15/07/2010
Coupe du monde... Que reste t'il de nos amours ?
Que reste-t-il de nos amours, que reste-t-il de ces beaux jours quand l’espoir berçait nos rêves ?
Le temps a passé et les rues de Paris, d’Aix en Provence et d’ailleurs ne gardent plus aucune trace de la ferveur sud africaine. L’écho des vuvuzelas s’est estompé sous les rumeurs ministérielles, le discours présidentiel, le bruit des bottes sur les pavés, l’honneur déclamé aux colonies réconciliées, le tout dans un luxe d’artifice de mille feux déployés.
Que reste-t-il de Jabulani et de ses arabesques, de ses facéties, de ses courses endiablées, de ses étreintes, de ses meurtrissures, de ses doutes, de ses rebonds, de son piédestal ?
Que reste-t-il des clameurs, des exclamations, des polémiques, des paris, des certitudes, des résignations, des remords, des regrets ?
Que reste-t-il de nos amours cachés au creux de la coupe d’un monde déjà passé ? :
· 64 ballons que j’ai collectés auprès de l’école des gardiens de but de Cadenet et que je n’ai pas encore les moyens d’acheminer à Kisangani pour l’Ecole des futurs talents de Luende Basele qui se démène pour ses gamins du Congo.
· Une partie de foot dans le parc du château de St Germain en Laye le dimanche matin, avec des copains, brésiliens, roumains, français, africains, finlandais, algériens, chrétiens, juifs, hollandais, norvégiens, musulmans, athées, hétéros, homo, divers, je ne sais pas, je ne sais plus et après tout, on s’en fout puisque seule compte la balle qui toujours roule pour le bonheur de nous retrouver pour continuer l’histoire d’un monde à venir peint aux couleurs de l’amitié.
Quatre ans sont passés d’un coup et le vide, laissé par les soirées rythmées par les seules 90 ou 120 minutes d’un temps règlementé, ne parvient pas encore à se remplir du temps réalité, celui du repas, de la météo, des infos, de la télé.
Il fait vide en ces soirées caniculaire, il fait vide de communion, d’échanges, de discussions, de rendez vous, de taquineries, d’émotions, il fait un peu vide de vie.
Alors, plutôt que de pester contre aujourd’hui pour un hier qui a du s’arrêter, je me plonge dans la fraicheur d’un présent transcendé.
Je remets la balle au centre et donne le coup d’envoi de la coupe de la solidarité :
Celle qui me fait participer à la coupe du monde des enfants, la fameuse Danone Nations Cup 2010 pour laquelle je vais peut être m’envoler en Afrique du Sud en octobre de cette année
Celle du coup d’envoi en juin 2010 à Vierzon des premières Rencontres Internationales des Terrains de la Paix (Tournoi et Conférences Internationales)
Celle qui me permettrait de trouver les moyens de faire avancer la balle pour la paix, d’aller porter à Luende Basele les ballons collectés, de nettoyer en Afghanistan ou ailleurs des terrains où des mines anti-personnelles ont été volontairement « oubliées », pour en faire un espace de jeu sur lequel les enfants ne perdront plus leurs pieds et pourront à nouveau jouer en toute tranquillité.
Voilà de quoi mon présent sera fait jusqu’à la prochaine coupe du monde à laquelle, je l’espère, la vie me permettra d’assister.
En Attendant, à vos marques, prêts ? Partagez !!!
22:39 Publié dans Après la coupe du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : amour, football, congo, danone, nations, cup, afrique du sud, enfants, coupe du monde, amitié |
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