09/02/2011

Zinedine Zidane, l’Arabe qui a réussi…

La personnalité préférée des Français a pris du plomb dans l’aile, suspectée de collusion avec les princes de l’or noir pour son soutien apporté au Qatar en vue l’organisation de la coupe du monde 2016 en terre Arabe.

2392915-3453937.jpg

Le tumulte sourd provoqué par ce soutien, aux trop riches sémites, a libéré la parole des médiocres comme lors du débat sur l’identité nationale. Les lanceurs d’anathèmes ne s’appellent plus Besson, ministre multicarte et multipartis mais Christophe Alévêque et Yannick Noah, parangons de vertu et garants de la morale et de l’éthique du peuple de France.

Pourquoi, me direz-vous, prendre la défense d’un bonhomme qui tape dans une balle et se gave de millions ?

La question posée de cette manière ne peut induire que des réflexions aussi creuses et ridicules que seul un Alévêque, aussi vulgaire que pathétique, a cru bon de décocher au détour de son lamentable verbiage. La prostitution dont parle ce petit bonhomme est un sujet qu’il maîtrise d’autant mieux qu’il suffirait qu’un producteur lui propose le dixième du cachet versé à Zinedine par le Qatar pour que notre animateur de soirées nationales ne se jette sous le bureau pour satisfaire à loisir, les envies ou les besoins de son bienfaiteur.

Yannick Noah, transpirant une sagesse Africaine aussi artificielle que la conscience politique de son partenaire de curée, est un peu plus excusable non pour la forme, car les mots qu’il a employés sont du même niveau que les textes de son partenaire de cancane, mais pour le fond, car l’expression « Ca pue du cul » est d’une telle laideur que je ne peux ni ne veux croire à autre chose qu’à une séquelle d’immaturité adolescente ?!!!

Si je prends la défense de Zinédine, ce n’est pas tant pour la valse des millions qui l’entourent ou qu’il engrange. Je suis d’ailleurs le premier à m’interroger sur l’étrange destinée de ceux que l’on idolâtre, que l’on couvre d’or pour enfin leur reprocher de briller des joyaux dont on les pare. Ca n’est donc pas la défense du coffre fort qui m’inspire ces mots mais la cause que je vois poindre derrière les effluves nauséabonds de cette vindicte.

Osons le dire une fois pour toute, Zinedine est la meilleure des pires choses ou la pire des meilleures choses qui soient arrivées à la France de dessous la souche, à la fois fière de sa coupe du monde et amère de devoir remercier le Kabyle Arabe à qui en partie elle la doit. Ce beur, comme ils aiment à désigner ceux qu’ils ne peuvent plus nommer bougnouls ou ratons, a recouvert d’une couche de rêves, le tableau noir de leurs pensées obscures.

Zinédine Zidane, français de papiers est devenu malgré eux la personnalité préférée des Français à l’égal de l’Abbé Pierre. Oui, Zinédine gagne beaucoup d’argent mais qui de nos censeurs refuse le cachet qu’on lui offre ? Alévèque ? Noah en prison ?

idole.jpgHier encore, ceux là même qui aujourd’hui dressent la potence se prosternaient devant l’idole. La vulgarité d’un Alévèque est d’autant moins surprenante qu’elle est l’expression de sa nature. Pour Noah et tous les autres, elle est plus désolante car révélatrice du peu de crédit que l’on accorde aux enfants des anciennes colonies et que certains d’entre eux accordent à leurs semblables.

Zidane l’intégré, modèle du silence à poser sur les révoltes des banlieues pour la tranquillité des salons élyséens.

Zidane, le trophée sur pattes pour la gloire de nos présidents en quête de voix à pomper dans les urnes.

Zidane pour l’Euro 2012.

Zidane que l’on invite dans toutes les discothèques et les grands hôtels pour mieux exclure le basané de base.

Zidane que l’on veut exemplaire quand un ministre est condamné pour xénophobie !

