28/05/2010

France Costa Rica : Quand le public donne une leçon de Football !

terrain de foot debopetit.jpgAccueillir, Encourager, Partager… L’une des devises des « Terrains de la Paix » convient parfaitement au merveilleux public Lensois dont la ferveur, la générosité, m’a évité les affres du jeu soporifique de notre formation en formation. Empruntés, saccadés, tristes, autant d’adjectifs pour dire l’ennui d’une interminable « partie en échec ».

Le score ne change rien à l’affaire et pour toutes celles et ceux qui, comme nous, préfèrent la qualité à la quantité, le but de plus n'y change rien, la preuve, j’ai fini par m’endormir.

Alors me direz vous, que me reste-t-il de cette soirée ? Et bien, l’ambiance, le football, le vrai, le beau, celui de l’âme d’un public Lensois qui, confronté pourtant à un quotidien difficile, garde son âme d’enfant ; Ce public Lensois qui chante, acclame, encourage, soutient, oublie sa souffrance pour vivre sa passion. Voilà ce que cette rencontre a imprimé en moi entre deux somnolences.

Et quoi d’autre encore ? Le comportement préoccupant de certains joueurs et, notamment, d’un Mathieu Valbuena, auréolé de sa première sélection et qui, inscrivant le but, soit, salvateur pour le score, en oublie d’aller se jeter dans les bras de ses partenaires, sans lesquels, l’a-t-il déjà oublié, il ne serait qu’une ombre agitée.

Mathieu Valbuena, l’ego hypertrophié, s’en est allé communier avec un piquet de corner, pourtant peu concerné par l’action, pour daigner ensuite se tourner vers ses coéquipiers. Triste amnésie des petites mémoires.

Et puis il y a eu aussi les gestes répétés et ostentatoires d’un Ribéry en quête d’un spirituel, dont le pauvre garçon semble, ces temps-ci, cruellement dépourvu… Et vas y que je prie et que je le montre, les mains ouvertes, allant de la bouche au front, imité par un des ses « coreligionnaires » dont le signe de croix se voulait l’écho de la même intention pieuse dont on est en droit de se demander s’il ne s’agit pas plus de superstition que de foi pure ; mais après tout peut être que cette dévote maladresse aurait pu les rendre habiles sur le terrain, malheureusement pas ! Comme quoi les gestes ne suffisent pas à valider une prière.

A part tout ça ? Rien, ou plutôt si, un Raymond toujours aussi… Domenech et une tristesse de jeu qui n’a eu heureusement d’égal que la grandeur et la noblesse du Public venu assister à la rencontre.

Enfin, pour clore ce point de vue, je le confesse d’un seul œil, l’autre peinait à rester ouvert, je suggère donc la formule suivante : Lens : 5, France : 2, Costa Rica : 1 et nous : Ron… Bzzz… Ron… Bzzz ….Ron…