21/04/2011
Peuple de France, le monde Arabe nous parle !
Une révolution peut en freiner une autre... Le monde Arabe se soulève et sa fronde a décuplé la verve des va-t-en-guerre pour le triomphe des libertés.
Notre BHL national, promu à la fois chef des armées et président délégué de notre république héroïque, a pris la gouvernance de nos légions ailées. Jusque là, compte tenu de l'invraisemblable incohérence des orientations politiques intérieures et extérieures de notre chef de l'état, il s'agit presque d'un fait banal et, du reste, personne ne semble s'en émouvoir.
Ce qui me parait en revanche assez incroyable, c'est l'anesthésie qui frappe notre bon peuple, et qui le met dans un état de léthargie absolument consternant au regard d'inacceptables brimades économiques, sociales et politiques qu'on lui fait subir au mépris de la plus élémentaire étique.
Tandis que sont publiés les montants des retraites indécentes de nombreux élus, que nos députés s'octroient des privilèges régaliens, le peuple se soumet avec une résignation et une docilité dont on est en droit de se demander s'il n'y prend pas quelque malin plaisir.
Alors que l'or noir se transmute en or tout court pour le gouvernement et les compagnies pétrolières, notre bon peuple continue de l'abreuver de sa solde s'inclinant devant la dictature de la taxe. Il râle, il bougonne mais se résigne comme si une fatalité l'asservissait à la cause de ses oppresseurs.
Bon peuple de France, jusqu'où faut-il que ta prosternation t'abaisse pour que ton front, trop proche enfin des trottoirs de ta peur, ne ressente l'odeur nauséabonde de la veulerie et qu'enfin tu ne te redresses à l'instar de tes frères Arabes ?
Nul besoin de canons ou de baïonnettes pour refuser l'oppression, la maturité de tes institutions et de cette démocratie que tu prônes, suffit largement à garantir ta révolte paisible dont l'issue n'a nul besoin de sang et encore moins de larmes.
Dire Non, n'est pas une posture, encore moins une injure.
Dire Non, c'est retenir le bras de l'oppresseur pour lui faire entendre raison, sa raison, la nôtre, celle qui nous différencie de l'état animal et de la loi du plus fort ou du plus cupide.
Dire Non, c'est honorer notre Humanité par notre capacité à refuser que nos semblables soient victimes ou bourreaux car en dépit des apparences les deux finissent souvent liés par une souffrance commune, la haine.
L'absence de réaction n'est pas un signe de bonne santé mentale, à moins qu'elle ne soit le signe d'une acceptation absolue et inconditionnelle. Nous savons que seuls les sages et les saints sont capables de tels sentiments. En revanche, quand elle n'est que l'expression d'un renoncement elle devient la phase ultime de l'aliénation.
Peuple de France, le monde Arabe nous parle. Il nous alerte, nous interpelle, nous tire par la manche, par le cœur, il nous éveille, nous réveille.
Cessez de vous croire heureux pour le seul confort matériel que vous confère un quotidien anesthésique. Notre pays est en train de s'endormir du sommeil des injustes et si nous n'y prenons garde, l'inacceptable deviendra admissible, l'intolérable compréhensible et le sérum psychologique destiné à nous engourdir finira par faire de nous de bon petits veaux que les abattoirs géants de nos assemblées corrompues sacrifieront au gré de leurs besoins voire de leurs envies.
(Liberté Egalité Fraternité en callligraphie arabe)
Il ne s'agit plus de s'indigner mais de se révolter dans le sens plein et noble de ce mot qui nous invite à renouer avec l'origine, pour transformer le quotidien invivable d'une société déséquilibrée en Peuple digne aux qualités que l'on est en droit et en devoir de faire vivre pour mériter le nom de Démocratie et les vertus censées lui être attachées: Liberté, Égalité, Fraternité.
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12/04/2011
Intervention de la France en Lybie : Le masque de la grande ratonnade
A y regarder de plus près, on est en droit de s'interroger sur les motivations profondes qui ont poussé notre gouvernance à s'investir en terre Lybienne…
Bien entendu, les voix s'élèvent de tous les ministères et assemblées pour tenter de nous faire croire que seule le souci du bien être du peuple libyen motive notre intervention.
Malheureusement, nos élus nous ont désappris la confiance. Le désamour du peuple de France pour son président et plus encore pour sa politique a décuplé son pragmatisme et, comme au bon vieux temps des guerres coloniales, l'intervention en terre barbare reste une aubaine pour redorer les blasons ternis par l'échec de politiques intérieures désastreuses.
Approchons nous encore un peu plus de cette gesticulation hâtive et nous y découvrirons une motivation plus insidieuse et plus inquiétante encore, la volonté en réalité de se défouler des frustrations devenues insupportable par un moyen non avoué car inavouable mais subliminal : La ratonnade géante.
