01/10/2010
Danone Nations Cup 2010 en Afrique du sud

La Danone Nations Cup fête ses 11 ans ! 11 ans de rêve, d’échange et de sport partagés par plus de 18 millions d’enfants. Du 30 Septembre au 3 octobre 2010, après 6 mois de qualifications nationales dans 40 pays, la finale mondiale de la Danone Nations Cup enflamme l’Afrique du Sud avec des moments hauts en couleurs et riches en aventures humaines. Zinedine Zidane, parrain fidèle, sera au rendez-vous pour lancer la 1ère finale hors de l’hexagone de la plus grande compétition de football mondiale destinée aux enfants.
Au-delà des frontières du sport, cet événement, voué désormais à voyager aux quatre coins de la planète, s’engagera aussi localement en faveur de l’enfance et de la santé par la mise en place d’actions durables.
Aux finalistes de l’édition 2010, se sont joints exceptionnellement l’ensemble des équipes qualifiées pour la Finale Mondiale de la Danone Nations Cup 2009 que Danone avait choisi de reporter en raison des risques liés à la pandémie de grippe H1N1. Ainsi, ce sont plus de 1000 enfants réunis en Afrique du Sud pour prendre part à une édition de tous les records.
Pour cette Danone Nations Cup 2010 en Afrique du sud, 3 nouvelles équipes connues et beaucoup d’autres à venir : Sinenzuzo Primary School (Afrique du Sud), Millenium Team (Portugal) and Whitgift Independent School (Angleterre) se sont qualifiés pour la Finale Mondiale de la Danone Nations Cup 2010.
De plus une équipe d'Haïti sera invitée à la Finale Mondiale de la Danone Nations Cup 2010 en Afrique du Sud en Octobre.
"La Danone Nations Cup est une véritable Coupe du Monde pour les enfants. J'aurais aimé avoir la possibilité de vivre une telle aventure à cet âge. Pour les enfants du monde entier, c'est une chance dans la vie de participer à un tel grand événement ! Pour moi, il est un engagement très naturel. Lorsque j'étais enfant, j'ai eu tout ce que j'ai besoin, une enfance heureuse, et comme un adulte, en retour, je tiens à apporter le plus que je peux pour les enfants" Zinédine Zidane http://blog.danonenationscup.com/zidane_ambassador/
Pour terminer quelques chiffres :
Danone Nations Cup 2010 en chiffres
11e édition - 40 pays
5 nouveaux pays en 2010 : Haïti, Lybie, Mozambique, Nouvelle Zélande, USA
2 500 000 d’enfants âgés de 10 à 12 ans
Plus de 25 000 écoles et 20 000 clubs impliqués à travers le monde en 2009
1120 joueurs en Afrique du Sud durant 4 jours (édition 2009 & 2010)
700 000 spectateurs dans le monde et 27 000 spectateurs à Paris en 2008
250 journalistes accrédités lors de la Finale Mondiale en 2008
Plus de 200 heures de diffusions TV dans le monde en 2008
2400 articles dans le monde en 2008
AFRIQUE DU SUD
Ici il fait 30° à l'ombre, l'Afrique du Sud vibre aux accents de la joie de ces milliers d'enfants venus du monde entier pour jouer leur première coupe du monde...
Dès demain, un résumé du JOUR 1 de la Coupe du monde des enfants à l'Université de Prétoria... En voiture, c'est parti !!!
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16/06/2010
Vuvuzela, l’alarme du monde
Droits de la Photo à voir ICI
Il est toujours intéressant de tenter de voir au-delà des apparences.
Le bourdonnement incessant des « vuvuzelas » doit nous interpeller sur le sens que peut revêtir la manifestation d’une liesse dont la vibration résonne dans le monde.
Le son est la première manifestation de la vie. Nous même sommes soumis à cette loi qui fait que notre existence est la conséquence d’une harmonie vibratoire, sans laquelle nous ne serions qu’une possibilité, une virtualité. Mais voilà, quand l’harmonie accouche du son, elle dessine les contours de nos existences.
Mais alors me direz vous quel rapport avec de vulgaires vuvuzelas ?. Le rapport réside dans le fait que la masse exprime et conserve à son insu des trésors voilés destinés à être reconnus par celles et ceux qui quêtent inlassablement toute trace de l’harmonie primordiale, de l’arche d’alliance contenue dans ce saint des saints qu’est notre Humanité. Ne nous y trompons pas, l’endroit idéal pour préserver un trésor ne sont ni les coffres forts ni les bibliothèques mais le cœur des hommes.
Vuvuzela annonce et alarme le monde comme les trompettes de Jéricho résonnèrent autour de la ville.
