, coupe, monde, fric, argent, blatter, jennings, bbc |
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04/05/2010
Les mots de la Coupe du monde
« Mon intention n'est pas de vous raconter le laid, les tacles assassins des manipulateurs de tous bords dans le dos des chevaliers de la balle ronde, mais juste de vous inviter à poser un regard différent sur ce rectangle magique. »*
Et si en cette veille de coupe du Monde, nous parlions ensemble de mots... Car si les mots sont revêtus de lettres, ils possèdent un esprit dont l'essence nous apporte les effluves du mystère du monde et ce mystère porte le nom magique de Verbe Eternel.
Et si nous prenons le mot « Afrique », son énoncé nous fait automatiquement associer les mots tradition, transmission, mais aussi souffrance et pour ma part, espoir. Afrique, que l'on prononce A-fric, avec ce A privatif qui soudain nous permet d'entrevoir un autre sens à ce mot, une autre vertu offerte à la lecture de tous par ce continent oublié et meurtri.
Et si cette coupe du Monde 2010 était la coupe d'un nouveau monde, celle d'un monde ou les mots prennent un autre sens, celle ou le fric reprendrait sa juste place, celle de simple monnaie d'échange, celle d'un moyen et non d'une fin.
Et si les mots devenaient plus ronds, moins pointus, comme des obus, et la balle, ballon pour soigner les maux de ce monde. Et si nous ne parlions plus d'affrontements mais de rencontres, et si nous ne parlions plus d'adversaires mais de concurrents, et si nous ne parlions plus d'agressivité mais d'engagement, et si nous parlions d'accueil plutôt que de réception, si nous parlions victoire plutôt que résultat, si nous parlions des hommes plutôt que des marques, des vertus plutôt que des valeurs, de qualité plutôt que de quantité ?
Et si l'Afrique de Monsieur Mandela annonçait la venue d'un nouveau monde dont la coupe offerte, comme le Graal, ne demandait qu'à être remplie de nos rêves, de notre humanité de notre Amour. Et si....et si....
Les utopies sont les prémices de nos mondes et rien de ce que l'homme pense n'est irréalisable. Il suffit juste d'un peu de bonne volonté pour que la terre parfois trop plate prenne les contours généreux d'une matrice contenant tout les possibles.
Voilà à quelle coupe du Monde nous espérons nous abreuver, voilà dans quel état d'esprit notre association œuvre au quotidien dans les clubs, les écoles, les établissements pénitentiaires.
Voilà comment nous pratiquons le football.
Voilà comment les « Terrains de la paix » s'emploient à faire du jeu le plus sérieux du monde et le plus pratiqué sur la planète, un onguent posé sur les désespoirs.
Voilà pourquoi 2010 sera la coupe des mots, celle des mots vrais, des mots justes afin que chaque joueur, chaque spectateur devienne une lettre pour composer le poème épique dont chaque rime, pauvre ou riche, plate ou croisée résonne avec ce mot : Humanité.
* Tayeb Belmihoub « Une balle pour la paix » Editions Mélanges - www.fnac.fr
10:56 Publié dans En attendant la coupe du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : coupe, monde, afrique, 2010, football, équipe, matches, rencontres, respect, sacré, victoire |
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