Bien entendu, d'aucun vont me rétorquer que le mot est fort, que l'argument est séditieux et le bouchon trop loin de la rive. Malgré ces éventuelles oppositions, qu'au demeurant je respecte, je ne reste pas moins convaincu de cette pensée de dessous la souche de nos locataires élyséens et de leurs chambres : Enfin, on peut se payer à bas prix un dictateur arabe dont on pense que la seule crainte serait justement de ne pas intervenir. Notre politique, autant intérieure qu'extérieure, n'est pas dans le bon tempo et pour une raison simple c'est qu'elle manque de noble intention voire d'intention tout court.
La gouvernance au sondage pour le seul attrait du pouvoir est un échec en soi et le pragmatisme comme seule règle de conduite transpire dans toute notre politique.
Que ce soit l'éducation, l'économie, la sécurité, le social et toutes les autres disciplines en général, le manque de vision et l'absence d'intention nous oriente vers des voies de plus en plus aléatoires.
Certes les électeurs de Marine Le Pen doivent se réjouir de ce relent d'histoire qui nous positionne en Maître dans cette ancienne colonie italienne et nul doute que leur rêve de voir toutes ces anciennes terres indigènes de nouveau sous protectorat démocratique fait partie de leur fantasmes les moins secrets.
Ce monde Arabe, devenu de moins en moins arabe par la grâce des intérêts commerciaux de nos "états/multinationales", a effectivement accouché de petits dictateurs qui ont fait, et font encore pour certains, le bonheur des boursicoteurs.
L'argent n'a pas d'odeur mais la misère en a une dont les relents finiront tôt ou tard par nous atteindre comme les nuages radioactifs.
L'être humain a la mémoire courte et sélective, sa propension à s'affranchir de l'histoire croît avec sa cupidité et sa soif de pouvoir.
Cette guerre, ces révolutions sont bouleversantes et admirables par l'intention des peuples qui les manifeste. Je n'en dirais pas autant de ceux qui exploitent cette souffrance et l'énergie que ces désespoirs génèrent. Gare au retour de bâtons de ceux que l'on manipulent car même les "indigènes" finissent par grandir et leur conscience devient toujours une arme qui se retournent vers ceux qui les ont asservis quels que soient les moyens utilisés pour les dominer, les exploiter et pour tout dire les opprimer.
La France récoltera le fruit de son travail et gageons que, s'il ressemble à l'intention de son président, il risque d'avoir pour nous un goût très amer.
12:24 Publié dans La vie du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : france, lybie, ratonnade, le pen, élus, président, électeurs, histoire |
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02/07/2010
Marianne au bord de la crise de nerfs…
Un essayiste de renom - dont je tairais l’identité de crainte de faire offense à sa mémoire, pour l’amour qu’il portait à l’anonymat - avait pressenti l’état actuel de notre société et s’en était ému en ces termes « Pour amener les hommes à vivre « en public », on ne se contente pas de les rassembler en « masse » à toute occasion et sous n’importe quel prétexte ; on veut les loger, non pas seulement dans des « ruches » mais littéralement dans des « ruches de verre », disposées d’ailleurs de telle façon qu’il ne leur sera possible d’y prendre leur repas qu’ « en commun ».On s’efforce du reste, par tous les moyens, de les « dresser » à n’être pas plus différents entre eux que ne le sont les individus des espèces animales, si ce n’est même moins encore ».
L’actualisation de sa crainte est allée, malheureusement, bien au-delà de cette clairvoyance et, non content de faire de notre monde une gigantesque ruche de verre, on y plante d’innombrables caméras et autre capteurs d’intimité pour récolter « l’écho intime de notre savane ».
De la Une racoleuse et vulgaire d’une « Equipe de gagneuses » à l’audit indigent d’une ministre rose venue espionner « son équipe de musclés », en passant par l’audition à l’assemblée des sages, de « délinquants fédérés », Marianne est au bord de la crise de nerfs…
La cascade « d’info volées », qui déferle sur les médias, s’enrichit même de la prostitution de quelque « député twitteur » trop heureux de saisir l’occasion pour sortir d’un anonymat dont le poids lui pèse bien plus que la souffrance de ses électeurs.
Le scandale paraît toujours très utile aux médiocres.
La preuve, le réflexe pavlovien des rédactions qui se sont empressées de donner la parole à ce Judas de Bourbon en l’invitant sur les divans de leurs plateaux. Ce petit homme, que je préfère laisser à l’ombre de sa bêtise, ne méritait certainement pas la prise de parole qui lui a été offerte et à moins de venir confesser sa faute pour s’humilier devant ses pairs, il eut été préférable de faire peser le poids du silence sur cette inadmissible transgression.
Un joueur de foot peut être vulgaire dans le secret d’un vestiaire et il appartient à son éducateur d’en tirer les conclusions, un député ne devrait pas avoir le droit de violer impunément le contenu d’un huis clos sans encourir une sanction exemplaire et à la mesure de son infraction.