Notre monde s’est rempli d’interdits comme Jéricho le fit en son temps. Le viol permanent de la vie, les crimes incessantss contre notre humanité, contre notre Terre Mère sont autant de signes, de marque, d’enfreintes à une harmonie cosmique qui nous a été offerte en partage et confiée en garde.
L’Afrique du Sud, terre de discriminations, nous rappelle le sens même de ce mot qui signifie jugement et le jugement précède toujours la sentence induite par la faute engendrée par une crise.
Cette crise que notre monde traverse est d’une autre portée qu’une simple dégringolade des monnaies et des marchés boursiers. Cette crise est bien plus profonde et les trompes qui annoncent un jugement prochain devraient nous alerter sur le choix qui nous est proposé.
Discriminer, c’est choisir et, de cette faculté offerte par notre libre arbitre, nous ferons de notre stade planétaire, soit un lieu d’échange et de partage pour inviter la Paix, soit le stade de la confusion ultime annonçant l’avènement d’Armageddon.
Quand les trompes se mettent à sonner, il est urgent d’entendre.
21:41 Publié dans Pendant la coupe du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vuvuzela, trompettes, monde, coupe, football, afrique, sud, bruit |
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13/06/2010
Le monde est en fête…Mais le monde est en deuil !
Photo de Sonia "petite fille en pleurs" sur un très beau blog intitulé "les couleurs du dragon. A voir ICI

Le monde est en fête…Mais le monde est en deuil.
Les images de nos stades en liesse, dont le bourdonnement saoule les corps, me renvoie aux images de marée noire et d’oiseaux englués de pétrole.
Le monde est en fête mais le monde est en deuil.
L’ouverture de la cérémonie n’a pu empêcher la fermeture du petit cercueil sur ce petit corps dont les racines encore vivantes symbolisent la lutte et la paix. Mr Mandela, j’ai mal avec vous. Je me demande si de toute les adversités celle-là n’est pas la plus éprouvante. L’apartheid, la prison, l’humiliation, votre pardon, votre panthéon et ce qui devait être votre apothéose se transforme en purgatoire ultime dont le sens appartient au mystère de votre destinée.
J’ai regardé toutes les rencontres de ce début de coupe et la qualité de jeu très embryonnaire ne permet pas encore d’en situer le niveau technique. En revanche, l’état d’esprit semble être emprunt de votre dignité Mr Mandela. Ce que je souhaite, au delà des résultats, des triomphes des uns, des déceptions des autres, ce que je souhaite c’est que chaque entraineur, chaque joueur, chaque supporter soit solidaire de vos affres et que la noblesse des comportements honore la grandeur de votre voie.
J’écoute les analyses et les commentaires avec l’égale indifférence que l’on se doit d’adopter face aux nationalismes primaires qui, pour moi, restent la menace majeure que doivent redouter les amoureux du sport.
Je constate l’engouement irraisonné de partisans prosélytes scandalisés qu’un Français ne soit pas supporter des Bleus ou qu’un Italien ne vibre pas aux seuls mots « Squadra Azura ». La seule union qui vaille pour moi est celle avec le beau jeu, le beau geste, l’engagement dans le respect pour une victoire qui fait grandir tout le monde.
L’accueil de l’Afrique est un cadeau pour le monde, la souffrance de Mr Mandela un rappel à l’essentiel, au miracle de la vie, si précieuse, si fragile, si belle, si, si ,si….
Et si nous mettions à profit cet évènement planétaire pour mieux nous en souvenir, et si le départ de cette petite fille était comme un SOS lancé en braille pour les aveugles que nous sommes. Et si l’envol de cet enfant était le symbole sacrificiel des bambins des townships pour rappeler à l’humanité qu’ils sont aussi notre avenir, un avenir que personne ne prend la peine d’inviter au jeu.
Le rêve, à portée de mains trop tendues, peut devenir cauchemar quand les bras grandissent. Attention messieurs les pourvoyeurs de paradis artificiels, ceux que vous laissez trop loin de votre Eden pourrait bien un jour prochain vous faire connaître l’enfer de leurs misères et de leurs frustrations.
Ecoutez, écoutez encore, cette fête mêlée de larmes sonne peut-être l’alarme pour nous sauver. Il faut prendre le temps d’interpréter les signes, il n’y a de hasard en rien et notre cécité intellectuelle ou notre fermeture de cœur ne sont que des handicaps ou des « blessures » que nous nous devons de soigner afin de ne pas laisser sombrer notre monde dans un mal incurable qu’aucun breuvage d’aucune coupe ne pourra plus soigner.