Zidane que l’on vitupère quand notre président lui-même parade le jour de son élection avec les grands de la finance.

Zidane que l’ont fait Dieu pour combler la petitesse des hommes.

Zidane que l’on encense pour enivrer la masse et lui faire oublier sa souffrance.

Zidane que l’on questionne avec comme seul espoir, celui de le prendre en faute, de le saisir au piège du sophisme des philosophes de cour a la B.H.L. La fortune de ce dernier préoccupe d’ailleurs bien moins nos révoltés en Bounty que les gains de Zinédine.

Combien doivent jubiler : toutes les Marine le Pen, les Eric Zemmour ! Jubiler que le préféré des français, qui sort des quartiers qu’ils suspectent, soit enfin passé à la question de la morale et de l’éthique des intellectuels de supermarchés.

Alors, je ne vais pas vous mentir et vous dire que je ne m’interroge jamais sur ces sommes vertigineuses qui emmurent celui que je défend mais ce que je sais, c’est que cette valse de papiers ne représente rien au regard de l’union générée par sa vie.

Que certains se gavent de son talent et de son statut d’icône ne fait aucun doute mais enfin, soyons sérieux un instant, où est-il celle ou celui qui peut passer sur le fil du rasoir de la vertu et de la vérité sans crainte de se trancher la conscience ?

Aucune fortune n’empêchera jamais Zinédine de souffrir, de pleurer, d’être malade ou de mourir et si son coup de tête ou ses alliances font vendre plus de papiers que de livres, il ne fait aucun doute que celles et ceux qui se font l’écho de la calomnie ne reverse jamais le fruit de leur médisance à des associations caritatives. Alors, si l’on est en droit de s’élever contre l’injustice et la misère qu’elle provoque, il faut prendre garde à ne pas se tromper d’adversaire. Le bouc émissaire a toujours été la victime préférée des faibles et des lâches.

UnProhpte.jpgL’Arabe qui possède n’est en fin de compte pas mieux considéré que l’Arabe qui vole.

En réalité, ce qui compte pour les procureurs de basse cour n’est pas tant la richesse que celui qui la possède. Les fonds qatari sont forcément douteux mais ceux du FMI sont vertueux…

Le monde et la pensée occidentale n’ont pas fait le deuil de certains de leurs dangereux travers et gageons que si personne n’agit ou ne réagit, les petits collabos cachés sous la cape de la vertu ne cesseront de dénoncer le juif d’hier, l’Arabe d’aujourd’hui pour empêcher que naisse l’homme libre de demain.

"Il vaut mieux avoir vécu vingt-cinq jours comme un tigre qu'un millénaire comme un mouton" Proverbe tibétain

15/07/2010

Coupe du monde... Que reste t'il de nos amours ?

Lyne-Perinciolo-Duluc-Que-reste-t-il-de-nos-amours-64012.jpgQue reste-t-il de nos amours, que reste-t-il de ces beaux jours quand l’espoir berçait nos rêves ?

Le temps a passé et les rues de Paris, d’Aix en Provence et d’ailleurs ne gardent plus aucune trace de la ferveur sud africaine. L’écho des vuvuzelas s’est estompé sous les rumeurs ministérielles, le discours présidentiel, le bruit des bottes sur les pavés, l’honneur déclamé aux colonies réconciliées, le tout dans un luxe d’artifice de mille feux déployés.

Que reste-t-il de Jabulani et de ses arabesques, de ses facéties, de ses courses endiablées, de ses étreintes, de ses meurtrissures, de ses doutes, de ses rebonds, de son piédestal ?

Que reste-t-il des clameurs, des exclamations, des polémiques, des paris, des certitudes, des résignations, des remords, des regrets ?