Mais quel est donc cette folie soudaine que de vouloir tout savoir sur tout, tout le temps, par n’importe quel moyen, au seul prétexte d’une prétendue transparence à laquelle nous aurions droit et de quel droit parle-t-on ?
Caméra cachée, micro dissimulé, portable embusqué, ordinateur connecté, notre monde est devenu l’écran géant d’une émission planétaire à laquelle tout le monde doit participer. Est-ce ce droit qui nous est offert ? Ne serait-ce pas plutôt un devoir qui nous est imposé, le devoir de consommer une « fast-info » pour le plus grand bonheur des officines clownesques de nos « fast-médias » internationaux ?
Mais qui a décrété qu’il fallait tout divulguer, tout révéler ?
Au-delà de la supercherie à laquelle on tente de nous faire croire, de quelle révélation nous parle-t-on sinon de celle d’un couvercle pourtant salutaire que l’on se plait à soulever pour mettre à jour les déchets de notre humanité…
Est-il bien utile, de mettre sur la place publique cette part nauséabonde que chacun d’entre nous porte en lui et qui peut, à la faveur d’une situation particulière, s’échapper de nos actes, de nos lèvres et même de nos pensées.
Rien de ce que nos médias colportent en la matière n’est utile à la prétendue information qu’ils brandissent comme étendard de leur foi. La seule motivation, le seul moteur de leur déséquilibre reste la nécessité impérative de vendre du papier.
Il est certain qu’il serait plus utile, pour la sacro sainte « opinion publique » que ces faiseurs de scandale prétendent éclairer, que la vente de leur papier ou de leurs images se fassent en rouleaux. D’ailleurs, au train ou vont les choses, il n’est pas certains que la décennie ne s’achève, sans que quelque journaliste consciencieux, quelque député zélé, quelque ministre éclairé ou quelque spécialiste autoproclamé n’aille se planquer sous les douches ou au fond de la cuvette des WC d’un vestiaire enfiévré pour nous livrer via l’étude scientifique de quelque selles ou de la forme de quelque sexe, le régime alimentaire des athlètes, l’endroit où ils sont allé diner, à moins que la forme d’une lèvre ou d’un gland ne nous renseigne sur le niveau d’intensité des séances de fractionné.
Mais au nom de l’information et au nom du droit de l’opinion publique à tout savoir, on peut bien accepter quelque entorse à une notion, devenue aussi obsolète que dérangeante, qui s’appelait autrefois déontologie.
Il est des mots que les chasseurs de voix aimeraient tant voir disparaître qu’au lieu d’en effacer les lettres dans les dictionnaires, il s’emploie à en tuer l’esprit pour mieux agir en maître.
Prenez garde messieurs les producteurs de scandales que votre tactique de l’attaque agressive, pour le succès à tout prix, ne se retourne contre vous, car les footballeurs, dont je suis, connaissent cette loi élémentaire des stades et peut être même de la vie : A trop se découvrir pour la seule conquête de la fin par des moyens pas toujours honorables, on risque les désagréments de contres imparables qui, trop souvent pour les joueurs téméraires, transmutent les victoires conjecturées en défaites mémorables.
14:45 Publié dans Pendant la coupe du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : equipe, france, coupe du monde, football, médias, presse, scandale, politique, fédération |
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Le supporter et les marchands du temple...
Le douxième homme : le supporter, c'est autre chose que le fan affalé sur son fauteuil, la télécommande à la main...
Vouloir dresser le profil type du supporter équivaut à définir celui de l’humanité toute entière.
La magie du football opère bien au delà de tout caractère, de toute classe, de toute condition. Si l’enfant court vers le stade, il est bien souvent précédé ou suivi de son père, son grand père, sa maman, sa mamie, sa cousine, son ami, son frère, le voisin, le chauffeur du bus qui l’a déposé, le patron de son oncle, le ministre qu’il a vu à la télé, le chanteur qui le fait rêver…
Si la nature du joueur se révèle sur le terrain, l’attitude du supporter révèle la nature de l’homme venu assister à la rencontre.
Combien sont-ils ces introvertis qui se sentent pousser les ailes de la gloire, combien sont-ils ces extravertis que les larmes empêchent de prononcer le moindre mot devant un chef d’oeuvre de Zidane ? Combien sont-elles ces femmes, mères, épouses, qui détestent leurs maris vautrés dans le canapé, devenus aveugle et sourds pendant 90 minutes et qui, pour autant, se sont ralliées à la cause du football lors de notre seule et unique victoire de la Coupe du Monde ? Magie, magie, le supporter est partout, potentiellement partout et il suffit d’un événement particulier pour que celui qui décriait alors vingt deux abrutis courant derrière une balle, devienne alors le plus ardent défenseur de la cause du football.
Les supporters vont vers les terrains comme les pèlerins convergent vers leur centre spirituel. Aspirés, attirés, ils vont vers leur intérieur, ils vont vers leur centre. J’aime le supporter. Celui dont la vie est rythmée par la palpitation de son équipe, celui qui pleure des défaites et des victoires. Celui dont le regard s’allume dès qu’il pénètre aux abords du stade. Celui que l’on nomme le douzième homme.
