23/07/2010
Ribéry/Benzema : Interdits de jeu pour jeux interdits…
Ribéry et Benzema privés d’équipe de France. La sanction est tombée avant même la décision de justice.
Ce réveil soudain d’une conscience éthique au sein de la FFF relève du miracle. Zahia, que l’on peut traduire en Français par « la lumineuse », a donc indirectement favorisé ce prodige ! Cette Marie Madeleine, experte en joueurs de foot se payait ou plutôt se faisait payer par des joueurs de l’équipe de France, le tout dans un café Arabe, et « piment sur la semoule » à la barbe de notre ministre de l’intérieur dont l’opinion sur le danger des regroupements d’Auvergnats un peu trop bronzés est maintenant de notoriété publique….
Le Zaman café ou le café du Temps - sans doute à comprendre comme le café où l’on prend son temps - abritait donc ce petit commerce tantrique. Au-delà de l’anecdote, qui est à peu près aussi importante que les distractions qui égaient les dessous de la ceinture d’une grande partie de la classe politique, ne doutons pas que le problème de la « minorité », à défaut de celui « des minorités », va animer de nouveau les prétoires. Heureusement que le débat sur l’identité a fait long feu sinon l’affaire Zahia aurait provoqué des débats multiples !
Gageons néanmoins que si l’application de la violation de la stricte définition de la minorité l’emporte, à savoir ce qui n’a pas la « majorité légale », et s’il est prouvé que les consommateurs du Zaman Zahia café étaient au courant de l’âge de la gâterie comprise dans ce café gourmand, il ne fait aucun doute, compte tenu des piteux résultats de l’équipe de France, que la justice va « venger » l’affront fait à la Nation !
Dans tous les cas la décision de suspendre les délinquants, prise à la hâte par la direction intérimaire d’une Fédération aux abois, suscitera de légitimes interrogations quand à la pertinence de mettre sur la place publique des ébats dont personnes ne tirent profit à part peut-être ceux qui se nourrissent de scandales ou d’autres qui, comme moi, ont la volonté d’utiliser la force de ces contre-exemples pour inviter à plus de discrétion.
Alors me direz-vous, pourquoi « tant de (c)haînes » pour retransmettre l’ambiance d’invisibles gardes à vue, de mises en examen, de sensationnel ? La réponse est aussi limpide que la question : Pour rien ou presque, je veux dire seulement pour les profits qu’un audimat boosté par le scandale permet de réaliser. L’inutilité qui entoure ce non évènement est aussi consternante que l’a été l’attitude des joueurs d’une équipe nationale sans gouvernance, sans repaires, sans autorité, sans passion, sans grandeur, sans goût, sans odeurs, sans saveurs, transparente…
Le Zaman café, où Zahia brillait, était sans doute celui du temps et des enfants perdus...
Un café où l’on s’évade quelques instants pour se retrouver entre faux amis pour jouir de fausses amours avec des petites filles qui jouent les vraies dames.
Le Zaman café était comme tant et tant d’endroits, un refuge de parvenus au sommet d’une gloire aussi haute que vaine. Le Zaman café était aussi vide de vie que l’âme de l’équipe de France en Afrique du Sud.
La fédération a condamné ses rejetons sans le moindre questionnement sur les causes de leur dérive. Cette propension à la déresponsabilisation semble gagner toutes les strates de notre société. La cécité qui frappe les instances dirigeantes de tous ordres est d’autant plus préoccupante qu’elle s’accompagne d’une inconscience désespérante.
Il me semble que les problèmes de société révélés par le comportement de l’équipe nationale devraient nous alerter sur des questions d’ordre plus général et en particulier sur l’indigence des contenus des moyens éducatifs proposés dans la plupart des structures de formation footballistique.
Il est grand temps d’enseigner que la performance, autrement dit la capacité à se transcender, passe d’abord par l’élévation des niveaux de conscience et que l’intelligence des membres d’un groupe, quel qu’il soit, est l’élément déterminent de la réussite.
Accoler aux sélectionneurs nationaux les meilleurs conseillers en communication ne fera d’eux rien de plus que d’excellents répétiteurs capables même de faire illusion sur les masses médias. Mais est-ce là vraiment que se trouve la clé du succès ? Si le parler bien remplace le parler juste, il est sans doute plus utile de mettre à la tête de nos sélections ceux là mêmes qui réalisent l’exploit depuis des décennies à se faire élire sur des promesses qui de leur propre aveu n’engagent que ceux qui y croient… Pour le reste, il est vraisemblable que la compétence pour gouverner dans quelque domaine que ce soit, se situe, grâce au ciel, ailleurs que dans les seuls bons mots.