Que reste-t-il de nos amours cachés au creux de la coupe d’un monde déjà passé ? :

· 64 ballons que j’ai collectés auprès de l’école des gardiens de but de Cadenet et que je n’ai pas encore les moyens d’acheminer à Kisangani pour l’Ecole des futurs talents de Luende Basele qui se démène pour ses gamins du Congo.

· Une partie de foot dans le parc du château de St Germain en Laye le dimanche matin, avec des copains, brésiliens, roumains, français, africains, finlandais, algériens, chrétiens, juifs, hollandais, norvégiens, musulmans, athées, hétéros, homo, divers, je ne sais pas, je ne sais plus et après tout, on s’en fout puisque seule compte la balle qui toujours roule pour le bonheur de nous retrouver pour continuer l’histoire d’un monde à venir peint aux couleurs de l’amitié.

Quatre ans sont passés d’un coup et le vide, laissé par les soirées rythmées par les seules 90 ou 120 minutes d’un temps règlementé, ne parvient pas encore à se remplir du temps réalité, celui du repas, de la météo, des infos, de la télé.

Il fait vide en ces soirées caniculaire, il fait vide de communion, d’échanges, de discussions, de rendez vous, de taquineries, d’émotions, il fait un peu vide de vie.

Alors, plutôt que de pester contre aujourd’hui pour un hier qui a du s’arrêter, je me plonge dans la fraicheur d’un présent transcendé.

solidarite.jpgJe remets la balle au centre et donne le coup d’envoi de la coupe de la solidarité :

Celle qui me fait participer à la coupe du monde des enfants, la fameuse Danone Nations Cup 2010 pour laquelle je vais peut être m’envoler en Afrique du Sud en octobre de cette année

Celle du coup d’envoi en juin 2010 à Vierzon des premières Rencontres Internationales des Terrains de la Paix (Tournoi et Conférences Internationales)

Celle qui me permettrait de trouver les moyens de faire avancer la balle pour la paix, d’aller porter à Luende Basele les ballons collectés, de nettoyer en Afghanistan ou ailleurs des terrains où des mines anti-personnelles ont été volontairement « oubliées », pour en faire un espace de jeu sur lequel les enfants ne perdront plus leurs pieds et pourront à nouveau jouer en toute tranquillité.

Voilà de quoi mon présent sera fait jusqu’à la prochaine coupe du monde à laquelle, je l’espère, la vie me permettra d’assister.

En Attendant, à vos marques, prêts ? Partagez !!!

 

10/07/2010

Espagne/Allemagne : La Coupe d’un nouveau Monde...

 

espana.gifAssis dans le TGV qui me mène d’Aix en Provence vers Paris, j’essaie de trouver les mots qui ne sont pas sortis de ma bouche, il y a maintenant plus de 48h tellement j’ai été heureux de cette rencontre Allemagne/Espagne.

Ca n’est pas tant le résultat qui m’a bouleversé que la qualité du jeu offert par un groupe espagnol qui ne m’a plus laissé que ma voix. Ma voix pour exulter mon bonheur de voir s’incarner dans ce groupe, l’éthique antique de la chevalerie originelle.

Noblesse, abnégation, humilité, bravoure, autant de vertus auxquelles tous devraient aspirer.

Loin de la dictature du résultat à tout prix, cette troupe d’un théâtre de gestes nous a emmener dans le monde de l’harmonie, du beau et de l’unité retrouvée. Ce football, que seule la fiction des jeux vidéo nous donne à voir, s’est animé du feu sacré des héros mythologiques.

Les grandes rencontres ne se peuvent que par les grandes équipes et nul doute que la jeune formation Allemande, par la qualité de sa résistance, a permis aux artistes de la Roja de donner le meilleur d’eux même.

En conséquence, il serait injuste voir injurieux de ne pas louer les joueurs de la Mannschaft pour la part qui leur est due de droit, dans la composition de cette symphonie footballistique à laquelle nous avons eu la chance d’assister.