Je sais que la société fait naître des éléments « monstrueux » de notre pollution humaine, comment en serait-il autrement… ! Mais malgré cette déviation inévitable, il n’en demeure pas moins vrai que, là comme ailleurs, pour une poignée d’âmes perdues, venues se défouler et évacuer un mal de vivre, la grande majorité des amoureux des stades apporte une énergie sans laquelle les joueurs de ballons seraient, à coup sûr, orphelins.
Lorsque je jouais, je les voyais se presser autour de la main courante, puis dans les gradins. Certains étaient d’anciens joueurs, d’autres encore, souvent les plus fervents, n’avaient jamais participé à une rencontre. Chaque fois, la même fraîcheur, des sourires, des mains qui se posaient sur moi bénissant mon entrée dans le temple. Que de regards j’ai pu croiser dans lesquels s’étaient endormis les rêves les plus fous ! Parfois je percevais le cri étouffé du désespoir dû au chômage, à la séparation. D’autre fois, l’odeur forte d’une vie d’alcool pour anesthésier des douleurs trop intenses, embaumait une accolade. Mais toujours, toujours, derrière ces masques, je percevais l’innocence de l’enfant.
Je sais que les stades sont devenus aujourd’hui de véritables camps retranchés et j’enrage de voir la ceinture de C.R.S entourer ces « temples » comme ils entourent d’ailleurs certains lieux de culte. L’analogie devrait nous donner à réfléchir. La responsabilité est à rechercher dans les causes, non dans les conséquences.
Combien d’orphelins de la vie viennent chercher un sens à leur devenir, combien, comme des animaux hurlant une douleur que personne ne veut plus entendre, se traînent dans les virages des stades : Dernière clinique offrant encore, fut-ce le temps d’un match, l’illusion d’une vie sans souffrance, ou du moins, une souffrance que l’on peut hurler, sans crainte d’être enfermé entre les quatre murs d’une cellule ou d’un centre psychiatrique.
Les supporters me touchent et la manipulation dont ils sont l’objet à des fins mercantiles devrait alerter davantage les pouvoirs publics. Les quelques « déséquilibrés », au sens strict de ce mot, ne sont pas autre chose que les victimes, ou plutôt le résultat de politiques comptables de l’univers professionnel.
Tout dans notre société moderne se réduit à l’efficacité, la productivité, le résultat. Les exigences du monde du profit à tout prix, se conjuguent mal avec l’esprit du sport. Quelqu’un m’a dit un jour, lorsque l’on veut dîner avec le diable, il faut une longue fourchette. Celles de certaines instances footballistiques sont souvent trop courtes…
Tout dans notre société moderne se réduit à l’efficacité, la productivité, le résultat. Les exigences du monde du profit à tout prix, se conjuguent mal avec l’esprit du sport. Quelqu’un m’a dit un jour, lorsque l’on veut dîner avec le diable, il faut une longue fourchette. Celles de certaines instances footballistiques sont souvent trop courtes…
Ce monde très particulier abrite trop de vendeurs de « chair humaine » dont les velléités s’accordent mal avec mon amour du ballon. Bien que minoritaires, ces commerçants déguisés, associés à quelques « fédératifs » trop bien nourris, ont eut raison de mon envie d’évoluer dans ce que l’on appelle, bien improprement à mon avis, le « football de haut niveau ».
Le football est une voie initiatique, pas une activité commerciale. Cette voie ne peut se satisfaire de marchands du temple et ceux qui l’empruntent doivent être qualifiés pour le faire.
Combien sont ils ces « grands argentiers » du football à s’abreuver de la sueur de nos jeunes héros ? Combien de parasites se remplissent les poches, vidant les coeurs pour s’abreuver de ce nectar divin ? Publicitaires, médias, hommes politiques de tous poils venus récupérer, à des fins électorales, une victoire, une défaite, un joueur…
Combien de ces vautours planent au dessus de l’enceinte sacrée ? Ils vous objecteront sans doute qu’ils servent la cause du football… Il serait plus juste de dire qu’ils se servent de cette cause et, la plupart du temps, à des fins peu honorables.
Je vais illustrer d’un exemple l’état d’esprit dans lequel s’est emprisonné le monde dirigeant du football actuel. Alors que je passais un diplôme d’éducateur, je me trouvais dans un centre de formation de jeunes joueurs. Comme chaque fin de semaine, les parents venaient chercher leurs progénitures. Quelle n’a pas été alors ma stupéfaction de surprendre l’altercation entre un formateur et un jeune à cause de l’oubli de son sac de sport « à l’effigie de la marque qui fournissait les équipements ». Il lui a été dit haut et fort que la prochaine fois, c’était l’exclusion du centre. J’étais assommé.