Merci Mr Mandela de nous offrir ce qui est peut-être votre ultime souffrance pour aider à préserver le monde de sa folie et pour le libérer de l’auto-apartheid dans lequel il s’est plongé depuis maintenant de trop nombreuses années.
19:25 Publié dans Pendant la coupe du monde | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : enfants, afrique, sud, football, coupe, monde, deuil, avenir |
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11/06/2010
Football... Qui est l'entraîneur ?
L'entraîneur c'est celui qui sait et celui qui aime... Celui qui demande et celui qui donne... Celui que l'on respecte parce qu'il nous permet de donner le meilleur de nous-même... L'entraîneur est un homme, de ceux qui forcent l'admiration mais ne provoquent jamais la crainte, de ceux qui ont l'exigence des courageux et le courage des connaissant... L'entraineur ne confond jamais victoire et résultat et son goût pour la compétition ne se satisfait pas de la gagner de mauvaise manière... Combien y a t'il d'entraineurs qui satisfont à cette définition, au sein de nos clubs de football ?
Extrait du livre "Une balle pour la Paix - Football, sport sacré ?" de Tayeb Belmihoub - Editions Mélanges
Chapitre 5 page 55 "L'Entraîneur"
« Si le rôle du maître est bien de faire émerger le désir d'apprendre, sa tâche est de "créer l'énigme" ou plus exactement de faire savoir une énigme : en dire ou en montrer suffisamment pour que l'on entrevoie son intérêt et sa richesse et se taire à temps pour susciter l'envie de dévoilement. » Philippe Meirieu « Apprendre ... Oui, mais comment ? »
"J’ai connu le bonheur d’entraîner pendant quelques années des équipes amateurs. Quelques souvenirs impérissables m’ont démontré la valeur de l’épreuve pour élever sa conscience.
J’ai eu à m’occuper de jeunes, qu’une éducation déficiente et souvent douloureuse avait conduits en foyer social. Ni meilleurs ni pires que l’adolescent moyen, ils souffraient néanmoins d’un sentiment d’exclusion, exacerbé par les regards de défiance à la dérobée de la population locale. Ils subissaient même parfois des « biens pensant », une franche hostilité, comme si la détresse dans laquelle ils se trouvaient, les rendait responsables, voire coupables, de je ne sais quel crime ! Paradoxalement, la misère dérange plus ceux qui l’observent que ceux qui la vivent…
Le premier jour d’entraînement a toujours été pour moi, un moment crucial. Premiers regards, premiers mots et plus essentiel encore, premiers gestes. L’entraîneur, le transmetteur du savoir, celui qui prétend donner l’exemple, celui qui initie, celui que l’on doit respecter, croire, celui qui nous engage sur la voie…Celui là
doit être à la hauteur de sa tâche et de ses exigences. Il est d’abord un homme de geste car bien avant que le cri ne manifeste la parole, avant que le verbe ne chute dans le mot, le geste fût l’archétype de l’incarnation du verbe, langage primordial que tous doivent comprendre et entendre avec le coeur. Je ne peux oublier cet instant d’angoisse, où chaque geste, chaque mot, chaque regard doit refléter l’authenticité, la force de mon engagement et de mon serment.
Pour le reste, il serait bon que les éducateurs fassent preuve de plus d’humilité quant à ce qu’ils prétendent apprendre tant il est incontestable que certains joueurs viennent au monde avec un don qu’aucun entraîneur ne saurait jamais transmettre. La capacité à produire du beau vient du parfait, pas de l’homme.
Je disais donc que je donne bien plus que quelques heures de mon temps, je donne ma vie. Je me transforme en jardinier qui tantôt désherbe le mauvais geste, tantôt arrose des graines destinées à devenir les plantes que la vie appelle. Je sème, plante, récolte, déplace, replace, je veille. Je suis un serviteur de l’harmonie. Quand, sous mon regard émerveillé, les virtuoses de la balle offrent une symphonie que l’amour dirige, je sens monter en moi des larmes de bonheur. Je deviens le témoin de l’union, témoin de l’humanité devenue Une et Indivisible, témoin d’un miracle.
Il m’est trop souvent arrivé, avec ces adolescents à la personnalité fragilisée, d’avoir à arbitrer des conflits sur lesquels planait en prédateur, le spectre de la haine, séductrice implacable usant de son arme favorite, la division. Un jeune garçon, déjà plus marqué par la vie que bien des hommes, répondait au nom de Bastien. Son jeu était comme lui, impulsif, généreux, créatif, les hommes sont comme ils jouent. Bastien venait de subir une injustice flagrante, doublée d’un coup qui l’avait mis si hors de lui, qu’un flot ininterrompu d’injures jaillit du fond de sa douleur. Dire que sa réaction était la bonne serait valider la vengeance. Le temps n’était pas à la polémique, il importait pour moi que l’épreuve fasse grandir. Fusse dans une apparente douleur, il fallait que le conflit serve et l’agresseur, et l’agressé. Il est plus facile de se faire un ennemi que de finir par se faire aimer de lui.