Ce que l’on doit enseigner, c’est le développement du langage de l’intelligence du cœur. Ce langage là ne triche pas et se niche non dans la forme mais dans l’esprit la lettre. Son apprentissage se fait à l’abri du tapage et des projecteurs, à l’ombre de ces hommes qui veillent sur les terrains du monde, qu’ils soient de sable, de pavés, de goudrons, d’ici ou ailleurs, à l’école ou en prison, dans les rues d’Alger ou les favelas de Rio.
Ce foot là passe par le partage, le courage, l’oubli de soi pour le bonheur de tous et la victoire qu’il apporte est plus inestimable que ne le fut ou ne le sera jamais le plus retentissant des transferts.
Alors Messieurs les préjuges, je ne sais pas si la lumineuse avait informé vos estimés coupables de sa minorité, que certains disent invisible ou de sa majorité que d’aucun ont cru plausible, je ne sais pas si vous allez condamner touts ceux qui, footballeur ou non, ont bénéficié de ses lumières, je ne sais pas non plus s’il est répréhensible qu’un homme de vingt ans fasse la bête à deux dos avec une jeune fille de dix sept ans, pendant qu’on autorise un homme de soixante à rendre les hommages à une majeure de dix huit ans !
La morale est chose trop fluctuante pour que j’ose émettre un quelconque avis. Ce que je crois en revanche, c’est que les boucs émissaires ne sont jamais de bon augure dans une société, pas plus que la répression récurrente et hâtive.
Ce qui me semble plus salutaire serait de consacrer autant d’énergie et de moyen à instruire, à éduquer, qu’à produire et comptabiliser. L’être humain est d’abord une qualité avant d’être une quantité alors, de grâce messieurs les faiseurs de stars, lâchez vos calculettes et faite de vos tableaux noirs un usage plus utile que celui des seules inscriptions de schémas tactiques qui, vous le voyez bien, ne suffisent plus à faire de nos footballeurs des Hommes dans la stricte et simple beauté que ce mot devrait ne jamais cesser de vous inspirer.
Au travail…!
N.B : J'apprends à l'instant, que les 23 joueurs de l'équipe de France d'Afrique du Sud ne joueront pas le 1er match amical du mois d'Août... Alors, j'écoute, je recueille et on en parle !
20:22 Publié dans Après la coupe du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ribery, benzema, zahia, football, fédération, equipe de france, zaman, café, politique, sanction |
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20/07/2010
Comment nos gouvernants ont influencé l’Equipe de France !!!
Quand les pouvoirs transgressent, les peuples se soulèvent et la barbarie vole au secours du monde.
Notre futur ex sélectionneur national malmené, nos ministres conspués, notre police agressée, de toutes parts la représentation de l’Etat subit les assauts répétés d’un peuple enragé. Bien entendu, le réflexe des hommes de pouvoir est de sortir les bâtons pour mater les mutins.
C’est bien méconnaitre la nature humaine que de penser qu’une bonne répression suffit à faire taire toute révolte. Quand le pouvoir tolère voire favorise les injustices les plus inadmissibles, il est paradoxalement salutaire pour les peuples que des insurgés se soulèvent.
Loin de valider la pertinence d’une violence des uns pour répondre à une transgression des autres, je rappelle simplement que le monde est ainsi fait qu’un désordre n’est jamais une cause initiale mais la conséquence d’une déviance première.
Il n’est plus un secteur de notre société qui ne soit atteint par la gangrène de l’iniquité et les comportements les plus inacceptables sont devenus le quotidien de ceux là même qui se posent en parangons de vertu.
Quelle naïveté ou quelle inconscience que cette attitude récurrente qui consiste à inviter les peuples à une exemplarité que ceux qui les administrent, violent quotidiennement : Des appartements alloués ça et là au gré de petits arrangements entre amis, des milliers d’euros qui s’envolent en fumée de cigare sur le dos du contribuables, des déclarations xénophobes qui n’empêchent en rien leur auteurs de continuer à « ad- Ministrer » des privilèges votés en toute discrétion, par et pour les députés ou sénateurs, pour s’assurer des retraites dont nombre de leur électeurs n’osent même pas rêver !