Je me revoyais, pieds nus, sur mon terrain vague algérien, disputant une rencontre de quartier pour une bouteille de sélecto, sous les hurlements des supporters locaux venus encourager nos efforts. J’avoue que cet événement m’a profondément marqué. Tellement que j’ai toujours enjoint les parents de jeunes joueurs à n’acheter que les équipements meilleur marché, convaincu que jamais l’équipement n’a fait le joueur.
Le « business supporter » est si juteux que les fumigènes que l’on condamne, sont vendus par ceux la même qui prétendent les interdire. Instaurer dans de telles conditions un code de comportement relève du miracle et je trouve que la délinquance de certains supporters est une délicatesse face à celle de ceux qui l’exploitent.
Malheureusement, ceux qui font commerce de l’humain ont compris, depuis fort longtemps, que la haine génère plus de profit que l’amour.
On a atteint de tels sommets que même les supporters finissent par être contaminés par le syndrome du résultat. Gagnez, sinon on ne vient plus vous voir ! Au lieu de laisser les speakers autour des stades haranguer les foules avec des slogans guerriers, il serait bon d’afficher, au dos des billets, un extrait, par exemple, du texte de Rudyard Kipling « Si… » :
Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,
Tu seras un homme, mon fils.
(Traduction : Paul Eluard)
11:04 Publié dans Pendant la coupe du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : marchand, argent, football, afrique, france, fédération, amateur, démission, supporter |
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24/06/2010
Ma ferme célébrités...Rêvée !
Ce matin, je me suis réveillé heureux et plein de joie.
Ma nuit pourtant a été courte car je peinais à trouver le sommeil, alors, plutôt que de compter des moutons, je me suis amusé à compter des chèvres mais pas n’importe quelles chèvres, des chèvres tricolores qui, pendant cette coupe du Monde, et depuis bientôt quatre ans, ont réussi l’exploit de nous faire croire qu’ils étaient des lions.
Mes petites chèvres allaient bêlantes dans un grand champ et moi, épris d’une soudaine affection pour elles, j’ai été pris de l’envie de leur donner à chacune le nom qui leur correspond :
J’ai d’abord baptisé le groupe des petits boucs avec, à sa tête, le vieux Raymond, l’émissaire puant d’égo, l’air suffisant et puis Jean pierre, la corne molle et le sabot peu reluisant. Il y avait Gérard, le bouc de l’ombre, la barbichette cherchant toujours le sens du vent, enfin Aimé, l’ancien, devenu chef par accident, toujours soumis aux évènements. D’autres petits boucs sans noms, moins imposants, presque transparents, se contentaient d’être présents.
Tout prêt de ces chefs de clan, mes petites biques allaient gaiement avec, à leur tête, la Roseline grasse et hautaine, fière comme Artaban, sans doute la favorite d’un bouc illustre absent du groupe, momentanément. La Rama, autre favorite du bouc absent, boudait dans son coin, mise à l’écart, sûrement pour quelques uns des ses errements, récurrents.
Derrière, autour, à côté de ces bêlantes de haut rang, broutait le gros du troupeau, j’ai continué de nommer, un peu au hasard, comme le fut la création par Adam : Toi, tu seras Franquinette la biquette un peu bébête. Toi tu seras Nicolette, bique rude comme un bouc, la corne raide et l’air méchant. Toi, qui veut bien brouter ici mais jamais là tu seras Florentinette. Toi, pleine d’allant et l’air content tu seras Jérémiette. Toi, tu seras Sydnette un peu perdue, à contre temps et toi Williamette un peu coquette toujours boitant, et toi… et toi… et toi….
Chacune de mes créatures portant enfin son nom, je me suis abandonné dans les bras d’un Morphée tout de miséricorde et de charité. Il m’a offert un rêve que je vais, séant, vous conter :
J’étais au beau milieu d’une contrée dont je savais, comme on sait dans les rêves, qu’elle n’avait pas de frontières, des gens venaient vers moi, m’offrant à boire et à manger. Par la douceur de leurs regards, ils me transmettaient le pouvoir de les comprendre. J’étais invité à la promenade, quand au détour de nos déambulations, nous sommes arrivés sur un terrain vague où des enfants pieds nus partageaient une boule de chiffon ronde comme un ballon. Ils avaient le torse à l’air sous un soleil de plomb et un ciel d’azur. Un public nombreux et passionné encourageait les ébats. Ruisselants de bonheur autant que de sueurs, les enfants se donnaient corps et âme avec une noblesse dont on me disait, comme on nous dit dans les rêves, qu’elle était l’héritière de l’antique règle de la chevalerie :
Pas un coup bas, pas une injure, pas une petitesse, pas un joueur qui ne tomba sans qu’un autre ne le relève et ce, qu’il soit ou non son partenaire.
Pas une contestation envers l’arbitre qui pourtant je le voyais bien, se trompait de temps en temps.
Pas une belle action que tous dans le public n’encourageaient.