Maintenant, après avoir atteint de tels sommets, il nous reste à espérer que la dernière épreuve de nos chevaliers rouge face à l’Ogrange verra le triomphe de leur bravoure.

Alors, ce soir, dans ce train à trop grande vitesse qui me transporte vers la capitale du Monde, sous le regard ardent d’un soleil rouge Espagne, je me prends à rêver de la venue d’un nouveau monde.

arton1804-3489d.jpgUn monde ou la qualité reprend sa juste place. Un monde ou la quantité ne dicte plus sa loi portée par l’ambition de quelque roitelet parvenu au pouvoir d’une fédération ou d’un club.

Ce soir, je rêve que le football reprenne ses droits, là où celui qui marque s’humilie devant ses partenaires et même ses concurrents. Celui ou l’adversaire n’a de place, ni sur la pelouse, ni dans les gradins, celui où l’un grandit par l’autre et où l’opposition est une grâce.

J’ose annoncer la venue d’un nouveau monde ou la victoire ne sera plus sanctifiée par la seule dictature du résultat. J’ose annoncer la venue de l’Homme, dans la gloire de sa condition de serviteur de l’unité retrouvée. Les signes d’un nouveau monde ne sont pas à chercher dans les seuls grimoires d’un Merlin enchanteur. Les signes d’un nouveau monde se tracent en parabole sur les terrains de nos jeux.

Rien de ce qui vit n’échappe à la loi immuable du jeu de l’union des complémentaires. La Roja a déjà remporté la Coupe d’un nouveau monde, parce qu’elle nous a fait boire ce breuvage d’immortalité auxquelles toutes les traditions font référence et qui, de nos jours, trouve comme vêtement cinq lettres immortelles, sceaux du pentagramme éternel que d’aucun nomment : A.M.O.U.R .

 

 

Photo : 1963 : « I Have a Dream », de Antoine+Manuel - DR

Cette image d’Antoine+Manuel est tirée de l’exposition 50:Helvetica The Lifetime Of A Typeface au Design Museum de Londres. Elle célèbre les 50 ans de la célèbre police de caractère, créée en 1957, à Bâle, par Max Miedinger et Eduard Hoffmann, sous le nom original de Neue Haas Grotesk.

02/07/2010

Marianne au bord de la crise de nerfs…

Un essayiste de renom - dont je tairais l’identité de crainte de faire offense à sa mémoire, pour l’amour qu’il portait à l’anonymat - avait pressenti l’état actuel de notre société et s’en était ému en ces termes « Pour amener les hommes à vivre « en public », on ne se contente pas de les rassembler en « masse » à toute occasion et sous n’importe quel prétexte ; on veut les loger, non pas seulement dans des « ruches » mais littéralement dans des « ruches de verre », disposées d’ailleurs de telle façon qu’il ne leur sera possible d’y prendre leur repas qu’ « en commun ».On s’efforce du reste, par tous les moyens, de les « dresser » à n’être pas plus différents entre eux que ne le sont les individus des espèces animales, si ce n’est même moins encore ».

L’actualisation de sa crainte est allée, malheureusement, bien au-delà de cette clairvoyance et, non content de faire de notre monde une gigantesque ruche de verre, on y plante d’innombrables caméras et autre capteurs d’intimité pour récolter « l’écho intime de notre savane ».

ecoute_la_rue_marianne_.jpgDe la Une racoleuse et vulgaire d’une « Equipe de gagneuses » à l’audit indigent d’une ministre rose venue espionner « son équipe de musclés », en passant par l’audition à l’assemblée des sages, de « délinquants fédérés », Marianne est au bord de la crise de nerfs…

La cascade « d’info volées », qui déferle sur les médias, s’enrichit même de la prostitution de quelque « député twitteur » trop heureux de saisir l’occasion pour sortir d’un anonymat dont le poids lui pèse bien plus que la souffrance de ses électeurs.

Le scandale paraît toujours très utile aux médiocres.