Et ce petit monde perché dans les prétoires de la chose publique semble s’étonner de la gronde et de la fronde de celles et ceux qui se font, depuis des années, continuellement spolier.
Ce nouveau dogme d’un pragmatisme coupable, qui voudrait que le chef de l’état et sa cour soit grassement rémunérés, et au moins autant que dans le privé, est d’une affligeante médiocrité et prouve, si besoin était, le but recherché par ceux qui se battent comme des coqs pour accéder au plus haut rang des poulaillers. Leur avidité les aveugles d’autant, qu’ils se permettent encore de condamner le comportement de telle ou telle star d’une équipe nationale dont il est pourtant facile de constater qu’elle n’est que l’écho de leur propre cupidité…
Oui, monsieur le président, oui, mesdames et messieurs les ministres et autres représentants d’une démocratie républicaine dont vous avez fait un paillasson pour vos beaux souliers, oui messieurs de tous bords, souvent d’ailleurs plus rapprochés que vous ne le prétendez, oui messieurs, le pays se révolte à la mesure de la somme des injustices que chaque jour vous perpétrez et ne croyez pas que vous pourrez continuer impunément à opprimer sans jamais être inquiétés.
Ce monde est le votre, qu’il soit du haut ou du bas, qu’il soit de droite ou de gauche, d’ici et d’ailleurs, vous en êtes solidaire et ce qu’il devient ne sera pas autre chose que ce que vous en ferez.
Alors de grâce, ayez la pudeur quand vous voyez les larmes justifiées d’une famille de policier assassiné, les représentations de la nation conspuées ou ravagées, ayez la pudeur de sérieusement vous interroger sur votre propre responsabilité et la part que vous avez dans ce chaos, par vos inconsciences programmé.
La gouvernance ne passe que par la restauration d’une autorité dont vous avez perdu les clés et le pouvoir, que vous incarnez par la force brutale de vos convoitises exacerbées, peut devenir, selon ce que vous en ferez, un onguent pour soigner les plaies d’une bien fragile société ou le shoot désespéré d’une société en errance que le désespoir pourrait amener à ne plus se contrôler.
21:45 Publié dans Après la coupe du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gouvernement, pouvoir, politique, équipe de france, ribéry, répression, état, autorité |
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24/06/2010
Ma ferme célébrités...Rêvée !
Ce matin, je me suis réveillé heureux et plein de joie.
Ma nuit pourtant a été courte car je peinais à trouver le sommeil, alors, plutôt que de compter des moutons, je me suis amusé à compter des chèvres mais pas n’importe quelles chèvres, des chèvres tricolores qui, pendant cette coupe du Monde, et depuis bientôt quatre ans, ont réussi l’exploit de nous faire croire qu’ils étaient des lions.
Mes petites chèvres allaient bêlantes dans un grand champ et moi, épris d’une soudaine affection pour elles, j’ai été pris de l’envie de leur donner à chacune le nom qui leur correspond :
J’ai d’abord baptisé le groupe des petits boucs avec, à sa tête, le vieux Raymond, l’émissaire puant d’égo, l’air suffisant et puis Jean pierre, la corne molle et le sabot peu reluisant. Il y avait Gérard, le bouc de l’ombre, la barbichette cherchant toujours le sens du vent, enfin Aimé, l’ancien, devenu chef par accident, toujours soumis aux évènements. D’autres petits boucs sans noms, moins imposants, presque transparents, se contentaient d’être présents.
Tout prêt de ces chefs de clan, mes petites biques allaient gaiement avec, à leur tête, la Roseline grasse et hautaine, fière comme Artaban, sans doute la favorite d’un bouc illustre absent du groupe, momentanément. La Rama, autre favorite du bouc absent, boudait dans son coin, mise à l’écart, sûrement pour quelques uns des ses errements, récurrents.
Derrière, autour, à côté de ces bêlantes de haut rang, broutait le gros du troupeau, j’ai continué de nommer, un peu au hasard, comme le fut la création par Adam : Toi, tu seras Franquinette la biquette un peu bébête. Toi tu seras Nicolette, bique rude comme un bouc, la corne raide et l’air méchant. Toi, qui veut bien brouter ici mais jamais là tu seras Florentinette. Toi, pleine d’allant et l’air content tu seras Jérémiette. Toi, tu seras Sydnette un peu perdue, à contre temps et toi Williamette un peu coquette toujours boitant, et toi… et toi… et toi….