Entre les courtes pauses, pas une bouteille d’eau qui circula sans qu’elle ne fut partager, pas un tirage de maillot, pas un tacle dans le dos ni dans les faits, ni dans les mots.
Les entraineurs applaudissaient chaque belle action, quelle que fut l’équipe qui l’exécutait, ils se regardaient complices et fiers de voir éclore tant de talent.
Le non-temps aidant, car les rêves nous affranchissent du contingent, j’étais certain de connaître cet endroit. La clameur s’amplifiait et, la fin de la partie annoncée, je vis s’approcher un vieil homme la barbe blanche et le turban immaculé, portant dans ses longues mains un plateau d’argent sur lequel trônait, comme un trophée, une bouteille de verre. Sur ce trophée d’un autre temps était gravé en lettre d’or un nom : SELECTO.
Soudain, tout se transforma, comme toujours dans les rêves, et je reconnus instantanément le terrain vague de mes sept ans et la bouteille de Sélecto, « coca des pauvres », que l’on se partageait à la fin des mi-temps. J’étais en Algérie, à El Biar, quartier chic des hauteurs d’Alger où, après l’indépendance du pays, ma famille était venue habiter.
Je me voyais courir moi, le petit « roumi » comme on m’appelait, à cause de ma tête de bon français. Je me voyais dribler, passer, marquer dans un but sans filet, fait de deux pierres au sol. Pas de gradins mais du public, les parents, les amis, les voisins et même mon petit chien kiki.
Les scènes se succédaient, comme dans les rêves, sans aucun ordonnancement. A la fin, j’ai revu mes copains m’étreindre et pleurer alors que je leur annonçais que je devais les quitter et rentrer en France, pays de ma mère, pour qu’elle y reçoive des soins très urgents.
A cet instant, sans doute à cause de la violence de ce moment, je me suis réveillé.
Paradoxalement, malgré la nostalgie de mes sept ans, je me suis senti le cœur léger et plein d’espoir pour continuer à avancer. Je me suis souvenu de mes chèvres comptées et j’ai souris à l’idée que de leur défilé soit né un rêve d’une étonnante beauté.
J’ai instantanément compris que peu m’importeraient les déballages et les quatre vérités de quelques joueurs frustrés, de la ministre, de la Fédé, puisque de mon côté, je n’en reconnaitrais qu’une, celle au service de l’harmonie pour l’unité retrouvée de notre humanité.
Je me suis promis de faire silence dans ce tumulte d’insanités et plutôt que de maudire l’obscurité, j’ai décidé d’allumer une bougie pour que notre monde soit mieux éclairé.
00:26 Publié dans Après la coupe du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ribéry, équipe, france, bachelot, rama, henri, sarkozy, crise, fff, ferme, célébrités, afrique |
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11/06/2010
Football... Qui est l'entraîneur ?
L'entraîneur c'est celui qui sait et celui qui aime... Celui qui demande et celui qui donne... Celui que l'on respecte parce qu'il nous permet de donner le meilleur de nous-même... L'entraîneur est un homme, de ceux qui forcent l'admiration mais ne provoquent jamais la crainte, de ceux qui ont l'exigence des courageux et le courage des connaissant... L'entraineur ne confond jamais victoire et résultat et son goût pour la compétition ne se satisfait pas de la gagner de mauvaise manière... Combien y a t'il d'entraineurs qui satisfont à cette définition, au sein de nos clubs de football ?
Extrait du livre "Une balle pour la Paix - Football, sport sacré ?" de Tayeb Belmihoub - Editions Mélanges
Chapitre 5 page 55 "L'Entraîneur"
« Si le rôle du maître est bien de faire émerger le désir d'apprendre, sa tâche est de "créer l'énigme" ou plus exactement de faire savoir une énigme : en dire ou en montrer suffisamment pour que l'on entrevoie son intérêt et sa richesse et se taire à temps pour susciter l'envie de dévoilement. » Philippe Meirieu « Apprendre ... Oui, mais comment ? »
"J’ai connu le bonheur d’entraîner pendant quelques années des équipes amateurs. Quelques souvenirs impérissables m’ont démontré la valeur de l’épreuve pour élever sa conscience.
J’ai eu à m’occuper de jeunes, qu’une éducation déficiente et souvent douloureuse avait conduits en foyer social. Ni meilleurs ni pires que l’adolescent moyen, ils souffraient néanmoins d’un sentiment d’exclusion, exacerbé par les regards de défiance à la dérobée de la population locale. Ils subissaient même parfois des « biens pensant », une franche hostilité, comme si la détresse dans laquelle ils se trouvaient, les rendait responsables, voire coupables, de je ne sais quel crime ! Paradoxalement, la misère dérange plus ceux qui l’observent que ceux qui la vivent…
Le premier jour d’entraînement a toujours été pour moi, un moment crucial. Premiers regards, premiers mots et plus essentiel encore, premiers gestes. L’entraîneur, le transmetteur du savoir, celui qui prétend donner l’exemple, celui qui initie, celui que l’on doit respecter, croire, celui qui nous engage sur la voie…Celui là
doit être à la hauteur de sa tâche et de ses exigences. Il est d’abord un homme de geste car bien avant que le cri ne manifeste la parole, avant que le verbe ne chute dans le mot, le geste fût l’archétype de l’incarnation du verbe, langage primordial que tous doivent comprendre et entendre avec le coeur. Je ne peux oublier cet instant d’angoisse, où chaque geste, chaque mot, chaque regard doit refléter l’authenticité, la force de mon engagement et de mon serment.