La preuve, le réflexe pavlovien des rédactions qui se sont empressées de donner la parole à ce Judas de Bourbon en l’invitant sur les divans de leurs plateaux. Ce petit homme, que je préfère laisser à l’ombre de sa bêtise, ne méritait certainement pas la prise de parole qui lui a été offerte et à moins de venir confesser sa faute pour s’humilier devant ses pairs, il eut été préférable de faire peser le poids du silence sur cette inadmissible transgression.

Un joueur de foot peut être vulgaire dans le secret d’un vestiaire et il appartient à son éducateur d’en tirer les conclusions, un député ne devrait pas avoir le droit de violer impunément le contenu d’un huis clos sans encourir une sanction exemplaire et à la mesure de son infraction.

Mais quel est donc cette folie soudaine que de vouloir tout savoir sur tout, tout le temps, par n’importe quel moyen, au seul prétexte d’une prétendue transparence à laquelle nous aurions droit et de quel droit parle-t-on ?

Caméra cachée, micro dissimulé, portable embusqué, ordinateur connecté, notre monde est devenu l’écran géant d’une émission planétaire à laquelle tout le monde doit participer. Est-ce ce droit qui nous est offert ? Ne serait-ce pas plutôt un devoir qui nous est imposé, le devoir de consommer une « fast-info » pour le plus grand bonheur des officines clownesques de nos « fast-médias » internationaux ?

Mais qui a décrété qu’il fallait tout divulguer, tout révéler ?

Au-delà de la supercherie à laquelle on tente de nous faire croire, de quelle révélation nous parle-t-on sinon de celle d’un couvercle pourtant salutaire que l’on se plait à soulever pour mettre à jour les déchets de notre humanité…

Est-il bien utile, de mettre sur la place publique cette part nauséabonde que chacun d’entre nous porte en lui et qui peut, à la faveur d’une situation particulière, s’échapper de nos actes, de nos lèvres et même de nos pensées.

Rien de ce que nos médias colportent en la matière n’est utile à la prétendue information qu’ils brandissent comme étendard de leur foi. La seule motivation, le seul moteur de leur déséquilibre reste la nécessité impérative de vendre du papier.

Il est certain qu’il serait plus utile, pour la sacro sainte « opinion publique » que ces faiseurs de scandale prétendent éclairer, que la vente de leur papier ou de leurs images se fassent en rouleaux. D’ailleurs, au train ou vont les choses, il n’est pas certains que la décennie ne s’achève, sans que quelque journaliste consciencieux, quelque député zélé, quelque ministre éclairé ou quelque spécialiste autoproclamé n’aille se planquer sous les douches ou au fond de la cuvette des WC d’un vestiaire enfiévré pour nous livrer via l’étude scientifique de quelque selles ou de la forme de quelque sexe, le régime alimentaire des athlètes, l’endroit où ils sont allé diner, à moins que la forme d’une lèvre ou d’un gland ne nous renseigne sur le niveau d’intensité des séances de fractionné.

m-foot_france.jpgMais au nom de l’information et au nom du droit de l’opinion publique à tout savoir, on peut bien accepter quelque entorse à une notion, devenue aussi obsolète que dérangeante, qui s’appelait autrefois déontologie.

Il est des mots que les chasseurs de voix aimeraient tant voir disparaître qu’au lieu d’en effacer les lettres dans les dictionnaires, il s’emploie à en tuer l’esprit pour mieux agir en maître.

Prenez garde messieurs les producteurs de scandales que votre tactique de l’attaque agressive, pour le succès à tout prix, ne se retourne contre vous, car les footballeurs, dont je suis, connaissent cette loi élémentaire des stades et peut être même de la vie : A trop se découvrir pour la seule conquête de la fin par des moyens pas toujours honorables, on risque les désagréments de contres imparables qui, trop souvent pour les joueurs téméraires, transmutent les victoires conjecturées en défaites mémorables.