Chacune de mes créatures portant enfin son nom, je me suis abandonné dans les bras d’un Morphée tout de miséricorde et de charité. Il m’a offert un rêve que je vais, séant, vous conter :
J’étais au beau milieu d’une contrée dont je savais, comme on sait dans les rêves, qu’elle n’avait pas de frontières, des gens venaient vers moi, m’offrant à boire et à manger. Par la douceur de leurs regards, ils me transmettaient le pouvoir de les comprendre. J’étais invité à la promenade, quand au détour de nos déambulations, nous sommes arrivés sur un terrain vague où des enfants pieds nus partageaient une boule de chiffon ronde comme un ballon. Ils avaient le torse à l’air sous un soleil de plomb et un ciel d’azur. Un public nombreux et passionné encourageait les ébats. Ruisselants de bonheur autant que de sueurs, les enfants se donnaient corps et âme avec une noblesse dont on me disait, comme on nous dit dans les rêves, qu’elle était l’héritière de l’antique règle de la chevalerie :
Pas un coup bas, pas une injure, pas une petitesse, pas un joueur qui ne tomba sans qu’un autre ne le relève et ce, qu’il soit ou non son partenaire.
Pas une contestation envers l’arbitre qui pourtant je le voyais bien, se trompait de temps en temps.
Pas une belle action que tous dans le public n’encourageaient.
Entre les courtes pauses, pas une bouteille d’eau qui circula sans qu’elle ne fut partager, pas un tirage de maillot, pas un tacle dans le dos ni dans les faits, ni dans les mots.
Les entraineurs applaudissaient chaque belle action, quelle que fut l’équipe qui l’exécutait, ils se regardaient complices et fiers de voir éclore tant de talent.
Le non-temps aidant, car les rêves nous affranchissent du contingent, j’étais certain de connaître cet endroit. La clameur s’amplifiait et, la fin de la partie annoncée, je vis s’approcher un vieil homme la barbe blanche et le turban immaculé, portant dans ses longues mains un plateau d’argent sur lequel trônait, comme un trophée, une bouteille de verre. Sur ce trophée d’un autre temps était gravé en lettre d’or un nom : SELECTO.
Soudain, tout se transforma, comme toujours dans les rêves, et je reconnus instantanément le terrain vague de mes sept ans et la bouteille de Sélecto, « coca des pauvres », que l’on se partageait à la fin des mi-temps. J’étais en Algérie, à El Biar, quartier chic des hauteurs d’Alger où, après l’indépendance du pays, ma famille était venue habiter.
Je me voyais courir moi, le petit « roumi » comme on m’appelait, à cause de ma tête de bon français. Je me voyais dribler, passer, marquer dans un but sans filet, fait de deux pierres au sol. Pas de gradins mais du public, les parents, les amis, les voisins et même mon petit chien kiki.
Les scènes se succédaient, comme dans les rêves, sans aucun ordonnancement. A la fin, j’ai revu mes copains m’étreindre et pleurer alors que je leur annonçais que je devais les quitter et rentrer en France, pays de ma mère, pour qu’elle y reçoive des soins très urgents.
A cet instant, sans doute à cause de la violence de ce moment, je me suis réveillé.
Paradoxalement, malgré la nostalgie de mes sept ans, je me suis senti le cœur léger et plein d’espoir pour continuer à avancer. Je me suis souvenu de mes chèvres comptées et j’ai souris à l’idée que de leur défilé soit né un rêve d’une étonnante beauté.
J’ai instantanément compris que peu m’importeraient les déballages et les quatre vérités de quelques joueurs frustrés, de la ministre, de la Fédé, puisque de mon côté, je n’en reconnaitrais qu’une, celle au service de l’harmonie pour l’unité retrouvée de notre humanité.
Je me suis promis de faire silence dans ce tumulte d’insanités et plutôt que de maudire l’obscurité, j’ai décidé d’allumer une bougie pour que notre monde soit mieux éclairé.
00:26 Publié dans Après la coupe du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ribéry, équipe, france, bachelot, rama, henri, sarkozy, crise, fff, ferme, célébrités, afrique |
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