Pour le reste, il serait bon que les éducateurs fassent preuve de plus d’humilité quant à ce qu’ils prétendent apprendre tant il est incontestable que certains joueurs viennent au monde avec un don qu’aucun entraîneur ne saurait jamais transmettre. La capacité à produire du beau vient du parfait, pas de l’homme.
Je disais donc que je donne bien plus que quelques heures de mon temps, je donne ma vie. Je me transforme en jardinier qui tantôt désherbe le mauvais geste, tantôt arrose des graines destinées à devenir les plantes que la vie appelle. Je sème, plante, récolte, déplace, replace, je veille. Je suis un serviteur de l’harmonie. Quand, sous mon regard émerveillé, les virtuoses de la balle offrent une symphonie que l’amour dirige, je sens monter en moi des larmes de bonheur. Je deviens le témoin de l’union, témoin de l’humanité devenue Une et Indivisible, témoin d’un miracle.
Il m’est trop souvent arrivé, avec ces adolescents à la personnalité fragilisée, d’avoir à arbitrer des conflits sur lesquels planait en prédateur, le spectre de la haine, séductrice implacable usant de son arme favorite, la division. Un jeune garçon, déjà plus marqué par la vie que bien des hommes, répondait au nom de Bastien. Son jeu était comme lui, impulsif, généreux, créatif, les hommes sont comme ils jouent. Bastien venait de subir une injustice flagrante, doublée d’un coup qui l’avait mis si hors de lui, qu’un flot ininterrompu d’injures jaillit du fond de sa douleur. Dire que sa réaction était la bonne serait valider la vengeance. Le temps n’était pas à la polémique, il importait pour moi que l’épreuve fasse grandir. Fusse dans une apparente douleur, il fallait que le conflit serve et l’agresseur, et l’agressé. Il est plus facile de se faire un ennemi que de finir par se faire aimer de lui.
Je pris Bastien à part et lui glissais à l’oreille des mots inspirés par l’urgence. Notre échange, je devrais dire à cet instant, notre communion, fut brève mais si intense qu’elle lui donna assez de courage et de confiance pour présenter des excuses à celui là même qui l’avait agressé. Bastien s’est présenté la main offerte et le coeur dedans pour rétablir la paix. Celui qui l’avait agressé fut aussi désarçonné que surpris par cette démarche. Leurs regards se sont croisés, leurs silences se sont parlés, ces deux adolescents ont grandi, et leur conscience s’est éveillée à la force du pardon, bien plus grande que la puissance de la haine.
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la paix est le fruit d’un âpre et noble combat, pour parvenir à rétablir l’équilibre entre des forces antagonistes qui jettent le trouble et la confusion dans nos coeurs. Cette énergie me met en état d’urgence. Il me faut alors à tout prix réparer, soigner la blessure, la fracture qu’engendre le sentiment de haine.
Cette expérience n’est pas unique, loin s’en faut et nombre d’éducateurs pourraient vous en conter de plus belles encore si l’on passait plus de temps à montrer ce qui unit au lieu de monter en épingle ce qui divise. J’ai eu, dans un registre analogue, la joie intense d’entraîner l’espace d’une demie saison, un club de la banlieue parisienne, des seniors24, où un condensé de personnalités très fortes et au passé déjà très lourd, venait « s’affronter » sur la pelouse. Le rituel de mise en confiance du premier jour était toujours le même : montrer par le geste que je n’étais pas un imposteur. Il s’agissait d’un club de district du Val d’Oise. Les débuts sont souvent difficiles, mais après quelques séances et quelques matchs, j’obtins qu’aucun joueur ne pénétra dans l’enceinte du stade la cigarette à la main, qu’aucun ne profère d’injure sur le terrain et qu’aucun ne soit jamais en situation de mériter un avertissement.
Lors de chaque rencontre, je mettais mon plus beau costume du dimanche pour les honorer comme le ferait l’entraîneur d’un club professionnel. Je considérais qu’ils méritaient encore plus que je fusse digne de l’effort qu’ils allaient produire. Effort physique, mais bien plus encore, combat contre eux-mêmes, pour vaincre des tendances qui les incitaient à des comportements que je jugeais inacceptables sur le rectangle vert.