Je pris Bastien à part et lui glissais à l’oreille des mots inspirés par l’urgence. Notre échange, je devrais dire à cet instant, notre communion, fut brève mais si intense qu’elle lui donna assez de courage et de confiance pour présenter des excuses à celui là même qui l’avait agressé. Bastien s’est présenté la main offerte et le coeur dedans pour rétablir la paix. Celui qui l’avait agressé fut aussi désarçonné que surpris par cette démarche. Leurs regards se sont croisés, leurs silences se sont parlés, ces deux adolescents ont grandi, et leur conscience s’est éveillée à la force du pardon, bien plus grande que la puissance de la haine.
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la paix est le fruit d’un âpre et noble combat, pour parvenir à rétablir l’équilibre entre des forces antagonistes qui jettent le trouble et la confusion dans nos coeurs. Cette énergie me met en état d’urgence. Il me faut alors à tout prix réparer, soigner la blessure, la fracture qu’engendre le sentiment de haine.
Cette expérience n’est pas unique, loin s’en faut et nombre d’éducateurs pourraient vous en conter de plus belles encore si l’on passait plus de temps à montrer ce qui unit au lieu de monter en épingle ce qui divise. J’ai eu, dans un registre analogue, la joie intense d’entraîner l’espace d’une demie saison, un club de la banlieue parisienne, des seniors24, où un condensé de personnalités très fortes et au passé déjà très lourd, venait « s’affronter » sur la pelouse. Le rituel de mise en confiance du premier jour était toujours le même : montrer par le geste que je n’étais pas un imposteur. Il s’agissait d’un club de district du Val d’Oise. Les débuts sont souvent difficiles, mais après quelques séances et quelques matchs, j’obtins qu’aucun joueur ne pénétra dans l’enceinte du stade la cigarette à la main, qu’aucun ne profère d’injure sur le terrain et qu’aucun ne soit jamais en situation de mériter un avertissement.
Lors de chaque rencontre, je mettais mon plus beau costume du dimanche pour les honorer comme le ferait l’entraîneur d’un club professionnel. Je considérais qu’ils méritaient encore plus que je fusse digne de l’effort qu’ils allaient produire. Effort physique, mais bien plus encore, combat contre eux-mêmes, pour vaincre des tendances qui les incitaient à des comportements que je jugeais inacceptables sur le rectangle vert.
Nous étions premiers à la mi-saison, sept avaient arrêter de fumer et plus encore, apprenant que la rémunération qui m’était versée ne couvrait pas mes frais de déplacement - je parcourais 300km pour les entraîner -, ils proposèrent de m’abandonner leurs primes de match ! Comment ne pas être bouleversé par tant de noblesse, de générosité et de grandeur ? Sont-ils nombreux, les chefs d’entreprises qui se voient offrir, par leurs employés, leurs salaires pour continuer à diriger leurs entreprises ? A l’inverse, combien de chefs d’entreprises sont prêts à tout donner pour veiller à l’harmonie de leur équipe ? Les lois du marché économique dictent leurs règles. Règles fluctuantes qui déstructurent les bases les plus élémentaires de la vie en communauté. Chacun pour soi sans même Dieu pour tous.
Une équipe de football est comme l’humanité, Une dans son essence, multiple dans son apparence. Veiller les uns sur les autres, être à l’écoute les uns des autres. L’équilibre est à ce prix. Le collectif, n’est pas du « collectivisme », c’est la volonté de mettre chaque note en correspondance avec celle qui la fait résonner le mieux. Vaste entreprise mais si passionnante qu’elle est ma raison de vivre… A l’heure où les sociétés dans lesquelles nous vivons accouchent d’individus continuellement frustrés de leurs rêves, le terrain de football permet à chacun d’évoluer à sa meilleure place : celle où il se sent le mieux.
Combien sont-ils ces avocats qui rêvent d’être potiers, ces médecins d’être comédiens, ces comédiens de devenir charpentiers ? Qui et quand leur a-t-on donné la chance d’évoluer à leur poste, selon leur nature profonde ? Trop rarement, car si tel était le cas, le monde tournerait aussi rond qu’un ballon.
Ce monde est peuplé de gardiens de but, de défenseurs, de milieux, d’attaquants, d’arbitres, de soigneurs. Ce monde est foot !"
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