24/10/2011
La parole est d’argent quand le silence est d’or...
La dernière fois qu’il m’a été offert de partager avec vous un moment d’écriture remonte à plusieurs mois...
Le silence offre cette vertu de poser sur notre égo un bâillon salutaire. A quoi servent donc les quelques lignes que l’on offre en partage quand la pensée opprimée, oppressée, ne parvient plus à fixer le sens des mots.
Le monde d’il y a sept mois ne se portait pas très bien, son état ne semble pas s’améliorer et le silence semble aussi inutile que l’alarme permanente des veilleurs de nuits que parfois nous sommes.
Sans cesse la question s’impose dans notre intérieur qui croît au rythme de la crispation du monde : Doit-on partager nos états d’âmes quitte à effrayer celles et ceux qu’un sommeil épargne de la conscience ou doit-on garder le silence et laisser s’accomplir le destin du monde ? Entre ces deux pôles oscille le juste choix : Dire ou se taire quand cela est nécessaire. Qui, me direz-vous, est à même d’apprécier ce moment ? Qui est assez équilibré pour devenir le fléau de sa propre balance ?
La réponse tient en un mot : Le cœur.
Non pas, bien entendu, cet organe qui bientôt ne sera plus qu’une pièce détachée d’un corps reproduit à l’envie par des laboratoires toujours plus performants… Ce cœur- là, pour utile qu’il soit, n’en demeure pas moins qu’un simple symbole, la représentation incarnée d’une fonction autrement plus essentielle, celle de centre du monde, centre de l’univers, là où ni le temps ni l’espace ni rien d’autre d’ailleurs ne vient troubler la paix.
(Calligraphie "L’Homme écoute le c,,ur de l’univers et l’univers écoute le coeur de l’Homme." Dr LIU Dong)
Ce cœur-là est une lumière qui embrasse ce qu’elle éclaire et éclaire ceux qu’elle embrasse. Incorruptible juge de nos actes et de nos pensées les plus intimes, il veille non pas au bien mais plus encore, il veille au vrai.
Alors, si comme moi vous passez au tamis de votre conscience chaque jour qui passe, si au plus profond de vous vous percevez la douceur de cette la lumière ineffable, vous suivrez l’inclinaison du verbe qui s’en échappe et l’offrirez tantôt par le silence, tantôt par le cri.
Le monde nous parle, nous appelle, nous interpelle, nous questionne, nous supplie, nous , nous, nous… sommes le monde qui parle, interpelle, questionne, supplie et, à ce titre, je reviens vers vous, vers moi pour reprendre mon quart et veiller avec vous sur ce trésor inestimable qui, souhaitons le, pour quelques temps encore porte le nom admirable et unique d’Humanité.
20:11 Publié dans La vie du monde | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : parole, or, argent, silence, monde, vertu, coeur, lumière, balance, équilibre, humanité |
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19/02/2011
Le Parisien... Du sang, du sang, du sang...
Lorsque j’étais enfant et qu’une bagarre éclatait dans la cours d’école, il ne fallait pas plus de quelques secondes pour qu’un cercle se forme autour des belligérants et que jaillisse la scansion populaire : Du sang, du sang, du sang…
C’est ce souvenir inoubliable qu’a fait remonter en moi ce matin la lecture de la page centrale du Parisien consacré aux soulèvements qui ébranlent les capitales du monde Arabe.
Nos quêteurs de scandales ont affiché en pleine page, les visages alignés des principaux chefs d’états menacés avec pour ceux qui ont déjà été démissionnés (Ben Ali et Moubarak) une indication portée en travers du visage comme une balafre : PARTI.
Bien entendu la mise en page, loin de n’être qu’un souci d’information, est en réalité une mise en scène qui, implicitement, invite et surtout incite, à faire exister le prochain élu à l’exil.
(Photo : http://bernartze.unblog.fr)
Il n’est bien entendu pas question pour moi de prendre la défense de ces petits dictateurs nourris à la mamelle de l’Occident mais de mettre en garde contre ces pratiques dangereuses qui excitent les foules comme le font dans les cours d’écoles ou dans l’arène ceux qui s’abreuvent de haine et de combats.
Le mot révolution possède un sens précis qui signifie retour au point d’origine.
La question que l’on est donc en droit de se poser pour ces pays concernés est justement la difficulté pour ces pays en souffrance, de retrouver ce fameux point qui les relie à leur histoire. Une remarque s’impose alors, qui nous amène à considérer la part de responsabilité « des grandes démocraties » aujourd’hui donneuses de leçon d’humanisme dans l’acculturation de tous ces peuples et celle qui leur incombe également dans cette souffrance qui perdure bien après les prétendues indépendances.
Le prix de la liberté est plus élevé que le fruit des corruptions internationales qui maintiennent sous la tutelle de FMI les pays en voie de développement.
L’occident s’offusque des dérives qu’il a lui-même provoquées. Les puissances de l’alliance et du prêt à penser se dressent contre les potentats qu’elles ont favorisés au mépris de toutes leurs grandes déclarations universelles en faveur des droits de l’Homme. L’Univers occidental a toujours été limité aux frontières de sa pensée.
Ce réflexe de basse église, « Faites ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais » est repris en écho par tous les tortionnaires du monde : Des Etats-Unis ruisselant encore du sang vietnamien et irakien, en passant par la France dont l’Afrique du Nord au Sud peine à se reconstruire du viol qu’elle a subi, pour finir par une Allemagne meurtrie par les camps de ses pairs, nos gardiens de la paix planétaire sont paradoxalement les plus grands criminels de guerre de l’histoire de l’Humanité.
(Photo : http://vieil.eclis.free.fr)
Pourquoi je vous parle de tout ça et pourquoi ne suis-je pas hors sujet ? Tout simplement parce que les publications de notre presse, si médiocre soit-elle, sont susceptibles d’impacter les esprits les plus fragiles. Il est dangereux d’inviter insidieusement à la vindicte, à la haine et au soulèvement quand on n’est pas prêt à assumer sa part de responsabilité sur les conséquences de nos actes.
Messieurs dames du Parisien, il est aisé de vos petits bureaux d’Issy les Moulineaux d’exhiber dans vos pages, comme dans un stand de foire, les visages de vos prochains sujets de thèse mais il aurait été plus opportun et surtout plus courageux de partir en guerre contre ces enfants naturels de l’occident au moment où vos articles, plein d’obséquiosité à leur encontre, dégoulinaient le long de vos colonnes obscènes. Que d’éloges n’avons-nous parfois pas lues sur tel ou tel dirigeant arabe ou maghrébin de la bouche même de ceux qui nous gouvernent, repris en écho rampant par tous nos quotidiens et autres papiers à essuyer le trop plein de leur verve.
Un peu de retenue messieurs dames, un peu de décence, car s’il est vrai que ces révoltes sont légitimes, elles n’en demeurent pas moins des tragédies humaines dont l’issue est toujours tragique et incertaine.
(Photo : http://www.mizzenmast.fr)
Le silence est parfois un acte de courage et la prudence peut être la plus énergique solidarité.
Sachez faire de vos pages un espace de liberté en évitant de suivre les mouvements spasmodiques des émotions pulsionnelles qui vous poussent à espérer le drame pour mieux vendre vos papiers. Et, si par le plus grand des malheurs, votre envie est plus forte que nos besoins, faite de vos pages des rouleaux hygiéniques pour qu’au moins soit utile le destin de votre ambition et de votre verbiage.
14:06 Publié dans La vie du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : scnadale, sang, parisien, journal, responsabilité, liberté, occident, courage, silence, prudence, presse, dictateur, égypte, tunisie, révolution |
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