Nous étions premiers à la mi-saison, sept avaient arrêter de fumer et plus encore, apprenant que la rémunération qui m’était versée ne couvrait pas mes frais de déplacement - je parcourais 300km pour les entraîner -, ils proposèrent de m’abandonner leurs primes de match ! Comment ne pas être bouleversé par tant de noblesse, de générosité et de grandeur ? Sont-ils nombreux, les chefs d’entreprises qui se voient offrir, par leurs employés, leurs salaires pour continuer à diriger leurs entreprises ? A l’inverse, combien de chefs d’entreprises sont prêts à tout donner pour veiller à l’harmonie de leur équipe ? Les lois du marché économique dictent leurs règles. Règles fluctuantes qui déstructurent les bases les plus élémentaires de la vie en communauté. Chacun pour soi sans même Dieu pour tous.
Une équipe de football est comme l’humanité, Une dans son essence, multiple dans son apparence. Veiller les uns sur les autres, être à l’écoute les uns des autres. L’équilibre est à ce prix. Le collectif, n’est pas du « collectivisme », c’est la volonté de mettre chaque note en correspondance avec celle qui la fait résonner le mieux. Vaste entreprise mais si passionnante qu’elle est ma raison de vivre… A l’heure où les sociétés dans lesquelles nous vivons accouchent d’individus continuellement frustrés de leurs rêves, le terrain de football permet à chacun d’évoluer à sa meilleure place : celle où il se sent le mieux.
Combien sont-ils ces avocats qui rêvent d’être potiers, ces médecins d’être comédiens, ces comédiens de devenir charpentiers ? Qui et quand leur a-t-on donné la chance d’évoluer à leur poste, selon leur nature profonde ? Trop rarement, car si tel était le cas, le monde tournerait aussi rond qu’un ballon.
Ce monde est peuplé de gardiens de but, de défenseurs, de milieux, d’attaquants, d’arbitres, de soigneurs. Ce monde est foot !"
10:10 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : entraîneur, matche, coupe, monde, france, équipe, football, afrique, sud, uruguay, domenech |
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28/05/2010
France Costa Rica : Quand le public donne une leçon de Football !
Accueillir, Encourager, Partager… L’une des devises des « Terrains de la Paix » convient parfaitement au merveilleux public Lensois dont la ferveur, la générosité, m’a évité les affres du jeu soporifique de notre formation en formation. Empruntés, saccadés, tristes, autant d’adjectifs pour dire l’ennui d’une interminable « partie en échec ».
Le score ne change rien à l’affaire et pour toutes celles et ceux qui, comme nous, préfèrent la qualité à la quantité, le but de plus n'y change rien, la preuve, j’ai fini par m’endormir.
Alors me direz vous, que me reste-t-il de cette soirée ? Et bien, l’ambiance, le football, le vrai, le beau, celui de l’âme d’un public Lensois qui, confronté pourtant à un quotidien difficile, garde son âme d’enfant ; Ce public Lensois qui chante, acclame, encourage, soutient, oublie sa souffrance pour vivre sa passion. Voilà ce que cette rencontre a imprimé en moi entre deux somnolences.
Et quoi d’autre encore ? Le comportement préoccupant de certains joueurs et, notamment, d’un Mathieu Valbuena, auréolé de sa première sélection et qui, inscrivant le but, soit, salvateur pour le score, en oublie d’aller se jeter dans les bras de ses partenaires, sans lesquels, l’a-t-il déjà oublié, il ne serait qu’une ombre agitée.
Mathieu Valbuena, l’ego hypertrophié, s’en est allé communier avec un piquet de corner, pourtant peu concerné par l’action, pour daigner ensuite se tourner vers ses coéquipiers. Triste amnésie des petites mémoires.
Et puis il y a eu aussi les gestes répétés et ostentatoires d’un Ribéry en quête d’un spirituel, dont le pauvre garçon semble, ces temps-ci, cruellement dépourvu… Et vas y que je prie et que je le montre, les mains ouvertes, allant de la bouche au front, imité par un des ses « coreligionnaires » dont le signe de croix se voulait l’écho de la même intention pieuse dont on est en droit de se demander s’il ne s’agit pas plus de superstition que de foi pure ; mais après tout peut être que cette dévote maladresse aurait pu les rendre habiles sur le terrain, malheureusement pas ! Comme quoi les gestes ne suffisent pas à valider une prière.
A part tout ça ? Rien, ou plutôt si, un Raymond toujours aussi… Domenech et une tristesse de jeu qui n’a eu heureusement d’égal que la grandeur et la noblesse du Public venu assister à la rencontre.
Enfin, pour clore ce point de vue, je le confesse d’un seul œil, l’autre peinait à rester ouvert, je suggère donc la formule suivante : Lens : 5, France : 2, Costa Rica : 1 et nous : Ron… Bzzz… Ron… Bzzz ….Ron…
11:42 Publié dans En attendant la coupe du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : public, coupe, monde, football, costa rica, france, riberi, valbuena, lens, supporters |
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